Shimeji

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Autre(s) nom(s) Hon-Shiméji, Daikoku-shiméji
Lieu d’origine Japon
Place dans le service Légume
Ingrédients Champignons
Vrai Shimeji
Description de cette image, également commentée ci-après
Shiméji sauvage (本当のホンシメジ) Niigata, Japon.
Autre(s) nom(s) Hon-Shiméji, Daikoku-shiméji
Lieu d’origine Japon
Place dans le service Légume
Ingrédients Champignons
Champignons cultivés communs au Japon, dans le sens des aiguilles d'une montre depuis la gauche : énokidaké Flammulina velutipes, Hypsizygus tessellatus buna-shimeji, bunapi-shimeji, éringi Pleurote du Panicaut et Shii-také Lentinula edodes (devant).
Lyophyllum shimeji de culture
Bunapi (Hokto Corp.)

Shimeji (シメジ, 占地,:湿地?) est le nom japonais natif pour désigner :

  1. au sens strict, une espèce de champignon endémique, le hon-shimeji. Lyophyllum shimeji (Kawamura) Hongo[1] ;
  2. au sens large, un groupe de champignons comestibles appréciés en Asie de l'Est, mais que l'on récolte également dans les bois en Europe sous différents noms de genre : Tricholoma, Lepista et Lyophyllum[2], Hypsizygus.

Le chef de file de ce label gastronomique est le Hon-shimeji. Cette espèce appartient à la trinité des meilleurs champignons de la gastronomie japonaise, avec le matsutaké et le shiitaké. Si la primauté est concédée au matsutaké pour sa fragrance, L. shimeji est généralement considéré comme le plus savoureux de tous les champignons.

Le Lyophyllum shimeji vient à terre, solitaire ou grégaire et alors en lignes ou en cercles[3].

Son chapeau mesure de 2 à cm de diamètre, hémisphérique puis étalé, à cuticule d'un gris plus ou moins clair (blanchi à la lumière en vieillissant), à brunâtre et marge enroulée. La chair est blanche, ferme, douce. Les lames sont serrées, blanches à jaunâtre ou grisâtre, émarginées à l'insertion sur le pied, ou adnées-décurrentes[4].

Son pied, de couleur blanche, est de 4 à 10 cm de hauteur et de 0,5 - cm d'épaisseur. Il est généralement épaissi à la base.

La sporée est blanche. Les spores arrondies et hyalines mesurant entre 4 et µm.

Le shimeji est un champignon mycorhizique difficile à cultiver.

Étymologie et taxonomie

Il y a deux interprétations différentes (homophones) pour ce terme collectif japonais[5] désignant les tricholomes et les lyophyllae. Pour certains savants, il signifierait « qui occupe le terrain » et doit s'écrire 占地, pour d'autres il veut dire « sol mouillé » et se transcrit donc 湿地 en kanjis[6].

Quelle que soit la bonne étymologie, le terme phonétique shiméji シメジ était à l'origine appliqué par les ramasseurs au tricholome agrégé (Lyophyllum aggregatum) avant de devenir un terme collectif pour les espèces du genre Tricholoma au sens large. On le retrouvera donc souvent combiné à une épithète, comme « Shiméji à mille tiges pour Lyophyllum fumosum (cinerascens), « shiméji blanc » pour Tricholoma album, « shiméji jaune » pour T. flavovirens, et « shiméji violet » pour T. nudum (Lepista).[7]

Lyophyllum aggregatum = decastes ハタケシメジ Hataké-shiméji, Osaka

Hon shiméji 本占地、ホンシメジ « Vrai Shiméji ». Rokuya Imazeki a choisi ce nom en remplacement de shimeji, ce dernier terme étant source de confusion avec le sens collectif de Lyophyllum aggregatum et L. cinerascens, confusion aggravée par l'arrivée du Buna-shiméji (Hypsizygus tessulatus) sur le marché des espèces cultivées.

Enfin, il faut ajouter les noms vernaculaires synonymes en usage dans les départements de Hyôgo et Niigata : Daikoku-shiméji 大黒占地、ダイコク・シメジ. Daikoku est l'un des fameux sept Dieux du Bonheur, habituellement représenté comme gras et ventripotent, comme le pied ventru du champignon[8].

Espèces cultivées

Plusieurs espèces sont vendues en tant que shimeji, qui sont toutes saprophytes excepté le vrai shimeji, Lyophyllum shimeji.

Mycorhize

Buna shiméji 1791 France sub nom (Basionymus) Agaricus tessulatus.

Hon-shimeji (ja:ホンシメジ), Lyophyllum shimeji. La méthode de production de ces champignons est l'objet de brevets par certains groupes industriels[9], et est disponible auprès de certains producteurs japonais[10],[11].

Saprophytes

Description des récoltes italiennes et canadiennes (sauvages)

  • Chapeau 4-12 cm, convexe puis étalé, humide, glabre, lisse, distinctement tessellé et guttulé par l'humidité au centre ou vers la marge, hygrophane, blanchâtre à chamois, crème rosâtre à brunâtre.
  • Lames adnées à sinuées, avec des filets sur le haut du pied, larges, interveinées, serrées à subespacées, intercalées de lamellules, subconcolores au chapeau.
  • Sporée blanchâtre. Spores globuleuses à subglobuleuses, lisses, hyalines, non amyloïdes, 4-5(6) X 3,5-4,5 µm.
  • Chair ferme et épaisse, mais tendre, blanche sordescente à chamois rosâtre, odeur agréable, légèrement anisée ou fruitée, saveur douce et fongique.
  • Pied 4-15 X 0,4-cm, parfois excentré, subégal, parfois radicant, souvent courbe, très ferme, plein, pruine blanche à l'apex, lisse vers la base, blanchâtre.
  • Assez rare en Europe, vient en touffes denses sur bois vivant ou pourri de feuillus, en été-automne.
  • Au Canada, surtout sur peupliers et érables à sucre, ou parfois sur bouleaux.

Variétés cultivées au Japon

Il s'agit d'un excellent comestible, cultivé à grande échelle au Japon depuis 1972 sous le nom de Bouna-shimédji.

La culture du Buna-shimeji a été brevetée par Takara Shuzo Co., Ltd. en 1972 en tant que « hon-shimeji » et la production industrielle de ce champignon a commencé en 1973 au Japon[14]. De nos jours, plusieurs sous-espèces sont cultivées et vendues fraîches sur les marchés.

Ces deux espèces sont parfois aussi vendues sous le vocable hon-shimeji.

Cuisine

Notes et références

Liens externes

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