Shekinah Rodz
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Shekinah Rodz, née le à Springfield (Massachusetts), est une musicienne américaine d'origine portoricaine — multi-instrumentiste (saxophone, flûte, percussions) et chanteuse, poétesse, active principalement dans le jazz[1].
Springfield (Massachusetts), États-Unis
| Naissance | Springfield (Massachusetts), États-Unis |
|---|---|
| Nationalité | |
| Période d'activité |
2002 – présent |
| Instrument |
Saxophone, flûte, percussions |
|---|---|
| Genre artistique |
Jazz, R&B, musique afro-américaine |
Biographie
Jeunesse et formation
Ses parents originaires de la ville de Ponce à Puerto Rico, Shekinah Rodz née le à Springfield dans le Massachussetts aux États-Unis. Son père était pasteur dans une église. Elle passe là-bas sa petite enfance jusqu’à ce que sa famille décide de retourner s’installer dans l'archipel de Porto Rico à Caguas.
Formation musicale
C’est à l’âge de 4 ans qu’elle commence la musique en chantant comme soliste dans l’église de son père. À 7 ans, elle devient la chanteuse principale du groupe "King's Kids of Puerto Rico", une formation mêlant chant et chorégraphies, qui effectue des tournées à travers l’île et contribue à développer chez elle une solide discipline artistique, notamment dans le domaine de la danse. Avec "King's Kids", Shekinah participe aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, où elle présente des danses contemporaines portoricaines lors de l’événement Target World.
À l’âge de 11 ans, elle intègre la célèbre école "Escuela Libre de Música Antonio Paoli" de Caguas, où elle étudie le solfège tout en apprenant le saxophone, la flûte, la clarinette, le piano ainsi que les percussions.
Après l’obtention de son diplôme, elle intègre le Conservatoire de musique de Porto Rico. Elle est remarquée par Branford Marsalis, qui l’encourage à poursuivre une carrière dans le saxophone classique.
Carrière artistique
Formation et immersion aux États-Unis
Après l’obtention de son bachelor en saxophone classique, Shekinah Rodz poursuit un master en jazz à l’Université d’État de Géorgie. La ville d’Atlanta devient rapidement son lieu de résidence ainsi qu’un véritable catalyseur dans l’évolution de sa carrière musicale.
Le saxophoniste David Sánchez alors artiste en résidence la prend sous sa tutelle ; elle suit son enseignement pendant deux ans.
Étudiante à plein temps, elle se produit dans des églises baptistes à travers l’État de Géorgie, ce qui lui permet de s’immerger dans la culture Gospel, Blues et Jazz du sud des États-Unis. Rodz occupe également le poste de premier saxophone alto et assure des doublures au sein du GSU Jazz Band, formation qui a collaboré avec le légendaire Slide Hampton, David Sánchez et Mike Holober, entre autres.
Multi-instrumentiste, Shekinah Rodz tourne et enregistre avec la chanteuse américaine, lauréate d’un Tony Award et de deux Grammy Awards, Jennifer Holliday. Elle collabore également avec plusieurs musiciens réputés de la scène d’Atlanta, notamment dans les milieux du R&B et du jazz, tels que Sonny Emory, Daniel Moore, Melvin Jones, Dré Bowman et Emmett Goods.
En 2008, elle est nommée directrice pédagogique de l'Institut CanZion à Atlanta, où elle contribue à la formation et à l’encadrement de jeunes musiciens au sein de cette institution dédiée à l’enseignement des musiques actuelles et du gospel.
Installation en France et carrière internationale
En 2010, souhaitant donner une nouvelle orientation à sa carrière musicale et enrichir son expérience internationale, Rodz s’installe en France pour étudier et jouer à travers l’Europe[1],[2]. Elle participe alors à des festivals de jazz et à des concerts privés en Angleterre, en Suisse, en Israël, en France[3],[4] ainsi qu’au Jazz in Marciac[5]. , en Grèce, en Espagne, en Martinique[6], ainsi qu’aux États-Unis.
Rodz a participé à plusieurs des plus célèbres festivals de jazz en Europe, notamment Jazz in Marciac et le Festival de jazz de Saint-Sébastien, aux côtés de Nicholas Payton, Bill Stewart et Vicente Archer.
En tant que compositrice et chanteuse, Shekinah Rodz présente également ses nouvelles œuvres au Saint-Émilion Jazz Festival, où elles sont accueillies avec succès.
Projets et identité artistique
En collaboration avec la ville du Haillan, l’Afro Boriken-Jazz et le directeur musical Olivier Gatto, son projet « Spiritual Warriors Orchestra » [7],[8] propose une approche multiculturelle inscrite dans la tradition de la Black American Music (BAM). Réunissant des musiciens issus de diverses cultures et reconnus pour leur expertise, tels que Sam Newsome (saxophone soprano), Terreon Gully (batterie), Olivier Gatto (contrebasse), Doo Kingue (guitare), Dimitris Sevdalis (piano), Tito Matos (percussions, chant), Frantz Flereau (percussions), ainsi que Rodz elle-même à la flûte, aux saxophones, au chant et à la composition, ce groupe se distingue par son caractère unique.
Par ailleurs, elle collabore avec le compositeur et flûtiste français Christophe Dal Sasso, notamment dans le cadre de concerts et projets présentés en France, où elle intervient comme saxophoniste et flûtiste invitée[9],[10],[11],[12]. Dans le projet Spirit of Three, elle écrit l’ensemble des paroles, conçues sous forme poétique et interprétées en version chantée.
Le mélange singulier des styles Charanga et Fulani dans son jeu de flûte, les influences du jazz, du R&B et de la musique latine dans son interprétation vocale, ainsi que l’ampleur de son son aux saxophones et sa capacité à naviguer entre différents genres musicaux constituent des traits distinctifs et complémentaires de l’identité artistique de Shekinah Rodz.
Style musical
Shekinah Rodz développe une identité artistique ancrée dans la Black American Music (BAM), qu’elle nourrit de ses racines caribéennes et d’une sensibilité spirituelle héritée de son milieu baptiste. Son approche s’inscrit dans la continuité de la tradition de l’improvisation afro-américaine, rendant hommage à des figures majeures telles que John Coltrane, Pharoah Sanders, George Adams et Arnett Cobb.
Son univers musical se caractérise par une recherche d’intensité expressive, mêlant improvisation, poésie et dialogue interculturel. À travers ses projets collectifs, elle propose une esthétique où mémoire et modernité se rencontrent, affirmant une vision humaniste et fédératrice de la musique.