Seán Binder

plongeur, secouriste, humanitaire allemand From Wikipedia, the free encyclopedia

Seán Binder est un plongeur-secouriste et sauveteur en mer, humanitaire allemand. Il est connu pour être accusé par la Grèce d'espionnage, de trafic d'êtres humains et d'appartenance à une organisation criminelle, avec une vingtaine d'autres bénévoles humanitaires arrêtés à Lesbos, dont Sara Mardini, nageuse syrienne réfugiée en Allemagne, accusations réfutées par les ONG des droits humains comme étant sans fondement, les humanitaires ayant agi légalement et en lien avec les autorités grecques afin de sauver des vies. Tous deux avaient déjà passé 3 mois et demi en détention provisoire, en 2018.

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Seán Binder
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Après plus de sept ans de poursuites judiciaires devant les tribunaux grecs, le 15 janvier 2026, Seán Binder, Sara Mardini et tous les autres accusés de l'ancien Emergency Response Centre International sont acquittés de toutes les accusations de crime.

Biographie

Seán Binder est le fils d'une mère alllemande, et a vecu à Castlegregory, dans le comté de Kerry en Irlande depuis l'age de cinq ans[1].

En 2017, ému par la publication de la photographie d'Alan Kurdi, il devient bénévole dans des associations d'aide aux réfugiés, en particularité pour le sauvetage en Méditerranée. Son activité consiste à repérer et secourir les embarcations en détresse[2].

Sara Mardini, réfugiée syrienne elle même passée par la Méditerranée, devient également bénévole dans des associations d'aide aux réfugiés, en particularité pour le sauvetage en Méditerranée. Tout comme Sean Binder, son activité consiste à repérer et secourir les embarcations en détresse[3],[4],[5].

Le 21 août 2018, sur l'île de Lesbos, en mer Egée, alors qu'il est en mission pour l'ONG grecque ERCI (Centre international d’intervention d’urgence), Seán Binder est arrêté et emprisonné. Ainsi que 23 autres militants et bénévoles humanitaires, dont la nageuse syrienne Sara Mardini, il est accusé d'espionnage, de trafic d’êtres humains, de violation de secrets d’État, de blanchiment et d'appartenance à une organisation criminelle. Après plus de trois mois de détention préventive, ils sont mis en liberté sous caution le 5 décembre 2018 et encourent 15 à 25 ans de réclusion[6],[5].

Selon les associations de défense des droits humains, il s'agit d'une tentative de criminalisation des associations de l'aide aux réfugiés et les chefs d'accusation sont grotesques[4],[2]. Amnesty international affirme que le seul crime des accusés est d'avoir tenté de sauver des vies[6]. Les responsables d'ERCI affirment avoir toujours coopéré avec Frontex et travaillé en toute légalité, en coopération avec les autorités grecques, et différentes ONG dénoncent une criminalisation de l'aide humanitaire[7],[8]. HRW déclare les accusations « sans fondement »[9].

Le procès des volontaires de l'ONG prévu le 18 novembre 2021[10], est ajourné et reporté à janvier 2022[11]. Seán Binder et Sara Mardini encourent 25 ans de réclusion. Seán se dit traumatisé et effrayé de retourner en prison[12],[13]. Selon lui, s'ils étaient d'aussi dangereux criminels que ce qui leur est reproché, ils ne seraient pas laissés en liberté si longtemps, tandis que les délais très longs dans l'attente de procès ont pour effet de refroidir les autres ONG ayant pour objectif de porter secours à des personnes risquant la noyade en mer Méditerranée[11].

Selon un rapport du Parlement européen, cette affaire judiciaire est « la plus grande affaire de criminalisation de la solidarité en Europe »[14].

La procédure pour « espionnage » est annulée le 13 janvier en raison de vices de procédure, comme demandé aussi bien par la défense que par le procureur. La procédure pour « trafic de migrants », distincte, etait en revanche toujours en cours d’instruction[15].

Après plus de sept ans de poursuites judiciaires devant les tribunaux grecs, le 15 janvier 2026, Séan Binder, Sara Mardini et tous les autres accusés de l'ancien Emergency Response Centre International sont acquittés de toutes les accusations de crime[16]. « Tous les accusés sont acquittés des accusations » parce que leur but n’était « pas de commettre des actes criminels mais de fournir une aide humanitaire », déclare le juge Vassilis Papathanassiou devant le tribunal. Séan Binder et Sara Mardini sont présents lors de l’acquittement, Sara Mardini affirmant « Sauver des vies humaines n’est pas un crime. » et « Nous n’avons jamais rien fait d’illégal parce que si aider les gens est un crime, alors nous sommes tous des criminels. » L'avocat des accusés qualifie la longue durée des mises en accusation d'« inacceptable » et déclare que l'objectif d'une telle action en justice "était de criminaliser l'aide humanitaire et d'éliminer les organisations humanitaires"[17],[18].

Lien externe

Notes et références

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