Sibyle Veil

haute fonctionnaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

Sibyle Veil, née Petitjean le à Langres (Haute-Marne), est une haute fonctionnaire française.

Naissance
Nom de naissance
Sibyle PetitjeanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Présidente-directrice générale Radio France, depuis le 16 avril 2018 ...
Sibyle Veil
Sibyle Veil en 2018.
Fonctions
Présidente-directrice générale
Radio France
depuis le
Directrice déléguée chargée des opérations et des finances (d)
Radio France
-
Directrice du pilotage de la transformation (d)
Assistance publique – Hôpitaux de Paris
-
Conseillère technique (d)
Cabinet du président de la République française
-
Rapporteure publique
Section des finances du Conseil d'État
avril -
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Sibyle PetitjeanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
FonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Sébastien Veil (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
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Elle a été désignée présidente-directrice générale de Radio France le par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et reconduite pour un second mandat de 5 ans en par l'Arcom (nouveau nom du CSA).

Biographie

Famille

Sibyle Veil est née Sibyle Petitjean le à Langres. Son père est ingénieur, sa mère est psychologue. Elle a passé une grande partie de sa jeunesse à Dijon[1]. En 2006, elle épouse Sébastien Veil, petit-fils de Simone Veil[1],[2],[3]. Ils ont trois enfants[4].

Formation

Elle est diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d'un diplôme d'études approfondies en science politique[5] et ancienne élève de l'École nationale d'administration de la promotion Léopold Sédar Senghor (2004) (aux côtés, entre autres, d'Emmanuel Macron, Sébastien Proto, Amélie Verdier et Boris Vallaud[4])[6],[7],[8]. Elle est aussi titulaire d’un DEA de Politiques européennes, qu’elle a obtenu à l’université Paris III en 2000[9].

Carrière dans la fonction publique

Sortie parmi les premières de l'École nationale d'administration (ENA), elle choisit d'intégrer le Conseil d'État[1],[10], en tant qu'auditeur et puis maître des requêtes entre 2004 et 2007[5].

À l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, elle s'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy et participe à sa réflexion sur des sujets sociétaux comme l'environnement, la santé, la politique familiale et la condition féminine[11]. Intégrée à l'équipe du nouveau président, elle devient conseillère au cabinet du président de la République chargée du Travail, de la Santé et du Logement[12],[13]. Elle suit pendant trois ans, au côté de Raymond Soubie, les grandes réformes sociales du début du quinquennat (représentativité des partenaires sociaux, revenu de solidarité active…) et les négociations menées avec les partenaires sociaux (« Agenda social »).

AP-HP

En 2010, Mireille Faugère la fait entrer à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris[14] (AP-HP), où elle travaille avec Martin Hirsch sur un programme de transformation de ses 37 hôpitaux dans le contexte tendu des restructurations hospitalières[15]. Membre du comité de direction de l’établissement, directrice de la transformation, elle y anime la réflexion stratégique et y organise le déploiement de programmes de transformation dans les hôpitaux[16].

Radio France

2015 – 2018 : directrice déléguée chargée des opérations et des finances de Radio France.

Recrutée à Radio France pour remplacer Catherine Sueur à l'issue de la grève du printemps 2015, elle devient directrice déléguée chargée des opérations et des finances[17],[18] sous la présidence de Mathieu Gallet. Elle réhabilite la Maison de la Radio avec Sidonie Guénin, qu’elle nomme en Directrice de la réhabilitation[19],[20],[21].

2018 – 2022 : premier mandat en tant que Présidente Directrice Générale.

Elle devient présidente-directrice générale de Radio France le , à la suite du départ de Mathieu Gallet démis de ses fonctions par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)[22],[23]. Désignée en 2018, elle devient la première femme à obtenir ce poste depuis Michèle Cotta en 1981[24],[25]. Présenté en , son projet stratégique Radio France 2022 ,destiné à moderniser des métiers vers le numérique, la création de podcasts ou d’une offre jeune, vise également un plan d'économie de 60 millions d’euros[26] dans un contexte financier contraint[27].

En , Alex Vizorek et Charline Vanhoenacker parodient le binôme Sibyle Veil et Guy Lagache, directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale de Radio France, dans la websérie Sibyle et Guy,. Selon la chroniqueuse, cette séquence vise à mesurer la liberté d'expression des humoristes envers la hiérarchie[1],[28]. Guy Lagache déclare qu'il est habitué à ce type de moquerie et qu'il est avant tout favorable à la liberté d'expression et de la presse[29].

En 2019, alors qu'elle est présidente de Radio France, l'entreprise refuse la diffusion des spots publicitaires des opposants à la proposition de référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris. Selon l'analyse d'Arrêt sur images, elle serait intervenue par loyauté envers Emmanuel Macron[30]. Selon la médiatrice de radio France, Radio France n’avait pas refusé de passer un spot publicitaire sur le #RIPADP mais a « émis des réserves » sur la possibilité juridique de diffusion d'une éventuelle campagne de publicité, en raison du cadre très règlementé de publicités autorisées sur les antennes[31].

Toujours en 2019, Sibyle Veil est confrontée à la baisse de la ressource publique (moins 20 millions d'euros). Elle lance un grand plan de transformation de l’entreprise avec l’objectif d’économiser 20 millions de charges courantes supplémentaires, intégrant l’augmentation de certaines dépenses, et un investissement de 20 millions d’euros dans le numérique[32]. Elle annonce en novembre la mise en œuvre d'un plan d’économies prévoyant un plan de départs volontaires de 299 postes à Radio France (avec la création de 76 postes sur la même période) d'ici à 2022[33]. Une grève est lancée par des salariés contre ce plan[34]. Le , en signe de protestation contre ce plan d'économies, le chœur de Radio France interrompt les vœux de la PDG en chantant le Chœur des esclaves de Verdi[35]. Début , un accord est signé avec les syndicats et concerne 340 départs, dont la moitié seront remplacés[36].

En , elle signe un accord avec la plateforme privée de diffusion audio Deezer pour la diffusion des podcasts de la chaîne, jusqu'alors diffusés publiquement par le site de la chaîne, disant vouloir mieux contrôler la diffusion de ce service public[37].

En 2021, elle renomme la « Maison de la radio » en « Maison de la radio et de la musique »[38]. La même année, elle lance le programme Égalité 360°, destiné à diversifier les profils[39].

En , Sibyle Veil annonce que l'application Radio France dépasse le million d'utilisateurs chaque mois[39].

En , elle choisit de nommer Adèle Van Reeth à la tête de France Inter pour une prise de fonction à la rentrée 2022[40].

À la suite d'un rapport sénatorial proposant de fusionner France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI et France 24) et l’INA à partir de 2025 dans une société publique unique baptisée France Médias, elle déclare lors d'une interview au Figaro qu'elle n'est pas favorable à cette fusion[41],[42].

Lors de la conférence de presse de rentrée des antennes en , Sibyle Veil dévoile le manifeste écologique de Radio France appelé le Tournant[43]. Celui-ci est qualifié par Télérama de « projet ambitieux[44] ».

Toujours en 2022, la présidente - candidate de Radio France, Veil, présente son plan stratégique « Nouvelles Générations »[45],[46].

Depuis décembre 2022 : Second mandat en tant que Présidente Directrice Générale

En , elle est reconduite dans ses fonctions à la tête de Radio France[47],[48]. Elle est élue à la présidence de Radio France pour un mandat de cinq ans à compter du [49]. Parmi les candidatures concurrentes soumises à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), celles de Florent Chatain et Maïa Wirgin, secrétaire générale de la Cour des comptes avaient également été retenues pour une nomination prévue au plus tard pour le [50],[51].

En , la présidente de Radio France Sibyle Veil et la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte annoncent que la chaîne de télévision France 3 et les radios régionales France Bleu seront réunies sous une marque appelée « Ici »[52],[53],[54],[55].

En , elle adresse un avertissement à Guillaume Meurice pour son sketch à vocation humoristique diffusé sur France Inter[56],[57] dans lequel il a qualifié Benyamin Netanyahou de « sorte de Nazi, mais sans prépuce »[58]. L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) adresse le , une mise en garde à Radio France. L'Arcom, précisant avoir « pris connaissance de l’avertissement » adressé par Sibyle Veil à Guillaume Meurice[59], y estime que « la chronique en cause, dont les risques de répercussions sur la cohésion de notre société ne pouvaient être ignorés, tout particulièrement dans un contexte marqué par la recrudescence des actes à caractère antisémites, a porté atteinte au bon exercice par Radio France de ses missions et à la relation de confiance qu'elle se doit d'entretenir avec l'ensemble de ses auditeurs »[60].

Début , Guillaume Meurice, est licencié pour « faute grave », bien qu'ayant bénéficié d'un classement sans suite par la justice à la suite d'une plainte de l’Organisation juive européenne à propos de ce sketch[61],[62]. Sibyle Veil explique avoir « pris cette décision pour déloyauté répétée à l'égard de l'entreprise », reprochant « des insinuations non seulement fausses mais gravement préjudiciables à France Inter et à Radio France » à la place du discours d'apaisement demandé[63].

Autres fonctions

En 2021, elle rejoint l’Organisme de gestion collective[64].

En , elle devient la nouvelle présidente du Comité Radio de l'Union européenne de radio-télévision[65].

En , Sibyle Veil est élue Présidente des Médias Francophones Publics, pour un mandat de deux ans[66].

Prix et distinctions

En 2016, Sibyle Veil est nommée dans la catégorie « Finance » des Next Leaders Awards[67],[68].

En , elle se voit remettre le prix « Femmes Forbes »[69].

Elle fait partie des personnes honorées par l'ordre national du Mérite pour leur contribution à la lutte contre le Covid-19[70].

En 2020, elle reçoit le prix Chevalier de l'ordre national du Mérite[71].

Engagements

Elle est membre de la promotion 2018 du programme « Young Leaders » de la France China Foundation[72].

En , elle signe le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » paru dans Le Parisien[73].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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