Simb Gaïndé ou la danse du faux lion
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Le simb[1] , mot d'origine wolof (ou danse ou jeu du faux lion) est un jeu-spectacle traditionnel wolof du Sénégal, organisé généralement à l'occasion de grandes fêtes, mais surtout pendant les grandes vacances dans les quartiers.
Une animation de rue très populaire par des hommes déguisés en lion avec un maquillage imitant le fauve par un effet de couleurs à dominante rouge et noir. Des hommes terrifiants aux visages barrés de moustaches rugissant et dansant au son des tam-tam. Le « faux lion », entouré de compagnons déguisés eux aussi le plus souvent, traque de temps en temps dans l'assistance les spectateurs non munis de tickets exigés à l'occasion. Ce qui par moments entraîne des courses-poursuites dans les quartiers. Le spectateur pris en défaut est malmené en public, mais sans méchanceté.
Origine
Selon la légende, à l’origine, le faux-lion est un rite de possession. Il remonterait à l’époque où le Sénégal était couvert d’épaisses forêts peuplées d’animaux sauvages comme les lions. L'on raconte qu'un chasseur wolof du nom de Iba Lo ayant miraculeusement échappé à une attaque de lion, a ensuite développé un état de possession, agissant et rugissant comme l'animal. Il présentait des traits physiques et comportementaux attribués au lion (consommation de viande crue, poussée de poils), le rendant craint dans sa communauté.
Pour le soigner, des guérisseurs traditionnels mirent au point un rituel de dépossession. Ce rituel reposait sur la récitation d'un "Jat", une forme de poésie hermétique et initiatique wolof, constituée de paroles magiques destinées à charmer ou à dompter l'esprit animal. Répété lorsque le phénomène de possession se manifestait à nouveau, ce rituel s'est institutionnalisé et transmis de génération en génération.
Aujourd'hui, le Simb est devenu un élément essentiel du patrimoine culturel immatériel wolof et sénégalais. La performance annuelle, lors des grandes fêtes, commémore et réactive cette légende fondatrice.