Simone Courvoisier

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
BesançonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Simone Claudine MagnenetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Simone Courvoisier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
BesançonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Simone Claudine MagnenetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Simone Courvoisier (née Magnenet le 31 mars 1938 à Besançon où elle est morte le 25 avril 2018) est une pharmacologue française, connue pour son rôle dans le développement de la chlorpromazine, le premier médicament antipsychotique de l’histoire de la psychiatrie moderne[1].

Simone Courvoisier naît à Besançon dans une fratrie de trois enfants[2],[3]. Après des études secondaires, elle poursuit une formation scientifique qui la mène à une carrière en pharmacologie expérimentale. Elle rejoint dans les années 1950 les laboratoires Rhône-Poulenc, où elle devient responsable du département de pharmacologie[4].

Travaux scientifiques

Au sein de Rhône-Poulenc, Simone Courvoisier étudie notamment, avec son équipe, les propriétés pharmacologiques de la prométhazine et de ses dérivés. Elle observe que l’un de ces composés, la promazine, possède des effets sédatifs notables sans être un antihistaminique. Cette découverte oriente les recherches vers la chlorpromazine, molécule apparentée à la famille des phénothiazines[5].

En décembre 1950, le chimiste Paul Charpentier synthétise la chlorpromazine (code 4560 RP) et en confie l’évaluation pharmacologique à Simone Courvoisier. Ses expérimentations sur des modèles animaux révèlent une réduction marquée de la réactivité comportementale, suggérant un effet central inédit[6]. Ces résultats ouvrent la voie à des essais cliniques menés par Henri Laborit, puis par les psychiatres Jean Delay et Pierre Deniker, à l'hôpital Sainte-Anne, qui confirmeront l’efficacité de la molécule dans le traitement des psychoses[1].

Héritage scientifique

La chlorpromazine, commercialisée dès 1952 sous le nom de Largactil, marque le début de la psychopharmacologie moderne. Par son implication déterminante dans la démarche collective ayant abouti à cette découverte, Simone Courvoisier a contribué à faire émerger une nouvelle approche thérapeutique des troubles mentaux, fondée sur l’action ciblée de molécules sur le système nerveux central[4],[7].

Publications

Décès

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI