Sharon Matola

biologiste et environnementaliste américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Sharon Matola, née le et morte le , est une biologiste et environnementaliste bélizienne d'origine américaine. Elle est la directrice et la fondatrice du zoo du Belize et du Tropical Education Center, le tout premier zoo du Belize créé en 1983 pour protéger la faune locale.

Faits en bref Directrice générale Zoo du Belize, Naissance ...
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Biographie

Sahron Matola est née à Baltimore, dans le Maryland, le [1]. Son père est directeur commercial chez National Brewing Company (en) et sa mère assistante administrative. Dès son plus jeune âge, elle montre un grand intérêt pour les animaux et se soucie de leur bien-être[1].

Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, Matola s'enrôle dans l'armée de l'air américaine, où elle suit une formation à la survie dans la jungle. Elle étudie ensuite le russe à l'université de l'Iowa avant d'être transférée au New College of Florida à Sarasota, en Floride, où elle obtient une licence de biologie en 1981[1]. Pendant ses études, elle étudie la taxonomie des poissons lors d'un voyage au Belize ainsi que le comportement des grands fauves en étant assistante d'un dompteur roumain dans un cirque[2]. Elle poursuit des études supérieures en mycologie à l'université de Floride du Sud, à Tampa. Pour pouvoir voyager et étudier les champignons après l'université, elle devient danseuse dans un cirque itinérant mexicain, dans l'espoir de pouvoir mener des travaux de terrain pendant la journée avant de travailler le soir. Connaissant son expérience passée, le cirque lui propose de réaliser le spectacle de dompteur de fauves avec des lions[1],[2].

Fondation du zoo du Belize

Son travail au Mexique attire l'attention du cinéaste Richard Foster, qui l'engage en 1982 pour s'occuper de 20 animaux utilisés dans le cadre du tournage d'un documentaire sur la faune sauvage. Une fois le tournage terminé, c'est à elle qu'il incombe de décider du sort de ces animaux, désormais habitués à la présence humaine et incapables de survivre dans la nature[2].

Sharon Matola en 1988.

Sur un coup de tête, elle décide de s'occuper des animaux en créant le zoo du Belize, accroche des panneaux sur la route, demande à un restaurant voisin d'inciter ses clients à visiter le zoo et attend de voir qui se présenterait[1]. Elle s'est vite rendu compte que ce que les Béliziens savaient à l'époque de la faune du Belize relevait souvent plus du mythe que de la réalité et qu'ils n'avaient pas conscience que la destruction de la forêt tropicale menaçait les populations animales du Belize[3]. Avec la bénédiction du gouvernement bélizien, qui ne pouvait offrir aucun soutien financier, elle commence à collecter des fonds auprès d’organisations environnementales afin de construire et de soutenir le zoo ; et cherche à sensibiliser la population à la richesse de la faune bélizienne et à la détérioration de l'habitat du pays[4]. C'est le tout premier zoo du Belize[2]. La population la surnomme « Zoo Lady » et elle obtient la nationalité bélizienne en 1990[2].

En 1996, le zoo abrite plus de 125 espèces indigènes[5]. Le chanteur-compositeur Jimmy Buffett et l'acteur Harrison Ford sont devenus des soutiens du zoo[1],[2]. Avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe en 2020, le zoo attire 75 000 visiteurs par an, dont la moitié sont des Béliziens[1], et en , il abrite 190 animaux représentant 45 espèces indigènes du Belize, notamment le tapir, le jaguar, le singe-araignée, le coati, l'ara rouge, le jabiru et deux espèces de crocodiles[1]. Le personnel du zoo compte 58 personnes avant la pandémie, mais ce nombre est tombé à 32 en , alors que la pandémie faisait rage[1].

Grâce à son travail au zoo, Matola devient connue comme la « Jane Goodall des jaguars »[1] et la « Jane Goodall du Belize »[6]. Le zoo est finalement rebaptisé Belize Zoo and Tropical Education Center Zoo et centre d'éducation tropicale du Belize »)[1], reflétant ainsi sa mission qui consiste à sensibiliser le public à la faune sauvage du Belize[5].

Autres travaux

Sharon Matola lors d'une émission radio en 2009.

Matola est consultante pour le tournage du film Mosquito Coast, sorti en 1986, ce qui a attiré l'attention d'Harrison Ford sur elle et le zoo. L'acteur devient un de ses soutiens[1].

Elle se bat sans succès pour empêcher la construction du barrage de Chalillo dans le district de Cayo. Celui-ci est construit entre 2002 et 2005. Son combat est raconté dans le livre publié en 2008 par Bruce Barcott, intitulé The Last Flight of the Scarlet Macaw: One Woman's Fight to Save the World's Most Beautiful Bird Le dernier vol de l'ara rouge : le combat d'une femme pour sauver le plus bel oiseau du monde »)[1].

Matola commence à collaborer avec la BFBS Radio en 1992, en lançant une série populaire sur la faune sauvage intitulée Walk on the Wildside, dans laquelle elle explore la vie de la flore et de la faune du Belize. Elle anime également une émission de radio hebdomadaire consacrée au rock and roll, diffusée depuis Airport Camp, le quartier général de l'unité d'entraînement et de soutien de l'armée britannique au Belize (BATSUB), à Ladyville, jusqu'en , date à laquelle le gouvernement britannique ferme le camp[7].

Elle écrit également des livres pour enfants mettant en scène le personnage de Hoodwink the Owl, un hibou[1].

Vie privée

Son mariage avec Jack Schreier s'est soldé par un divorce et elle n'a jamais eu d'enfants. Elle vit dans l'enceinte du zoo. Son animal préféré était la Harpie féroce[1].

Elle meurt d'une crise cardiaque au St. Luke’s Hospital à Belmopan, le , à l'âge de 66 ans[8].

Publications

Sharon Matola écrit et coécrit plusieurs livres[9] :

  • (en) Hoodwink the owl, Macmillan Caribbean, 1988, livre jeunesse, 32 p. (ISBN 978-0333475638)
  • (en) A Field Guide to the Snakes of Belize, Belize Zoo & Tropical Education Center, 1996, guide d'hérpétologie, 147 p.
    Écrit avec Tony Garel.
  • (en) Hoodwink the Owl Meets Mac the Macaw, 2000, livre jeunesse, 38 p. (ISBN 978-9768111593)
  • (en) The Story of Junior Buddy: Our Belizean Treasure, BRC Printing Ltd., 2010, livre jeunesse, 31 p.
  • (en) Tambo the Tapir Tells His Tale, 2012, livre jeunesse, 34 p.

Notes et références

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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