Salsepareille d'Europe
espèce de plante
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Smilax aspera · Salsepareille
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Liliopsida |
| Ordre | Liliales |
| Famille | Smilacaceae |
| Genre | Smilax |
| Ordre | Liliales |
|---|---|
| Famille | Smilacaceae |
La Salsepareille d'Europe, ou simplement Salsepareille (Smilax aspera), parfois appelée liseron épineux, est une espèce de plantes monocotylédones de la famille des Smilacacées.
Elle est consommée de différentes façons, notamment sous forme de jeunes pousses. Comme plusieurs autres plantes du genre Smilax, elle est utilisée pour ses vertus médicinales.
Au Québec, dans l'usage commun, le mot « salsepareille » désigne d'autres plantes.
Étymologie du nom
Il s’agit d’un emprunt au portugais salsaparrilha, lui-même emprunté, avec une altération due à l’influence du mot salsa (« persil ») à l’espagnol zarzaparrilla (« salsepareille »).
Ce mot espagnol est composé de zarza (« ronce ») et de parrilla (« treille »), dérivé diminutif de parra (« treille »). Les mots zarza et parra sont d’origine inconnue, probablement préromaine[1].
Description


La salsepareille d'Europe est un sous-arbrisseau ou liane vivace. Elle mesure de 1 à 3 m de haut et possède une tige volubile, ligneuse, sarmenteuse et épineuse. Ses feuilles alternes, persistantes, luisantes, sont en forme de cœur ou de pique, et munies de deux stipules transformés en vrilles. Le limbe coriace est parcouru de 5 à 7 nervures à tracé pseudo-parallèle se rejoignant au sommet, mais, fait exceptionnel pour une monocotylédone, réunies par un réseau de nervures secondaires. Le bord du limbe est épineux.
C’est une plante dioïque, à fleurs petites, blanc jaunâtre, réunies en petites ombelles. Les fruits petits et globuleux, parfois ovales, ressemblent à des groseilles, sont rouge foncé. La plante contient des saponines.
La floraison, très odorante, a lieu d’août à novembre en région méditerranéenne[2]. Les fruits arrivent à maturité en novembre-décembre.
On peut confondre cette plante avec le Tamier commun (Dioscorea communis), mais ce dernier a une tige sans épine.
Sous-espèces
- S. aspera subsp. aspera
- S. aspera subsp. balearica
- S. aspera subsp. mauritanica
- S. aspera subsp. nigra
Distribution et habitat
Cette espèce pousse[3],[4] dans les terres sèches :
- de l'ensemble du pourtour méditerranéen ;
- en Afrique de l’est et du centre ;
- en Asie (Inde, Népal, Chine du sud).
La liane, trop solide pour être rompue à la main, contribue à rendre la garrigue languedocienne difficilement pénétrable.
La plante est consommée par les caprins et par la chenille du Bombyx du pin (Dendrolimus pini), un papillon de nuit.
Usages

Médecine
Des salsepareilles ont été importées de Nouvelle-Espagne en Europe aux XVIe – XVIIe siècles comme plantes médicinales. Le médecin sévillan Nicolas Monardes (1493-1588), qui l'a dit très semblable à la salsepareille d'Europe[5], ignorait qu’il s’agissait d’espèces différentes[pas clair] (Smilax aristolochiifolia Mill.[6], Smilax febrifuga, Smilax regelii).
En tant plante médicinale, elle a été utilisée contre le rhumatisme et certaines maladies de peau (eczéma, psoriasis), contre la grippe, l'anorexie ou la goutte.
Elle a une action diurétique et diaphorétique, car elle active la circulation. Seules ses racines sont utilisées.[réf. nécessaire]
Elle contient des phyto-stérols et des formes de stéroïdes, on pense donc qu’elle joue sur les taux de testostérone[7].
Alimentation
Jeunes pousses
Les parties toutes jeunes des branches de la salsepareille sont comestibles, crues (en Espagne par exemple) ou cuites. On les cueille au printemps, rougeâtres et très tendres. Elles ont une saveur légèrement amère agréable, et elles peuvent être préparées comme les asperges[8],[9].
En Turquie et Italie, après les avoir fait bouillir, elles sont servies avec de l'huile d’olive et du citron ou dans des omelettes. Elles sont aussi appréciées en Bosnie[9].
Fleurs
Dans le Midi de la France, infusées dans de l'eau-de-vie avec un sirop de sucre, elles servent à fabriquer une liqueur[9].
Racines
Une boisson espagnole (appelée zarzaparilla) était produite avec ses racines[9].
Fruits
Ses baies ne sont pas vraiment toxiques, mais ne sont généralement pas considérées comme consommables[réf. souhaitée].
Cependant, en Sicile, les baies très mûres ont servi[Quand ?] à faire des confiture[9].
Ornementation
On la trouve cultivée dans des parcs et jardins[réf. nécessaire] à des fins d'ornementation.
La salsepareille dans la culture
Littérature
- Dans le roman Mémoires sauvés du vent (1982) de Richard Brautigan, le narrateur boit une boisson à la salsepareille devant une station service avant d'aller tirer avec son .22 Long Rifle sur des pommes pourries.
- Dans le roman Le Bruit et la Fureur (1929) de William Faulkner, elle est consommée à plusieurs reprises par des protagoniste ; elle a notamment pour effet de « se sentir comme un hibou à l’intérieur. »
- Dans le roman Un Parfum d'encre et de liberté (2016) de Sarah McCoy, Sarah savoure avec délice une salsepareille (sarsaparilla) au restaurant Atwood and Bacon Oyster House de Boston.
Bande dessinée
- Dans la série initiée par Peyo en 1958, Les Schtroumpfs, la salsepareille est le mets favori des héros éponymes. Ainsi dans l'album La Schtroumpfette (1967), le Schtroumpf gourmand répond au Grand Schtroumpf qui lui demande s'il fait bonne chère : « Mwoui, Grand Schtroumpf ! Miam ! Ch'est bon, cha, la chalchepareille toute fraîche ! »[10]
Cinéma
- Dans le film Charlie Chan aux courses (Charlie Chan at the Race Track) de H. Bruce Humberstone (1936 ), c'est la boisson commandée par Charlie Chan au serveur sur le bateau.
- dans le film de Ken Russell Les Diables (1971), elle est citée comme remède à la peste .
- Dans le film L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man without a Star) de King Vidor (1955), c'est la boisson conseillée « pour ne pas le regretter le lendemain matin » (contrairement au whisky).
- Dans le film Retour vers le futur 3 (1990), Doc Brown se fait offrir de la salsepareille par le barman du saloon après sa dispute avec Clara Clayton.
- Dans le film The Big Lebowski des frères Coen (1998), elle est consommée à deux reprises par le narrateur de l'histoire (interprété par Sam Elliott).
- Dans le film Seuls two (2008), Gervais analyse et prodigue des soins à base de salsepareille à Curtis.
- Dans le film The Car (1977) d'Elliot Silverstein, le shérif Everett propose de commander une salsepareille plutôt qu'un gin-tonic pour Wade Parent.
Télévision
- Dans la série Fringe, elle est la boisson favorite du Dr Walter Bishop (2008, saison 1, épisode 4).
- Dans la série Mentalist, la salsepareille est une boisson que commande Patrick Jane au bar dans une ville de l’Ouest américain (2013, saison 5, épisode 19).
- Dans la série Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, le banquier M. Poe en demande une au comte Olaf déguisé en barman dans la ville de VDC (2018, saison 2, épisode 5).
- Dans la série Docteur Quinn, femme médecin (saison 2, épisode 18), Matthew Cooper commande un sirop de salsepareille au saloon.
Jeux vidéo
- Dans le jeu vidéo Xenoblade Chronicles (2010), la salsepareille est un objet de collection.
- Dans le jeu vidéo Fallout: New Vegas (2010), la Sunset Sarsaparilla est une boisson consommable à base de salsepareille.
La salsepareille du Québec
Au Québec, on nomme salsepareille une autre espèce de plante, que l’on trouve communément dans les sous-bois d'érables et de conifères : l'Aralia nudicaulis, de la famille des Araliacées, celle du lierre et du ginseng. Cette plante porte trois tiges sur un pied. La fleur, lorsqu'elle est présente, part du pied et les fruits deviennent bleu foncé en murissant. Son rhizome se développe à l'horizontale à fleur de terre. Cette plante est utilisée en décoction comme anti-stress, régulateur de la pression sanguine et stimulant général.
L'expression « salsepareille indigène » désigne le Houblon (Humulus lupulus).