Simone Colombier
peintre français
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Simone Colombier (née à Bordeaux le 1er mai 1903, morte à Bordeaux le 1er mars 1984) est une peintre française, appartenant à l'école abstraite bordelaise.
Bordeaux
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 80 ans) Bordeaux |
| Nom de naissance |
Simonne Marie Berthe Colombier |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités |
décoratrice de théâtre, professeur de dessin |
| Formation | |
| Maître |
Jean Artus |
| Mouvement |
Art abstrait à Bordeaux |
| Distinction |
Biographie
Simone Colombier est née le à Bordeaux[1].
Elle est élève, à l'École des beaux-arts de Bordeaux[2], de Jean Artus (1868-1931). Durant trente ans, il fut le décorateur du Grand Théâtre de Bordeaux ; elle deviendra son assistante. Elle est créatrice de décors de théâtre, puis devient professeur de dessin[3] ; elle enseigne au collège technique de Metz de 1930 à 1934, puis à celui de Bordeaux à partir de 1934. Elle est membre de la société des artistes de Metz et de Moselle en 1931, puis des artistes mosellans ; elle participe à plusieurs expositions à Metz (1932-1935), à Bordeaux, au Salon de I'Œuvre (1936-1940), au Salon des indépendants bordelais (1942-1954), et à Paris au Salon des Provinces françaises, Musée Galliera, en [2].
Elle devient en 1948 sociétaire du Salon des réalités nouvelles à Paris ; elle y exposera tous les ans entre 1947 et 1954[3]. Elle est présente au Salon d'automne de 1945 avec Les oignons rouges.
En 1952, d'après Françoise Taliano des Garets, les Indépendants bordelais se subdivisent en sous-groupes. Les partisans de l'abstraction géométrique forment un groupe : « Structure ». Il est dirigé par Jean-Maurice Gay, et comprend Simone Colombier, Jean-André Lourtaud et Louis Teyssandier[4].
Simone Colombier est faite Officier des Palmes académiques en 1956. Elle a vécu au 128, boulevard du Président-Wilson, à Bordeaux. Elle prend sa retraite en 1968, et meurt le .
Œuvre
Son œuvre ne se préoccupe pas des tendances.
Dans son œuvre figurative, Simone Colombier peint des paysages de Moselle, des vues du bassin d'Arcachon, des natures mortes, des compositions religieuses (Le voile de Véronique, Annonciation, etc.), ainsi que Printemps (1946).
À partir de 1946, l'artiste a évolué vers l'abstraction pure.
Dans son œuvre abstraite, elle peint : à Paris, Méditation[5], Carrefour, Héroïque, Menaçante, La grâce en péril, Mouvement dans l'espace et Le Carrosse volant[6].
Autres expositions
- Exposition des peintres bordelais de la Société Regard, Institut français de San Sebastian, 1957.
- Simone Colombier, rétrospective : l'œuvre d'une vie, galerie de France, Bordeaux, mai-.
- Gilles Néret-Minet et Olivier Coutau-Bégarie, commissaires-priseurs, Vente de l'atelier Simone Colombier, Hôtel Drouot, Paris, [7].
- L'art abstrait à Bordeaux, église Saint-Vincent de Mérignac, - .
Conservation
- Le Musée des beaux-arts de Bordeaux possède, depuis 1950, une Nature morte, d'inspiration figurative très transposée[8].
Réception critique
- « L'artiste s'attache parallèlement à accorder des couleurs primaires avec leurs complémentaires et à enrichir les tons par leur nuancement. Tous ces problèmes auxquels, à des titres divers, répondront ou tenteront de répondre tant d'ouvrages non figuratifs des années 1950, il était bon que Simone Colombier se les posât et leur donnât une solution, sa solution... Bien plus encore dans sa période abstraite, l'artiste reste toujours éprise de formes énergiquement dessinées et d'une composition solidement construite. Quel que soit le lyrisme de son coloris, quelle que soit l'intensité avec laquelle elle amène ses accords à nous toucher, la forme ne cesse jamais d'être pour elle un élément essentiel. » - Thierry Saumier[9]
- « Ses œuvres, franches dans la forme et la couleur, rappellent parfois Herbin. » - Dictionnaire Bénézit[3]
