Sint ut sunt aut non sint

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Sint ut sunt aut non sint est une locution latine qui se traduit en français : « Qu’ils soient ce qu’ils sont, ou qu’ils ne soient pas ». On l’attribue au pape Clément XIII auquel on proposait des changements dans les Constitutions de la Compagnie de Jésus, afin de leur éviter l’expulsion du royaume de France.

L’expression est reprise aujourd’hui dans des contextes divers pour signifier : « rien n’est à changer ; le seul changement imaginable est la disparition ».

À la suite de l’affaire Lavalette, le parlement de Paris se penche sur les Constitutions de la Compagnie de Jésus et déclare, le août 1762, que la Compagnie de Jésus « nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, et corrompt la jeunesse ». Louis XV, plutôt favorable aux jésuites, tergiverse. Des conseillers ecclésiastiques lui conseillent, pour sauver les jésuites du bannissement de France, de proposer des modifications de leurs Constitutions dans un sens gallican. En particulier il est suggéré qu’ils dépendent d’un vicaire général résidant en France, les soustrayant ainsi de l’autorité du supérieur général (résidant à Rome).

C’est lorsqu’un émissaire de Versailles lui fait cette proposition que Clément XIII (peut-être après avoir consulté le supérieur général, Lorenzo Ricci)[réf. souhaitée] lui répond : « sint ut sunt aut non sint » (qu’ils soient ce qu’ils sont, ou qu’ils ne soient pas)[1].

Autres attributions

Usages dans la littérature

Notes et références

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