Siham Hassan est membre du Parti de la justice et de la libération. En 2011, elle figure parmi les signataires de l'accord de paix du Darfour, signé à Doha (Qatar), entre le gouvernement soudanais et le Mouvement de libération et de justice[3].
Elle est élue députée en 2016, devenant ainsi la plus jeune personne jamais élue au Parlement soudanais[1],[2],[4].
Siham Hassan effectue deux mandats avant la dissolution du Parlement suite au coup d'État de 2019[3]. Durant son mandat, elle défend la population du Darfour, attirant l'attention sur les violences persistantes dans la région et interrogeant avec raison et insistance les ministres du gouvernement sur cette situation, décrivant des violations « flagrantes et odieuses des droits humains ». Siham Hassan reproche au gouvernement son manque de vision et de stratégie claires pour endiguer l'instabilité au Darfour ; elle critique le référendum de 2016 sur le statut du Darfour, estimant qu'il détourne l'attention de la nécessité de promouvoir un dialogue national au Darfour pour instaurer la Paix[5],[6],[7],[8].
Après la fin de son mandat, Siham Hassan exprime ses regrets de n'avoir pu améliorer le bien-être du peuple soudanais, notamment au Darfour, imputant cet échec aux luttes partisanes au sein de son parti[1].
À titre posthume, Medameek lui rend hommage pour son rôle déterminant dans l'arrestation, en 2017, du chef de guerre Moussa Hilal. Elle pose en effet une question urgente au ministre de la Défense, Salem Ali Salem, concernant les crimes commis par Hilal contre des civils[9].
Siham Hassan est également saluée pour son engagement en faveur des droits des femmes, notamment son appel à Omar el-Béchir à garantir l'égalité des sexes pour toutes les ethnies et pour toutes régions du Soudan[4],[10].