Site PCUK
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| Site PCUK | ||||
Vue de la plaine | ||||
| Géographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Subdivision administrative | Hauts-de-France | |||
| Commune | Wattrelos, Leers | |||
| Superficie | 47 ha | |||
| Cours d'eau | Canal de Roubaix, Espierre | |||
| Gestion | ||||
| Propriétaire | Métropole européenne de Lille, Rhodia Chimie | |||
| Ouverture au public | Oui (partiellement) | |||
| Localisation | ||||
| Coordonnées | 50° 41′ 37″ nord, 3° 12′ 58″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : France
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Le site PCUK (Produits Chimiques Ugine Kuhlmann) est une ancienne friche industrielle renaturée située dans la Métropole européenne de Lille dans les Hauts-de-France, sur le territoire des communes de Wattrelos et Leers. Partiellement ouvert au public en 2012, il s’étend sur une surface de 47 hectares.

Le site, traversé par le canal de Roubaix et par l'Espierre, comprend trois terrils, une prairie de fauche et une zone humide.
Le plus étendu des terrils couvre 17 hectares et atteint environ 20 mètres d'altitude. Composé de trois millions de tonnes de phosphogypse, il est entièrement végétalisé, couvert de prairies de ray-grass anglais, de fétuque rouge, d'avoine élevée, d'orge et de sainfoin en mélange sur les pentes et le sommet, et planté de bandes d'aulne, cornouiller, prunellier, saule, bouleau, noisetier, érable champêtre et viorne sur les pentes, et de saule et d'aulne sur le sommet[1].
Les deux autres terrils, un petit de 150 000 m3 et un plus grand de 500 000 m3, sont composés de chrome. De géométrie régulière, aux versants escarpés, ils sont en partie engazonnés et en partie équipés d'une géomembrane en surface et d’un système de drainage pour la collecte des effluents toxiques[1]. Ils sont isolés et ne sont pas accessibles.
Le reste du site, qui accueillait des bâtiments industriels et des bassins de décantation, est aménagé sur 25 hectares en prairie de fauche et en zone humide pouvant à la fois accueillir les eaux pluviales et offrir un espace de biodiversité spécifique du milieu humide[2].
Gérée par l’Espace Naturel Lille Métropole, cette zone humide est devenue une zone de nourrissage, d’hivernage et de reproduction. Elle offre un milieu favorable à de nombreuses espèces d’oiseaux telles que le vanneau huppé (Vanellus vanellus), la sarcelle d'hiver (Anas crecca) ou la gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)[2].
La végétation aquatique occupant les diverses mares qui parsèment le site joue un rôle important dans la biodiversité du milieu. Principalement composée de massettes à larges feuilles (Typha latifolia) et de roseaux communs (Phragmites australis), celle-ci offre un point d’ancrage pour les pontes d’amphibiens et d’odonates[2].
Histoire
Implantée sur 450 mètres le long du canal de Roubaix, l'usine de Wattrelos est achetée par Kuhlmann en 1905 à la Société chimique roubaisienne qui l'avait créée quelques années plus tôt. Elle fabriquait de l'acide sulfurique, du sulfate de soude et du sulfure de sodium pour l'industrie textile, ainsi que du superphosphate et de l'acide nitrique[3]. Dans l'entre-deux guerres, Kuhlmann y développe la production d'engrais azotés, superphosphate triple et sulfate d'ammoniac, puis nitrate d'ammonium après la Deuxième Guerre mondiale[3]. L'usine fabriquait aussi différents sels de chrome employés en tannerie, mégisserie et comme pigments minéraux jaune[3].
Attribuée à Rhône-Poulenc par le gouvernement lors de la restructuration de la chimie de Péchiney-Ugine-Kuhlmann en 1982, l'activité est arrêtée l'année suivante[3]. Elle laisse derrière elle l’une des friches les plus polluées de la métropole lilloise comprenant des installations industrielles désaffectées, des bassins de décantation et trois terrils, un de phosphogypse et deux de charrées de chrome[1].
Acquis par la ville de Wattrelos en 1984, le terril de phosphogypse et deux anciens bassins de décantation font alors l'objet d'une première intervention de verdissement[1]. Essentiellement laissé à l'état de friche pendant vingt ans, l'ensemble du site est repris par l’établissement public foncier du Nord-Pas-de-Calais en 2005, à l'exception des deux terrils de chrome qui restent la propriété de Rhodia Chimie[2]. Un projet de réhabilitation lancé dans la foulée s'achève en 2010, tandis que Rhodia Chimie poursuit une opération de dépollution du grand terril de chrome engagée en 2008.
Au terme de ces opérations, en 2010, le site, toujours à l'exception des terrils de chrome, est cédé par l'EPF à la Métropole européenne de Lille qui confie sa gestion à l'Espace Naturel Lille Métropole.


