Les Sirionó possèdent un Territoire communautaire d'origine au sud-est du Beni[1], à environ 70 kilomètres à l'est de Trinidad, au nord de la route qui relie cette dernière à Santa Cruz de la Sierra. Ils sont regroupés dans les communautés d'Ibiato et de Pata de Aguila (ou Ngirai en sirionó). Ils vivent de la collecte du miel sauvage, de la pêche et de la chasse ainsi que de l'élevage et de l'agriculture vivrière[1]. Ils vendent certains produits tel le miel, le lait et du bois de chauffage et de construction dans les villes alentour. Bien que leurs communautés soient situées à proximité de Trinidad et qu'ils soient en contact avec la population urbaine par la route depuis les années 1960, ils ne s'identifient pas à cette dernière. Les citadins les appellent d'ailleurs chori, un terme péjoratif[1] renvoyant à leur nature sauvage.
En 1990, après un grand mouvement indigène, ils obtiennent un titre de propriété collectif sur un territoire de 62 000 hectares. Cependant leurs terres sont menacées en raison du voisinage de grandes propriétés où est pratiqué l'élevage bovin et du fait qu'elles soient situées à proximité de l'axe routier Trinidad - Santa Cruz[1].
Ils sont organisés autour d'un Conseil du Peuple Sirionó qui est rattaché à la Centrale des Peuples Indigènes du Béni (CPIB), elle-même structurée au niveau national au sein de la Confédération des Peuples Indigènes de l'Orient Bolivien (CIDOB).