Sevgül Uludağ
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Sevgül Uludağ |
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Sevgül Uludağ (prononciation turque : [ˈuɫudaː]), née le 15 octobre 1958, est une journaliste chypriote turque, ainsi qu'une militante pour la paix et l'égalité des sexes.
Née à Nicosie en 1958[1], Uludağ travaille dans une banque, puis comme correctrice, avant de devenir journaliste en 1980[1].
En tant que journalisme d'enquête, elle joue un rôle déterminant dans la divulgation d'informations sur des milliers de Chypriotes disparus lors du conflit ayant abouti à la séparation de l’île en deux Etats distincts[2]. Chypre, gouvernée par les Britanniques, ayant succédé aux Ottomans à partir de 1878, a obtenu son indépendance en 1960. Mais dès 1964, des violences conduisent à l'arrivée de forces de maintien de la paix de l'ONU et au début de la partition de facto de l'île[2]. Cette partition devient officielle en 1974, après l'invasion de l’île par la Turquie à la suite d'un coup d'État mené par la Grèce visant à réunifier cette île avec la Grèce[2]. Ces combats et cette partition provoquent des déplacements massifs de Chypriotes grecs et de Chypriotes turcs[2].
Outre la rédaction d’articles dans des journaux, elle écrit également plusieurs livres[1]. Ses différentes actions lui valent des menaces par des groupes néo-fascistes[1]. Elle remporte le Prix du courage dans le journalisme en 2008[1], devenant ainsi la première Chypriote à recevoir cette distinction[1],[3]. Elle cofonde deux ONG, Hands Across the Divide et le Women's Research Centre à Nicosie[4].
La militante et journaliste est proposée pour le prix Nobel de la paix en 2019 pour son travail sur les personnes disparues et les réfugiés sur l'île de Chypre[5], et s’exprime aussi très tôt pour une réunification de l’île, au delà des crispations identitaires[6].
