En février 2018, Sipan Hamo critique publiquement l’absence d’intervention russe face à l’entrée de l’armée turque dans le canton d'Afrine contrôlé par les FDS lors de l'opération Rameau d'olivier, qualifiant cette décision d’erreur stratégique[6],[1].
La première photographie publique de Sipan Hamo est publiée en août 2025 par le média turc pro-kurde Nûmedya24, qui réalise également le premier entretien médiatisé avec lui[7]. Dans un entretien approfondi accordé au centre médiatique des FDS le , il affirme que les prochaines décisions du gouvernement de Damas constitueront le facteur déterminant pour l’avenir du processus d’intégration, lequel pourrait «s’accélérer, ralentir ou être totalement gelé»[8].
Ministre de la Défense adjoint
Le , plusieurs mois après une offensive gouvernementale ayant débouché le sur un accord entre les Kurdes et le gouvernement de transition, Sipan Hamo est nommé ministre de la Défense adjoint pour le Nord-Est, ce qui correspond à une position de numéro deux au ministère de la Défense syrien[1]. Sa mission principale est de travailler à l'intégration des troupes kurdes dans les Forces armées syriennes et de tirer profit de ses réseaux dans la région pour mieux la maintenir sous contrôle du pouvoir central et lutter contre une éventuelle résurgence de l'État islamique[1].
Sipan Hamo est choisi pour sa position en faveur d'une «réconciliation nationale», considérée comme plus conciliante que celle d'autres dirigeants kurdes syriens, notamment du point de vue de la Turquie. Lors du début de l'offensive de janvier 2026, il fait ainsi partie des acteurs appelant à éviter un embrasement généralisé pour lui préférer un retrait kurde. Il entretient aussi des liens avec une grande diversité d'acteurs, dont des milices chiites pro-iraniennes, Téhéran ou la Russie. Sipan Hemo est toutefois en conflit avec Hussein al-Salama, directeur du Service de renseignement général[1].
Quelques jours après sa prise de fonctions, Sipan Hamo doit faire face à des attaques de drones venues d'Irak visant cette région syrienne, imputées à des milices chiites irakiennes contrôlées par la république islamique d’Iran[1].