Siège de l'Assemblée populaire nationale
édifice législatif situé à Alger, Algérie
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Le siège de l'Assemblée populaire nationale, anciennement hôtel de ville d'Alger, est un bâtiment public emblématique situé sur le boulevard Zighoud-Youcef (anciennement boulevard Carnot), face au front de mer d'Alger.
| Type | |
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| Style | |
| Architecte |
Jean Niermans, Édouard Niermans, Jean-Louis Ferlié |
| Construction |
1936 - 1951 |
| Ouverture | |
| Inauguration |
24 février 1951 |
| Occupant | |
| Site web |
(ar) www.apn.dz |
| Pays | |
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| Coordonnées |
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Conçu en et inauguré en , il constitue l'un des exemples les plus achevés du style « paquebot » et de l'architecture monumentale du milieu du XXe siècle en Afrique du Nord. Initialement dévolu à l'administration municipale, il est réaffecté après l'indépendance du pays en pour abriter la chambre basse du Parlement algérien.
Historique
Contexte et emplacements précédents
À l'origine de l'emplacement actuel du bâtiment se trouvait une manutention militaire utilisée par l'armée française, construite pendant le Second Empire français[1].
Avant l'inauguration de cet édifice, les services municipaux d'Alger ont occupé plusieurs sites :
- De à , la mairie siégeait dans un édifice de la Casbah d'Alger[2].
- De 1883 au milieu du XXe siècle, elle est installée sur le front de mer (actuel boulevard Che-Guevara), dans l'ancien Grand Hôtel d'Orient, qui abrite aujourd'hui la mairie de la commune de Casbah[3].
Au début des années 1930, sous l'impulsion du maire Charles Brunel, la décision est prise de construire un nouvel hôtel de ville monumental pour répondre à l'expansion de la métropole.
Le concours d'architecture de 1934
Le , un jury de treize membres, incluant l'urbaniste Henri Prost, se réunit pour désigner le projet lauréat parmi de nombreuses propositions internationales[4]. Le palmarès reflète l'effervescence architecturale de l'époque :
- Premier prix (Lauréat) : Projet nommé « Le Paquebot », par les frères parisiens Jean Niermans (Grand Prix de Rome) et Édouard Niermans, en équipe avec l'architecte local Jean-Louis Ferlié. Ce projet l'emporte avec une majorité écrasante de 12 voix sur 13.
- Deuxième prix : Projet « El-Djezaïr », par M. Tafoureau (Alger).
- Troisième prix : Projet « Bugeaud », par M. Cassare (Paris).

Construction et aléas historiques
La première pierre est posée en 1936. Le bâtiment est relativement achevé structurellement en , mais le chantier subit d'importants retards dus à la complexité des fondations sur le front de mer et au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Durant le conflit, les restrictions sur les matériaux (acier et béton) stoppent les travaux. L'édifice est utilisé par les services civils et militaires de l'État français, avant d'être restitué à la mairie d'Alger en . Les finitions durent plusieurs années et le bâtiment est officiellement inauguré le [5].
Époque contemporaine
Dès l'indépendance en 1962, le bâtiment est réaffecté pour devenir le siège de l'institution législative nationale.
Dans les années 2010, des projets ont été envisagés pour déplacer l'Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation vers un nouveau complexe parlementaire dans la commune de Hussein Dey, au niveau de la station des Fusillés[6].
Architecture
Conception et distribution spatiale
La conception de Niermans et Ferlié repose sur une approche rationaliste. Les architectes déclarent avoir conçu l'espace en se mettant « dans la peau de l'usager pour ménager ses pas, son temps et limiter ses recherches »[4]. Le bâtiment s'organise autour de grands axes de circulation permettant de séparer les flux du public de ceux de l'administration.
Esthétique « Paquebot »
L'appellation « Le Paquebot » décrit précisément l'esthétique du bâtiment, typique de l'Art déco tardif et du Modernisme :
- L'horizontalité : Les longues façades rythmées par des galeries et des balcons filants rappellent les ponts des grands transatlantiques.
- Le profilage : Les angles arrondis et la tour centrale (évoquant une cheminée ou un poste de commandement) renforcent cette métaphore maritime.
- L'intégration : La structure en béton armé est revêtue d'une pierre blanche qui lui confère une allure solennelle, créant un dialogue visuel avec les navires du port en contrebas.
Galerie
- L'Assemblée populaire nationale en 2012.
- Archives : Résultats du concours (1934).
- Élévations et plans d'origine du projet.
- L'hémicycle.
