Siège de Mons (1746)
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| Date | - |
|---|---|
| Lieu |
Mons (Pays-Bas autrichiens) |
| Issue | Victoire française |
| • Prince de Conti • Joseph Marie de Boufflers |
Guerre de Succession d'Autriche
Batailles
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- Gênes (2e) (07-1747)
- Assietta (07-1747)
| Coordonnées | 50° 27′ nord, 3° 57′ est | |
|---|---|---|
Le siège de Mons a eu lieu du au , dans le contexte de la guerre de Succession d'Autriche. La ville de Mons, alors située dans les Pays-Bas autrichiens, a été assiégée par un corps d'armée français commandé par Louis François, prince de Conti. Les défenseurs autrichiens et néerlandais ont cédé la ville de Mons le 10 juillet, tandis que la citadelle (fort-annexe de Saint-Ghislain) est tombée aux mains des Français le 23 juillet[1].
Bruxelles tombe le , puis Malines et Anvers. Lorsque la nouvelle de la chute de Bruxelles parvient à Mons, l’activité y redouble : on s’efforce de préparer la ville à un éventuel siège. Des pionniers s’emploient à renforcer les fortifications défensives. Peu après, les troupes françaises reprennent position dans la région. Au début de juin, un détachement quitte Mons pour aller soutenir la garnison de Charleroi. Pourtant, ce n’est pas cette dernière mais bien Mons qui devient la prochaine cible des Français[2].
Siège
Le , des détachements de l’armée française apparaissent dans les environs du mont Panisel, au sud-est de Mons, et s’y installent pour préparer le siège de la ville. Les habitants de Mons cherchent alors des abris pour se protéger des bombardements et mettent leurs biens de valeur en lieu sûr. Le , le prince de Conti arrive à Mons. Il établit son quartier général dans l’abbaye de Bélian, à Mesvin, et décide d’investir la cité. Une délégation du conseil communal et des États du Hainaut est reçue par le prince, qui leur déclare qu’il conduira les opérations selon les règles de la guerre. Le roi Louis XV assiste lui-même à l’assaut contre Mons[2].

La tranchée devant Mons est ouverte dans la nuit du 24 au 25 juin[1]. Le siège, comparable à celui de 1691, se déroule sur deux fronts : à la porte de Bertaimont et à la porte de Nimy. Les forces présentes dans la ville étant peu nombreuses, tout laisse présager une reddition imminente. Quelques jours plus tard, les troupes françaises menacent d’envahir une zone attenante aux anciens remparts de la ville, forçant ainsi les défenseurs à se rendre. Le siège prend fin le 10 juillet. Dès la chute de la cité, les conditions de la capitulation sont fixées. Le 13, les soldats autrichiens et hollandais viennent déposer les armes sur la Grand-Place[2]. Quant au fort-annexe de Saint-Ghislain, il tombe aux mains des Français le 23 juillet[1]. Les Français comptent alors plusieurs milliers de morts, tandis que du côté de la garnison, les pertes se limitent à quelques centaines de tués et de blessés[2].