Siège de Gray (1477)

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Siège de Gray (1477)
Description de l'image Château fort de Gray 001.jpg.
Informations générales
Date 4 et
Lieu Gray (Haute-Saône)
Comté de Bourgogne
Issue Victoire comtoise.
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France État bourguignon
Comté de Bourgogne
Commandants
Jean Salazar Guillaume de Vaudrey

Claude de Vaudrey

Jean de la Grange
Forces en présence
1800 hommes 1200 hommes
Pertes
Plus de 1500 morts, blessés ou capturés Inconnues

Guerre de Succession de Bourgogne

Batailles

Siège de Vesoul (1477), Bataille du pont d'Émagny (1477), Siège de Dole (1477), Bataille de Guinegatte (1479), Siège de Dole (1479), Siège de Vesoul (1479)

Coordonnées 47° 26′ 42″ nord, 5° 35′ 32″ est
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
(Voir situation sur carte : Haute-Saône)
Siège de Gray (1477)
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Siège de Gray (1477)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Siège de Gray (1477)

Le siège de Gray de 1477 est une bataille qui eut lieu les 4 et 5 pendant la guerre de Succession de Bourgogne. Il oppose le commandant Français Jean Salazar qui occupe la ville de Gray, aux rebelles du comté de Bourgogne, dirigés par Guillaume de Vaudrey, qui refusent leur soumission à Louis XI et veulent reprendre la ville. Cette bataille se déroule en parallèle avec le siège de Dole qui a lieu au même moment.

Le , les états du comté de Bourgogne reconnaissent leur soumission à la couronne française, bien que la province soit terre d'empire. Cependant, les promesses non tenues et la tyrannie du roi de France Louis XI commencent à échauffer les esprits. Quelques jours après, lorsque les Français tentent d'installer leur garnison à Dole, la population « Inaccoutumée aux écharpes blanches » des troupes françaises, se révolta aux cris de « Bourgogne et Dole ! Vive dame Marie de Bourgogne ! » se ruant sur les Français, tuant ceux qui résistaient et forçant les autres à quitter la cité[1]. Le mouvement se propage dans toute la Franche-Comté et déjà en mars un soulèvement général, dirigé par le prince d'Orange, commence dans le pays. Après une série de revers, le gouverneur français Georges II de La Trémoille, Sire de Craon, réussit à vaincre les rebelles lors de la bataille du pont d'Émagny mais cette victoire est sans lendemain: il doit se rediriger en toute hâte vers le duché de Bourgogne pour réprimer le soulèvement de Dijon[2] .

Contexte graylois

La ville est prise et occupée par les troupes françaises en février sans combattre. Elle sert de base d'attaque pour toute la Franche-Comté. La cohabitations entre les soldats français et la population de Gray se passe mal : rapines et vexations achèvent de saper la patience de la population[3]. La ville est au bord du soulèvement. Fin juillet, le sieur de Craon quitte la ville pour assiéger Dole. L'occasion de chasser les Français apparaît alors. Le 23 septembre a lieu une réunion secrète dans une des caves de Gray pour décider de la conduite à tenir. Il est finalement décidé qu'un contact serait pris avec les troupes comtoises pour entreprendre quelque chose[4].

Pendant l'été, les Comtois se rendent maître de la campagne comtoise et les français sont retranchés dans les places fortes : ils ne maîtrisent plus le terrain[5]. Deux des chefs des rebelles comtois, les seigneurs Guillaume et Claude de Vaudrey, entrèrent en relations secrètes avec les habitants de Gray par le biais d'un marchand de la cité. Les rebelles avaient appris l'absence du gouverneur. Il s'agissait alors d'une occasion unique pour eux aussi de reconquérir la bourgade, où restait une garnison de 1 800 personnes, conduite par le célèbre capitaine mercenaire de la guerre de Cent Ans, Jean Salazar[6]

Parties de Besançon les troupes comtoises rejoignent la forêt de Pin où les attend un résistant comtois Jean de la Grange, avec ses hommes, qui prenaient en embuscade dans ces forêts les troupes françaises qui y circulaient. De là, ils se dirigent ensemble vers Gray. le cri de ralliement était Notre Dame! Bourgogne au lion![4]

Les combats

Conséquences

Notes et références

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