Silvio Consadori
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Silvio Consadori ( à Brescia – à Burano), est un peintre italien figuratif. Il est connu pour ses paysages de l'île de Burano et de la lagune vénitienne, ses scènes de genre intimistes des années 1930-1940, et pour sa production d'art sacré[1] après la Seconde Guerre mondiale, incluant fresques, mosaïques, retables et illustrations pour publications vaticanes dans plusieurs églises italiennes et au Vatican[2],[3].
Formé à Brescia, Bergame et Rome où il se spécialise dans la technique de la fresque, il séjourne à Paris à la fin des années 1920 avant de s'établir à Burano en 1935. Il participe à plusieurs éditions de la Biennale de Venise (1940, 1948, 1950, 1958), de la Quadriennale de Rome et de la Triennale de Milan. De 1940 à 1973, il enseigne au Liceo artistico di Brera de Milan[4].
En 1950, il remporte le premier prix du Premio Nazionale di Pittura Città di Gallarate avec une œuvre intitulée Composizione[5].
Après 1945, il se consacre principalement à l'art religieux.
Formation et débuts
Né à Brescia le , Silvio Consadori étudie à l'« Istituto Moretto » de sa ville natale, puis à l'Académie Carrara de Bergame et à l'Académie des beaux-arts de Rome, où il se perfectionne dans la technique de la fresque[4].
À la fin des années 1920, il s'installe à Paris et expose aux Salons. De retour en Italie en 1935, il découvre Burano, qui devient son lieu de résidence principal, et fréquente le milieu artistique milanais[2].

Carrière et enseignement
Il participe à la Biennale de Venise en 1940 (avec un Ritratto di mia madre), 1948, 1950 et 1958, ainsi qu'à la Quadriennale de Rome et à la Triennale de Milan[4].
De 1940 à 1973, il enseigne au Liceo artistico di Brera de Milan.
Après la Seconde Guerre mondiale, il se consacre à la peinture sacrée, réalisant fresques, mosaïques, retables et illustrations pour publications vaticanes.
Art sacré
Dès les années 1950, il réalise des mosaïques, comme celles de l'abside de l'église Santa Paola Romana à Rome (1955) : mosaïque du catino absidale, mosaïque de la Sacra Famiglia con Santa Paola et mosaïque de la Discesa dello Spirito Santo[3].
En 1971, il exécute douze fresques dans l'église San Giuseppe al Trionfale à Rome (six motifs évangéliques dans la chapelle du Sacro Cuore et six épisodes de la vie de la Vierge dans la chapelle de la Madonna), œuvre qu'il considère comme le couronnement de sa recherche en fresque[2].
Il contribue également à la décoration de la chapelle privée de Paul VI au Vatican, avec d'autres artistes liés à la GASC (comme Enrico Manfrini, Lello Scorzelli, Luigi Filocamo, Trento Longaretti et Mario Rudelli)[6].
En 1970, il fournit cinq dessins pour l'opuscule multilingue Journée de la Paix, publié par la Libreria Editrice Vaticana[7].

Style et thématiques
Consadori pratique une figuration classique, ancrée dans la tradition italienne du début du XXe siècle. Ses paysages de Burano se caractérisent par des effets atmosphériques lumineux et des couleurs vives. Ses scènes de genre des années 1930-1940 privilégient l'intimité quotidienne.
À partir de 1945, son œuvre s'oriente vers l'art sacré avec un réalisme expressif adapté à la liturgie : compositions sobres et narration claire.

Œuvres notables (sélection)
- Ritratto di mia madre (vers 1940, présenté à la Biennale de Venise 1940).
- Composizione (1950, premier prix Premio Nazionale di Pittura Città di Gallarate)[5].
- Mosaïques dans l'église Santa Paola Romana, Rome (1955) : Sacra Famiglia con Santa Paola, Discesa dello Spirito Santo et catino absidale[3].
- Studio per Gesù alla colonna (vers 1959, collections Fondazione Cariplo).
- Douze fresques dans l'église San Giuseppe al Trionfale, Rome (1971)[2].
- Cinq dessins pour Journée de la Paix, publication Libreria Editrice Vaticana (1970)[7].
- Paris, rue de l'Abbaye (1978, huile sur toile, collection privée)[2].
- Il discorso della montagna (1971, Musées du Vatican, Collezione d'Arte Religiosa Moderna).
Expositions (sélection)
- Salons de Paris (fin des années 1920 – début des années 1930).
- Biennale de Venise : 1940, 1948, 1950, 1958.
- Premio Nazionale di Pittura Città di Gallarate (1950, premier prix)[5].
- Quadriennale de Rome et Triennale de Milan (plusieurs éditions).
- Torniamo amici. Paolo VI e gli artisti, Galleria d'Arte Sacra dei Contemporanei (GASC), Villa Clerici, Milan, 15 février – 14 avril 2019 (avec œuvres liées à la chapelle privée de Paul VI)[6].
Réception critique
Consadori reste un artiste figuratif de second plan dans l'historiographie du XXe siècle italien, mais il bénéficie d'une reconnaissance dans le domaine de l'art sacré grâce à ses interventions dans des églises romaines et milanaises, à ses collaborations avec des publications vaticanes et à sa participation à des expositions thématiques sur le dialogue entre artistes et Église au temps de Paul VI.
Ses paysages figurent dans des ventes aux enchères italiennes.