Sillars
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| Sillars | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Vienne | ||||
| Arrondissement | Montmorillon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vienne et Gartempe | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Cailbault 2026-2032 |
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| Code postal | 86320 | ||||
| Code commune | 86262 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
584 hab. (2023 |
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| Densité | 9,6 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 25′ 10″ nord, 0° 46′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 93 m Max. 154 m |
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| Superficie | 60,79 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Montmorillon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lussac-les-Châteaux | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.sillars.fr | ||||
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Sillars [silaʁ] est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants s’appellent les Sillarois et les Sillaroises.
Localisation
Sillars est une commune rurale.
La superficie de la commune, 6 079 hectares, est l'une des plus étendues du département de la Vienne, puisqu'elle se situe en dixième position. Elle s'étend du nord au sud sur près de 12 km et d'est en ouest sur 6 km.
La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Le terroir se compose[1] :
- de terres de brandes pour 47 %, de terres fortes pour 14 %, de bornais pour 6 % et d'argile à silex peu profonde pour 3 % sur les plateaux du Seuil du Poitou,
- de groies dolomitiques pour 29 % dans les plaines calcaires. La dolomite est un minéral où le calcium est associé à du magnésium. Le substrat ainsi constitué est très meuble et donne, par altération, un sol sableux et calcaire, très perméable où se développe une flore particulière. Le calcaire dolomitique a fait l’objet d’une intense exploitation. Il a été, en effet, utilisé comme amendement agricole depuis longtemps.
Il y a une carrière en activité sur la commune de Sillars[2].
Hydrographie
La commune est traversée par Les Grands Moulins sur une longueur de 8,8 km.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[4].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 789 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Montmorillon à 8 km à vol d'oiseau[6], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 781,8 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].
Urbanisme
Typologie
Au , Sillars est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montmorillon, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[11]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Voies de communication et transports
Les gares les plus proches de Sillars se trouvent à :
- Lussac-les-Châteaux à 4,8 km ;
- Montmorillon à 9,20 km ;
- Lathus-Saint-Rémy à 22 km ;
- Bellac à 42,5 km.
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard qui est situé à 52 km.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Sillars est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque nucléaire[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].
Risques naturels
Sillars est exposée au risque de feu de forêt. En 2014, le deuxième plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2015-2024[16]. Les obligations légales de débroussaillement dans le département sont définies dans un arrêté préfectoral du [Note 2],[17], celles relatives à l'emploi du feu et au brûlage des déchets verts le sont dans un arrêté permanent du [18],[19].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[20]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[21]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[22]. 84 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[23]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 3],[24].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010, par la sécheresse en 1995, 2003, 2005, 2011, 2016, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].
Risque technologique
La commune étant située dans le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI) de 20 km autour de la centrale nucléaire de Civaux, elle est exposée au risque nucléaire. En cas d'accident nucléaire, une alerte est donnée par différents médias (sirène, sms, radio, véhicules). Dès l'alerte, les personnes habitant dans le périmètre de 2 km se mettent à l'abri[Note 4]. Les personnes habitant dans le périmètre de 20 km peuvent être amenées, sur ordre du préfet, à évacuer et ingérer des comprimés d’iode stable[Note 5],[25],[26].
Histoire
En 1938-1939, un camp destiné à accueillir les réfugiés espagnols est construit, par des réfugiés. Long de 2 500 m d’est en ouest, large de 700 m du nord au sud à l’ouest et de 300 m à l’est, il s’étend sur 180 ha, à l’est du bourg de Sillars et parallèlement à la voie ferrée Montmorillon-Lussac-les-Châteaux[27],[28]. Les baraquements forment trois rangées ; ils sont construits en parpaings de ciment et couverts de toits de tôle en fibrociment[29]. En 1944, les Allemands y stockaient de la cheddite, un explosif. Le 15 juillet, quatre P-38 Lightning (doubles queues) du 434e fight squadron, du 479e FG, à la recherche de cibles d’opportunité, attaquent le camp : lors de leur premier passage, ils mitraillent avec leurs quatre 12,7 mm et leur canon de 20 mm[30]. Au deuxième passage, l’un d’eux largue sa bombe ; l’une d’elles fait exploser un stock d’explosif, et l’explosion touche le P-38 qui suivait celui qui lâcha la bombe. L’avion hors d’état est posé en catastrophe à Concise (commune de Montmorillon) par son pilote, qui est évacué par la Résistance[31].
Politique et administration
intercommunalité
Sillars dépend de la Sous-Préfecture de la Vienne à Montmorillon.
Liste des maires
Instances judiciaires et administratives
La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
Services publics
Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.
Politique environnementale
Traitement des déchets et économie circulaire
La commune abrite l'un des trois centres de tri des déchets ménagers du département de la Vienne. Sa capacité est de 12 000 tonnes par an alors que pour l'ensemble des trois centres du département, elle est de 30 000 tonnes par an en 2011. Elle accueille aussi l'un des 11 centres de compostage des déchets organiques du département. Le tonnage annuel est de 7 500 tonnes alors que pour l'ensemble des équipements du département, il est de 175 050 tonnes[36].
Fleurissement
Dans son palmarès 2024, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[37].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].
En 2023, la commune comptait 584 habitants[Note 6], en évolution de −4,42 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 2023, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 9,6 hab./km2, contre 62,8 hab./km2 pour le département, 84,2 hab./km2 pour la région Occitanie et 107,6 hab./km2 pour la France.
Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Sillars ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 642 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (22 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 620 habitants.
La répartition par sexe de la population est, selon l'Insee, la suivante :
- en 1999 : 52,2 % d'hommes et 47,8 % de femmes ;
- en 2004 : 51 % d'hommes et 49 % de femmes ;
- en 2010 : 52,8 % d'hommes et 47,2 % de femmes.
En 2004, selon l'Insee :
- le nombre de célibataires était de 27,7 % dans la population ;
- les couples mariés représentaient 58,2 % de la population ;
- les divorcés représentaient 6,2 % de la population.
- le nombre de veuves et veufs était de 7,8 %.
Enseignement
La commune de Sillars dépend de l'Académie de Poitiers et son école primaire publique dépend de l'Inspection académique de la Vienne.
Économie
Agriculture
Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[42], il n'y a plus que 34 exploitations agricoles en 2010 contre 40 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées ont un peu diminué et sont passées de 4 560 hectares en 2000 à 4 539 hectares en 2010[42]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares.
42 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 35 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (0 en 2010) sont consacrés à la vigne[42].
14 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important en extension de bovins (2 642 têtes en 2010 contre 2 304 têtes en 2000)[42]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[43].
12 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins en diminution (2 499 têtes en 2010 contre 3 295 têtes en 2000)[42]. La baisse du nombre de têtes des troupeaux de la commune est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[43]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[44].
L'élevage de volailles et l'élevage de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 3 235 têtes sur 9 fermes et 204 têtes sur 3 exploitations en 2000)[42].
Il y a un élevage de porcs de 480 têtes.
La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :
- Beurre Charente-Poitou (AOC)
- Beurre des Charente (AOC)
- Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
- Veau du Limousin (IGP)
- Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
- Porc du Limousin (IGP)
- Jambon de Bayonne (IGP)
Activité industrielle et de service
Commune rurale composée principalement d'exploitations agricoles, elle accueille néanmoins plusieurs sociétés majeures :
- l’éco-pôle du SIMER (Syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural) : situé à côté de l'ancien terrain militaire, le centre de tri des déchets ouvre en septembre 2005 ; il collecte et trie les ordures ménagères de plusieurs communautés de communes de la Vienne (Montmorillon, Civray, Gencay, Lussac-les-Châteaux, Couhé...) et emploie une centaine de personnes ;
- le groupe MEAC SAS, avec une carrière d'extraction de dolomie (dont le sous-sol de la commune est riche) situé en sortie du centre-bourg ;
- le groupe Lavaux SA, avec également une carrière d'extraction de dolomie, situé en face de la société MEAC.
Emploi et activité
Le taux de chômage en 2004 était de 7,3 % et en 1999 il était de 13,8 %.
Les retraités et les préretraités représentaient 22,4 % de la population en 2004 et 18,9 % en 1999.
Le taux d'activité était de 70,2 % en 2004 et de 69,9 % en 1999.
