Sigismond Lacroix

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Élection25 mars 1883
Réélection18 octobre 1885
CirconscriptionSeine
LégislatureIIIe et IVe (Troisième République)
Sigismond Lacroix
Illustration.
Portrait photographique de Marius Rouffiac.
Fonctions
Député français

(6 ans, 7 mois et 17 jours)
Élection 25 mars 1883
Réélection 18 octobre 1885
Circonscription Seine
Législature IIIe et IVe (Troisième République)
Groupe politique Gauche radicale
Prédécesseur Léon Gambetta
Président du Conseil municipal de Paris
Prédécesseur Léopold Cernesson
Successeur Maurice Engelhard
Conseiller général de la Seine

(19 ans)
Circonscription Salpêtrière
Prédécesseur Ulysse Trélat
Successeur Stephen Pichon
Biographie
Nom de naissance Zygmunt Krzyzanowski
Date de naissance
Lieu de naissance Varsovie
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Marne
Nationalité Française
Russe
Profession Journaliste

Zygmunt Krzyżanowski, dit Sigismond Lacroix, né le à Varsovie et mort le à Neuilly-sur-Marne, est un homme politique français.

Fils d'un réfugié polonais, il entre comme auxiliaire administratif à la mairie du 11e arrondissement de Paris en 1866. Naturalisé français après 1871, il collabore au journal Le Radical de Jules Mottu, qu'il tente de relancer en 1877.

Conseiller municipal de Paris pour le quartier de la Salpêtrière, en 1874, il assume la présidence de cette assemblée en 1881. Membre de la 4e commission, dite de l'Enseignement, inscrit au groupe de l'autonomie communale, dont il était l’un des partisans les plus ardents et les plus convaincus[1], son rapport sur la création de lycées de jeunes filles, a abouti à la réalisation de ce qui constituait alors un simple projet[2].

Il dirigeait, de concert avec son fidèle compagnon de jeunesse Yves Guyot, les Droits de l’homme et le Radical de 1877. De 1881 à 1906, il est l'un des principaux collaborateurs du Radical d'Henry Maret.

Candidat à la députation contre Léon Gambetta, en 1881 dans le 20e arrondissement de Paris, il échoue, avant de subir un nouvel insuccès, l'année suivante, à Béziers, dans l'Aude. À nouveau candidat, après la mort de Gambetta, toujours dans le 20e arrondissement, il est enfin élu député de la Seine de 1883 à 1889, et siège à l'extrême gauche. Il propose alors et soutient avec la plus grande énergie, la création d’une mairie centrale pour Paris, avec son autonomie la plus complète. Réélu en 1885, au scrutin de liste, il échoue à nouveau en 1889 et quitte définitivement le Parlement.

Il se consacre alors à la publication de documents historiques sur Paris pendant la Révolution. Muni de fortes études juridiques, disciple préféré d’Émile Acollas, il s'était de bonne heure senti attiré par les recherches historiques. Il avait le gout le plus vif pour les larges synthèses et pour les déductions hardies. Peu à peu, entrainé vers les questions administratives et municipales, vers les problèmes de la politique, il avait toujours conservé une préférence secrète pour les considérations de droit et les aperçus théoriques[2]. Les sept volumes composant la première série de cette publication, allant du 8 octobre 1789 au 10 aout 1792, ont été publiés sous le patronage du Conseil municipal. Il est mort alors qu'il écrivait le septième volume de la deuxième série allant du 10 aout 1792 au 9 thermidor. À sa mort, Sigismond Lacroix, qui n’avait obtenu un emploi, d’ailleurs assez modeste, que dans sa vieillesse, avait été nommé, le [3], directeur de l’asile d’aliénés de La Ville-Évrard[4]. Il a légué son cerveau à la Société d'anatomie[5].

Publications

  • avec Yves Guyot, Histoire des prolétaires, Paris, E. Weil, , 800 p., in-4º (lire en ligne sur Gallica).
  • Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution, Paris, L. Cerf ainé ; Charles Noblet, 19 vol. ; in-8º (lire en ligne).
  • Mémento de droit civil pour la préparation aux examens, Paris, A. Marescq ainé, iv-373, 506, 487, 3 vol. in-16 (lire en ligne)

Notes et références

Sources

Liens externes

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