SmartFresh
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SmartFresh (SmartFresh Quality System) est la marque commerciale d'une préparation à base de produits phytopharmaceutiques de synthèse commercialisée par la société d'agrochimie AgroFresh[1]. Cette préparation, à base de 1-méthylcyclopropène (1-MCP), est largement utilisée par l'agroindustrie comme régulateur de croissance pour permettre une très longue conservation des fruits récoltés, notamment les pommes, les poires, les kiwis, les bananes, les prunes mais aussi les fleurs coupées.
AgroFresh est une société nord-américaine fondée en 1999 à Philadelphie par le groupe Rohm and Haas pour exploiter commercialement la découverte du 1-MCP[2]. Elle a été rachetée en 2008 par Dow AgroSciences.
Le 1-MCP est un gaz, analogue de l'éthylène. Il se fixe plus facilement que l'éthylène aux récepteurs naturels à la surface du fruit, bloquant ainsi les effets de l'éthylène endogène et exogène sur la maturation. Il est diffusé dans les installations de stockage et les conteneurs de transport pour ralentir le processus de maturation des fruits et leur production naturelle d'éthylène. Cette méthode qui prolonge la durée de vie de ces fruits est approuvée par l'Union européenne depuis 2005.
L'usage du 1-MCP peut être associé à la technique de l'atmosphère contrôlée, qui se pratique dans le secteur de la production fruitière depuis plus de 50 années[3]. L'ingrédient principal en volume (92 à 94 %) dans SmartFresh est un cycloalcène. (Détails du mode d'action sur cette page : 1-Méthylcyclopropène).
Conditions d'utilisation
Valeur nutritionnelle des fruits traités après la longue conservation permise par SmartFresh
La seule étude indépendante qui existe sur ce produit est celle d’un chercheur australien, le docteur Stephen Morris du Sydney Postharvest Laboratory qui aurait affirmé qu’après « un mois de stockage, la pomme perd 25 % de sa valeur nutritive » jusqu’à n’être qu’un « fruit vide au bout d’un an ». Le docteur Stephen Morris interviewé prétend que « le fruit est agréable à manger, il garde son croquant, mais il n’est pas aussi bon qu’un fruit non traité… »
Mais pourquoi s’adresser à un laboratoire indépendant aussi éloigné ? Parce qu’il est le seul à s’être distingué par une étude toute récente (novembre 2014) dans laquelle le Dr Morris indique que le gaz aurait un effet néfaste sur la douceur et l'arôme des pommes, malgré l'apparence de préservation.

