Shojaeddin Shafa
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Shojaeddin Shafa (Šoǧāʿ al-Dīn Šafā), né à Qom (Iran) le et mort à Paris le [1], est un écrivain, historien, journaliste et diplomate iranien[2].
Il a traduit Lamartine, Anna de Noailles, Victor Hugo, Chateaubriand, Musset, Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, Dante, Nietzsche, Goethe, Heine, Milton, Byron, etc.
Après des études littéraires à Téhéran, puis en France et en Italie, Shojaeddin Shafa commence une carrière de journaliste[3].
Nommé directeur de l'information par le Dr. Mossadegh en 1951[4], il devint quelques années plus tard vice-ministre de la Cour impériale, ambassadeur itinérant d’Iran pour les affaires culturelles, directeur-général de la Bibliothèque Pahlavi, secrétaire-général du Conseil culturel impérial et de l'Union internationale des iranologues[5].
Il suggère au Shah de célébrer le 2 500e anniversaire de la fondation de l’Empire perse. Il en sera responsable des événements culturels. À cette occasion, il fonde en 1971, avec Jacques Duchesne-Guillemin, Acta Iranica. Encyclopédie permanente des études iraniennes.
La construction d’une Bibliothèque nationale fut interrompue par la Révolution iranienne de 1979. La révolution ayant arrêté la réalisation du projet dans son ensemble, Shojaeddin Shafa accueillit favorablement au début des années 1980 la demande de l’Unesco et du Gouvernement égyptien de faire bénéficier la « Biblioteca Alexandrina » des études et rapports réalisés pour la Bibliothèque nationale d’Iran.
Au début des années 1970, il entreprend la publication d'une Encyclopédie culturelle de l’Iran : Le Monde d’Iranologie (Jahan Iranshenassi). Les cinq premiers livres (en un volume) parurent à Téhéran en 1976. Les événements de 1979 ne devaient pas permettre la publication des suivants. Un seul ouvrage verra le jour à Huelva (Espagne) en 2000, dans lequel il rappelle que la culture perse, entre autres, a influencé la culture de l’Espagne médiévale[6], et par-delà la culture en Europe.
En 1979, il trouve refuge en France ; il y a publié 13 ouvrages en 18 volumes. Son ultime ouvrage posthume, Moamaye Adian (L’Énigme des religions), est sous-titré : Recherches sur les religions monothéistes et sur l’origine divine du Coran.
Il meurt à Paris le [7] et est enterré au Cimetière du Montparnasse (division 3)[8].
Distinctions
- Commandeur des Arts et Lettres, 1961
- Palmes académiques, 1965
- Officier de la Légion d’Honneur, 1963
- Lauréat du Grand Prix Littéraire Impérial de l’Iran (1956) ; Lauréat du Grand Prix International de Florence (1971) pour sa traduction de la Divine Comédie de Dante ; Lauréat du Grand Prix Littéraire Impérial de l’Iran (1971) ; Docteur Honoris Causa de l’Université de Rome ; Docteur Honoris Causa de l’Université de Moscou ; Membre honoraire de l’Académie Royale d’Histoire d’Espagne ; Membre honoraire de la Société des Gens de Lettres de Paris ; Membre honoraire de l’Institut des Relations Culturelles d’Italie (IsMEO) ; Membre honoraire de l’Académie Hammer-Purgstall de Vienne[5].
