Shahr-e Gholghola
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Shahr-e Gholghola est une ancienne ville forteresse afghane proche de Bâmiyân. Considérée comme la capitale islamique du territoire, elle est perchée sur une colline à 2 600 mètres d’altitude, dans la vallée de Bâmiyân.
Construite au VIe siècle, la ville fut le théâtre du siège de Bâmiyân en 1221, lors de la guerre opposant les Mongols à l'Empire khwarezmien[1]. Mutukan, petit-fils favori de Gengis Khan, fut tué lors de la bataille. Ce décès conduisit au massacre des habitants de la région par les Mongols, donnant alors à la ville son surnom de Cité des cris[2].
En 2019, le site est dynamité par un groupe djihadiste. Il fut régulièrement pillé et est depuis menacé par l'érosion en raison du réchauffement climatique, les pluies étant plus fortes. Le site menace de s’effondrer[3].
Construction

La ville est divisée en plusieurs quartiers reliés entre eux par des remparts.
Ces quartiers sont composés de terrasses successives sous lesquelles sont aménagées des caves qui étaient utilisées comme entrepôts, citernes ou même habitations. Certaines de ces terrasses sont soutenues par des murs de soutènement mais la plupart épousent la topographie du site.
A l'ouest, un grand ensemble résidentiel surplombe la vallée avec en son centre une cour de 4 îwâns.
Archéologie
En 2013, l'UNESCO missionne la Délégation archéologique française en Afghanistan afin d'y faire des sondages et des fouilles, avant que le Conseil international des monuments et des sites y commence un travail de restauration.
En 2014, des fouilles sont organisée à l'ouest de la ville. Elles mettent au jour un rempart de 2 mètres d'épaisseur, reliant plusieurs tours de défense.
En 2015, une troisième mission a pour vocation de poursuivre les relevés de 2014 et d'étudier les céramiques mises au jour. Celles-ci datent principalement de la fin du XIIe siècle, début du XIIIe siècle, le matériel le plus ancien datant de la fin du Xe siècle.