Sexage (sociologie)

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En sociologie, le sexage est une conceptualisation des « rapports sociaux de sexe » (du genre) élaborée par la sociologue féministe matérialiste Colette Guillaumin en 1978.

À la fin des années 1970, le mouvement féministe de la deuxième vague approche de ses dix ans et l'oppression des femmes a déjà été théorisée par d'autres, notamment par Christine Delphy qui dès 1970 affirmait que ce qui constituait les femmes en classe c'était l'appropriation de la force de travail des femmes dans le cadre du mariage[1].

Cependant, Colette Guillaumin note que le concept de force de travail a été développé pour décrire la situation des prolétaires et correspond à l'unique propriété dont il dispose pour vivre, et qu'il doit vendre sur le marché du travail. Cependant, contrairement aux prolétaires, les femmes ne disposent pas librement de leur force de travail. Ce qui les caractérise, ce n'est pas le seul accaparement de la force de travail mais un rapport d'appropriation physique direct du corps comme « machine-à-force-de-travail ». En cela, leur situation se rapproche plus des esclaves de plantation ou des serfs. C'est donc en référence au servage et à l'esclavage qu'elle forge le terme de « sexage »[2].

Deux formes d'appropriations

Références

Voir aussi

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