Sigurimi

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fondation
Dissolution
Successeur
SHIK (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Sigurimi
Histoire
Fondation
Dissolution
Successeur
SHIK (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Siège
Pays
Organisation
Effectif
1 million d’employéVoir et modifier les données sur Wikidata
Présidents
Haxhi Lleshi, Koçi Xoxe, Mehmet Shehu, Kadri Hazbiu (en), Feçor Shehu (en), Simon Stefani (en), Nesti Kerenxhi (d), Hekuran Isai (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Organisation mère
Armoiries de la République populaire socialiste d'Albanie.

La Drejtoria e Sigurimit të Shtetit Direction de la sûreté de l’État »), communément appelée Sigurimi, était le service de renseignement et la police politique de la République populaire socialiste d'Albanie. Créée en 1943 durant la Seconde Guerre mondiale, elle a fonctionné jusqu’à la chute du régime communiste en 1991, date à laquelle elle a été remplacée par le Service national de renseignement (ShIK).

La Sigurimi a été créée le , pendant la guerre, par Enver Hoxha, chef du mouvement de résistance communiste et futur dirigeant du pays. Il s’en servit notamment pour éliminer ses concurrents. Par la suite cette police politique a constitué un instrument essentiel de la mise en place et de la pérennisation d’un État communiste connu pour avoir été l’un des plus fermés au monde. On estime qu’un Albanais sur trois a été suspecté et persécuté par cette police politique.

Enver Hoxha a reconnu que le rôle de la Sigurimi fut primordial pour la prise de pouvoir de sa faction contre celles des autres groupes de la résistance. La « Division pour la défense du peuple », créée par Hoxha en 1945 et composée par les combattants jugés les plus fiables, est considérée comme le précurseur de la future Sigurimi, composée de 5 000 hommes. En 1989 la « Division pour la défense du peuple » fut organisée en cinq régiments d’infanterie mécanisée, pouvant être utilisés pour éliminer les ennemis internes. Les effectifs du Sigurimi s’élevaient à l’époque à environ 10 000 officiers, dont 2 500 commissaires politiques chargés de surveiller l’« Armée populaire ».

L’organisation cessa toute activité, officiellement, en mais les informations sur l’organisation, ses responsabilités et ses fonctions n’étaient toujours pas consultables sous forme de publications dans les pays occidentaux. Les observateurs occidentaux pensèrent néanmoins que la plupart des officiers et dirigeants de la Sigurimi ont simplement « changé d'emblème sur leurs casquettes » tant les structures du Service national de renseignement (ShIK) étaient similaires, sans compter qu'il fonctionnait dans les mêmes locaux avec le même personnel[1].

Activité

Officiellement la mission de la Sigurimi était « la défense de la révolution prolétarienne et la répression contre les opposants » du régime. Même si des immigrés albanais demandèrent l’aide des Occidentaux pour renverser le régime d'Enver Hoxha dans les années quarante et cinquante, leur action devint de plus en plus marginale grâce, notamment, à l’omniprésence de la Sigurimi, principal « ascenseur social » de la société communiste albanaise et important pourvoyeur d'activité bien rémunérée, chargé non seulement de surveiller l’ensemble des citoyens, mais aussi de réprimer toute pratique religieuse, alors strictement interdite, mais toujours profondément ancrée dans la population[2].

Le personnel de l’organisation était principalement composé de volontaires, sur recommandation de membres fiables du Parti du travail d'Albanie et soumis à des contrôles politiques et psychologiques très approfondis avant de faire partie de la Sigurimi. Ils formaient un groupe d’élite et jouissaient de multiples privilèges destinés à garantir leur fidélité au régime[3].

Organisation

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI