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Si Mohand Ou Mhand

poète kabyle From Wikipedia, the free encyclopedia

Si Mohand Ou Mhand (en kabyle : Si Muḥ(end) u Mḥend n At Ḥmaduc, ⵙⵉ ⵎⵓⵃⵏⴷ ⵓⵎⵃⵏⴷ ⵏⴰⵝ ⵃⵎⴰⴷⵓⵛ) est un poète kabyle de la confédération tribale kabyle des Aït Iraten, né en à Icheraiouen, à Tizi Rached en Algérie, et mort le à Ain El Hammam (anciennement Michelet).

Alias
Verlaine kabyle
Activité principale
Poète, philosophe
Faits en bref Alias, Naissance ...
Si Mohand Ou Mhand
Description de l'image Si_Mohand_U_Mohand.jpg.
Alias
Verlaine kabyle
Naissance
Icheraiouen
Décès (à 58 ans)
Michelet, Algérie française
Activité principale
Poète, philosophe
Auteur
Langue d’écriture Kabyle
Genres
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Le poète errant

L'œuvre de Si Mohand est directement inspirée de sa vie. Son enfance est placée sous le signe de la violence et de l'exil. Né dans une famille de la petite bourgeoisie musulmane de Icheriwen, il assiste à l'arrivée des troupes françaises du général Randon en Kabylie et à la destruction de son village. À la place, les Français construisent une ville fortifiée devenue Fort national (Larbaâ Nath Irathen).

Installé dans un hameau voisin, le jeune homme se destine ensuite au droit musulman. Mais la révolte de 1871 met un terme à ses projets. Son père est exécuté, son oncle déporté avec ceux qui deviendront les Kabyles du Pacifique en Nouvelle-Calédonie et sa famille dispersée.

Les Isefra

Déraciné et seul, Si Mohand devient un poète errant. Il emprunte à son expérience les thèmes de l'exil, de l'amour de sa terre natale, de l'amour et du destin[1]. Le poète aurait par ailleurs juré de ne jamais répéter deux fois le même poème, de sorte que seule la mémoire populaire a permis de conserver son œuvre[2].

Les Isefra (le mot signifie les « poèmes » en berbère, au singulier Asefru), ont été publiés sous forme de recueils à plusieurs reprises, notamment par Amar ben Said Boulifa en 1904, Mouloud Feraoun en 1960, Mouloud Mammeri en 1969 (et Larab Mohand Ouramdane au Maroc en 1997). D'autres poèmes de Si Mohand ont été recueillis et publiés à compte d'auteur à Alger en 2000 par Younes Adli.

Tombe du Barde à Asqif n Tmana

Un siècle après sa mort, une stèle est érigée à la mémoire du poète errant à Akbou (vallée de la Soummam).

Éditions

  • Amar ben Saïd Boulifa, Recueil de poésies kabyles, Alger, A. Jourdan, 1904, XCIII-555 pp.
  • Mouloud Feraoun, Les poèmes de Si Mohand, Éditions de Minuit, 1960.
  • Mouloud Mammeri, Les Isefra, Poèmes de Si Mohand-ou-Mhand, Paris, F. Maspero, 1969, 479 pp.
  • Si Mohand, Isefra, bilingue, choix, traduction du kabyle par Mouloud Mammeri, nouvelle édition enrichie d'une présentation par Tassadit Yacine, La Différence, « Orphée », 1994.

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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