Shireen Abed effectue des études de médecine et se spécialise en pédiatrie, plus particulièrement en néonatalogie. Elle devient la responsable de l'unité de soins intensifs en néonatalogie à l'hôpital Nasser dans la ville de Gaza. Elle est de plus la directrice du centre de maternité du complexe médical Al-Shifa, qui se situe également à Gaza[1].
En 2021, Shireen Abed contribue à un programme de recherche financé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la qualité des soins précoces aux nouveau-nés (SEPN), soins prodigués dans les maternités publiques par le ministère de la Santé à Gaza. Elle mène également des recherches complémentaires, axées principalement sur l’impact du conflit armé sur la santé maternelle et néonatale et le poids de naissance dans la bande de Gaza[2]. Elle écrit ainsi de 2016 à 2019 des articles et contributions scientifiques sur les traumatismes physiologiques dus à la guerre, affectant la santé des bébés en néonatalogie, et sur les soins à prodiguer à des nouveau-nés incapables d'exprimer ce qu'ils ressentent et ont ressenti pendant la période d'imprégnation[3].
Shireen Abed déménage lorsque son appartement est bombardé après le début de la guerre à Gaza en 2023[4]. Elle continue alors à travailler comme accoucheuse et à soigner des enfants dans les camps de réfugiés de la bande de Gaza[5]. Elle met aussi en place des protocoles d'urgence pour fournir des traitements vitaux aux bébés malgré les très faibles ressources, et les enseigne aux autres médecins[4].
Elle fait partie des 100 femmes de la BBC distinguées en 2024 pour leur rôle éminent et leur influence dans le monde[4].