Shmuel Tamir

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GouvernementBegin I
PrédécesseurMenahem Begin
SuccesseurMoshe Nissim
Législature1965-1969
Shmuel Tamir
Illustration.
Shmuel Tamir en 1980.
Fonctions
Ministre de la Justice

(3 ans)
Gouvernement Begin I
Prédécesseur Menahem Begin
Successeur Moshe Nissim
Député à la Knesset
Législature 1965-1969
Groupe politique Gahal
Député à la Knesset
Législature 1969-1973
Député à la Knesset
Législature 1973-1977
Député à la Knesset
Législature 1977-1981
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Jérusalem, Palestine mandataire
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décès Herzliya
Profession avocat

Shmuel M. Tamir (en hébreu : שמואל תמיר, né sous le nom de Shmuel Katznelson[1] le 10 mars 1923 et mort le 29 juin 1987 à Herzliya[2]) est un combattant de la lutte pour l’indépendance d’Israël, avocat, et député à la Knesset. Après avoir combattu les Britanniques, il mène une carrière d’avocat. Il siège à la Knesset de 1965 à 1980, puis devient ministre de la Justice dans le premier gouvernement de Menahem Begin de 1977 à 1980. Ses options politiques non-conformistes l’ont conduit à siéger comme indépendant après plusieurs participations à des coalitions avec les partis de la droite nationaliste.

Né à Jérusalem, Shmuel Katznelson est le fils de Reuven Katznelson (membre de la légion juive, sergent de Joseph Trumpeldor à la bataille de Gallipoli) et de Batsheva Katznelson (députée à la Knesset). Parmi ses oncles se trouvent Joseph Katznelson, compagnon de Ze'ev Jabotinsky et un des deux chefs du service Immigration illégale de l’Irgoun, et Avraham Katznelson, un des signataires de la déclaration d’indépendance d’Israël ; Rachel Katznelson-Shazar, épouse de Zalman Shazar, troisième président d’Israël, est une de ses tantes.

Irgoun

Shmuel Katznelson rejoint l’Irgoun (Etzel) en 1938[1]. Il travaille à la radio Voice of Jerusalem, d’où il est renvoyé en 1944 quand son appartenance à l’Irgoun est découverte[1]. Après la déclaration de révolte de février 1944, il prend part à des opérations contre les Britanniques, dont notamment le 26 février 1944, une attaque à l’explosif sur un bureau des impôts à Jérusalem[3],[4],[1]. Il est ensuite chef du renseignement dans le même district. En 1946 il sert comme deputy commander, toujours dans le même district[1] et est responsable de l’unité de renseignement de l’Irgoun à Jérusalem.

Tamir en 1945 (deuxième à partir de la droite) avec d’autres prisonniers de l’Irgoun au camp de Gilgil (Kenya) ; à droite se trouve Meir Shamgar, futur président de la cour suprême d'Israël, et à gauche Dov Milman, futur député à la Knesset et ambassadeur.

Il est arrêté trois fois par les Britanniques, et en mars 1947, il est envoyé en camp au Kenya[5],[1] où il achève ses études de droit[1]. Dans le camp, il est superviseur, représentant des prisonniers auprès des autorités britanniques.

Carrière d’avocat

L’exil de Katzenelson s’achève le 12 juillet 1948, après la déclaration d’indépendance d'Israël[5], mais n’est pas mobilisé dans l’armée israélienne[1]. En arrivant en Palestine, il fait de son pseudonyme, Tamir (signifiant "grand et mince") son nom légal.

Comme avocat, il mène plusieurs campagnes et procès politiques célèbres, dont celle en rapport avec la mort de Yedidya Segal (une affaire de diffamation à propos du meurtre d’un jeune garde de l’Irgoun près d’Haïfa, en janvier 1948, affaire menée dans le cadre de la rivalité entre les travaillistes du Mapaï et les révisionnistes)[6], le procès Zerifin en 1953 où il défend le groupe Lohamei Malkhut Israël pour l’attentat à l’ambassade soviétique en février 1953[1]. En 1954, dans le procès Kastner, alors que son client, Malchiel Gruenwald, lui aussi révisionniste, est accusé de diffamation, il réussit à retourner l’affaire en mettant en accusation le plaignant, Rudolf Kastner, pour ses négociations avec Adolf Eichmann pendant la Shoah en Hongrie, là aussi dans le cadre d’une controverse politique nationale, et pour son témoignage en faveur du SS Kurt Becher qui lui évite un procès à Nuremberg. L’impact du procès dans l’opinion publique jusqu’à nos jours est énorme, il conduit à la dissolution du gouvernement Sharett I et influe fortement sur la campagne des élections législatives israéliennes de 1955.

En 1962, il défend en appel les studios Herzliya dont un documentaire montrant la répression violente d’une manifestation dans le village palestinien de Sumayil avait été censuré[1].

Carrière politique

Références

Liens externes

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