Site archéologique de Thala

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Le site archéologique de Thala est un site archéologique tunisien situé sur la dorsale et qui, en dépit d'une histoire antique prestigieuse, conserve peu de vestiges. Le site est localisé dans la ville actuelle de Thala, rare exemple de ville ayant conservé son nom antique.

Faits en bref Localisation, Pays ...
Site archéologique de Thala
Image illustrative de l’article Site archéologique de Thala
Ruines romaines à Thala.
Localisation
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Kasserine
Coordonnées 35° 34′ 32″ nord, 8° 40′ 12″ est
Géolocalisation sur la carte : Tunisie
(Voir situation sur carte : Tunisie)
Site archéologique de Thala
Site archéologique de Thala
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Localisation et étymologie

La ville de Thala, qui a conservé son nom antique, est située à une altitude d'environ 1 000 m[A 1], à 53 km de Sicca Veneria[C 1] et à une vingtaine de kilomètres d'Ammaedara[A 2].

Histoire

Histoire antique

La ville est liée au royaume massyle avec les rois Massinissa, Jugurtha ou Micipsa[A 1]. Elle est prise par Quintus Caecilius Metellus Numidicus en [C 1].

Tibère décide de créer une route reliant Ammaedara (Haïdra) à Tacape (Gabès), ce qui détourne les flux des espaces des tribus berbères. Une révolte a lieu derrière Tacfarinas et, avec sa défaite, la région est soumise à Rome[A 1].

Les divinités puniques Tanit, Cælestis, Pluton et Saturne avaient leur sanctuaire dans la cité[C 1].

La ville devient municipe à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle[A 3] ou dans le cours du IIIe siècle. En 209-210, c'est un élément fortifié dépendant d'Ammaedara[B 1].

Aucun témoignage du christianisme n'est antérieur au Ve siècle, où le nom de l'évêque Urbanus est cité comme donatiste pour la conférence de Carthage de 411[A 3]. Un autre évêque est connu par un élément épigraphique, Faustinianus[B 1].

Durant l'époque byzantine, le site est important dans l'organisation militaire de la région mise en place par Justinien[A 3].

Histoire des fouilles

L'édifice chrétien est fouillé dans les années 1960 puis dans les années 1990[A 4].

Description des vestiges

Cité importante tant dans les sources que dans l'histoire de la région, Thala a conservé peu de vestiges car la ville contemporaine s'est installée à son emplacement[A 3]. Les vestiges conservés permettent d'évoquer les différentes étapes de l'histoire de la ville[A 5].

Vestiges conservés

Des sépultures mégalithiques sont conservées à la sortie de la ville[A 4].

De l'époque romaine sont conservés une nécropole et un mausolée, dans un quartier moderne[A 4]. Le mausolée, « complètement occulté par les constructions », mesure 3,30 m sur 4,20 m, les murs étant larges de 0,50 m. Il comportait deux étages[1].

Une place dallée est conservée partiellement, peut-être liée au forum, avec une église datée du Ve siècle[A 4]. L'église a utilisé le forum ou un temple à cour[B 2]. La mensa est au musée national du Bardo[B 2]. L'église mesure 25 m sur 13 m et était accessible par le côté. Une séparation entre la nef et les bas-côtés est réalisée au moyen de réemploi de pierres tombales païennes[A 4]. Certains murs réutilisés étaient en grand appareil alors que d'autres étaient en moellons[B 2]. L'ouverture de l'édifice a changé au cours de son histoire[B 2]. Le quadratum populi comprenait trois neufs ou six travées, avec une abside semi-circulaire et deux sacristies[B 3].

Les fouilles de l'édifice ont démontré que l'église occupait l'espace d'un temple consacré à Saturne et ont livré un bétyle[2] et d'autres vestiges tant architecturaux que des stèles[C 1].

Image externe
Table d'autel de Sbeïtla.

L'édifice comportait deux chœurs ou absides, l'un des espaces étant liturgique et l'autre étant consacré aux saints ou aux martyrs[A 6]. Une table d'autel circulaire mentionnant les saints Laurent, Sixte et Hippolyte a été retrouvée, témoignant peut-être de la conservation de reliques sur le site. L'artefact, daté du Ve ou du VIe siècle[B 3], est conservé au musée archéologique de Sbeïtla[A 2]. L'emplacement de l'autel a été reconnu[B 3]. Les fouilleurs ont retrouvé des fragments de ciborium ainsi que des tombes[B 3].

Les alentours de la ville conservent des vestiges fortifiés byzantins, en particulier dans le nord de la ville sur la route d'Ammaedara[A 2].

Église disparue

Une église fouillée en 1898 mais depuis disparue comportait des éléments provenant d'un sanctuaire à Saturne[B 1].

Une autre église d'époque byzantine a été identifiée au sud de la ville au XIXe siècle ; l'édifice était doté de mosaïques dans la nef et les bas-côtés. Certaines mosaïques en provenant sont conservées au musée national du Bardo[A 2] : la dédicace, une inscription funéraire, et des symboles chrétiens[B 1]. Le plan levé par Eugène Sadoux a été publié par Paul Gauckler en 1913[B 4].

L'édifice a connu des modifications. Dans son premier état, il faisait 29 m sur 13,80 m en opus africanum. Des mosaïques étaient présentes dont la dédicace d'un certain Zanccarius[B 5]. Dans le quadratum populi, il y avait trois nefs et neufs travées. L'édifice était pourvu d'une abside semi-circulaire ainsi que deux sacristies[B 5].

Dans un second temps, l'édifice est réduit et mesure seulement 12,70 m sur 10,60 m, une partie des anciens murs étant conservée. Le quadratum populi mesurait 9,60 m sur 9,60 m, avec trois nefs et quatre travées. L'abside était polygonale. Ce dernier état n'a pu être daté[B 5].

Références

Voir aussi

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