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Salsepareille d'Europe

espèce de plante From Wikipedia, the free encyclopedia

Smilax aspera · Salsepareille

La Salsepareille d'Europe, ou simplement Salsepareille (Smilax aspera), parfois appelée liseron épineux, est une espèce de plantes monocotylédones de la famille des Smilacacées.

Elle est consommée de différentes façons, notamment sous forme de jeunes pousses. Comme plusieurs autres plantes du genre Smilax, elle est utilisée pour ses vertus médicinales.

Au Québec, dans l'usage commun, le mot « salsepareille » désigne d'autres plantes.

Étymologie du nom

Il s’agit d’un emprunt au portugais salsaparrilha, lui-même emprunté, avec une altération due à l’influence du mot salsa (« persil ») à l’espagnol zarzaparrilla (« salsepareille »).

Ce mot espagnol est composé de zarza (« ronce ») et de parrilla (« treille »), dérivé diminutif de parra (« treille »). Les mots zarza et parra sont d’origine inconnue, probablement préromaine[1].

Description

Feuille.
Fleurs.
Smilax aspera - Muséum de Toulouse.

La salsepareille d'Europe est un sous-arbrisseau ou liane vivace. Elle mesure de 1 à 3 m de haut et possède une tige volubile, ligneuse, sarmenteuse et épineuse. Ses feuilles alternes, persistantes, luisantes, sont en forme de cœur ou de pique, et munies de deux stipules transformés en vrilles. Le limbe coriace est parcouru de 5 à 7 nervures à tracé pseudo-parallèle se rejoignant au sommet, mais, fait exceptionnel pour une monocotylédone, réunies par un réseau de nervures secondaires. Le bord du limbe est épineux.

C’est une plante dioïque, à fleurs petites, blanc jaunâtre, réunies en petites ombelles. Les fruits petits et globuleux, parfois ovales, ressemblent à des groseilles, sont rouge foncé. La plante contient des saponines.

La floraison, très odorante, a lieu d’août à novembre en région méditerranéenne[2]. Les fruits arrivent à maturité en novembre-décembre.

On peut confondre cette plante avec le Tamier commun (Dioscorea communis), mais ce dernier a une tige sans épine.

Sous-espèces

  • S. aspera subsp. aspera
  • S. aspera subsp. balearica
  • S. aspera subsp. mauritanica
  • S. aspera subsp. nigra

Distribution et habitat

Cette espèce pousse[3],[4] dans les terres sèches :

La liane, trop solide pour être rompue à la main, contribue à rendre la garrigue languedocienne difficilement pénétrable.

La plante est consommée par les caprins et par la chenille du Bombyx du pin (Dendrolimus pini), un papillon de nuit.

Usages

Aspect général.

Médecine

Des salsepareilles ont été importées de Nouvelle-Espagne en Europe aux XVIe – XVIIe siècles comme plantes médicinales. Le médecin sévillan Nicolas Monardes (1493-1588), qui l'a dit très semblable à la salsepareille d'Europe[5], ignorait qu’il s’agissait d’espèces différentes[pas clair] (Smilax aristolochiifolia Mill.[6], Smilax febrifuga, Smilax regelii).

En tant plante médicinale, elle a été utilisée contre le rhumatisme et certaines maladies de peau (eczéma, psoriasis), contre la grippe, l'anorexie ou la goutte.

Elle a une action diurétique et diaphorétique, car elle active la circulation. Seules ses racines sont utilisées.[réf. nécessaire]

Elle contient des phyto-stérols et des formes de stéroïdes, on pense donc qu’elle joue sur les taux de testostérone[7].

Alimentation

Jeunes pousses

Les parties toutes jeunes des branches de la salsepareille sont comestibles, crues (en Espagne par exemple) ou cuites. On les cueille au printemps, rougeâtres et très tendres. Elles ont une saveur légèrement amère agréable, et elles peuvent être préparées comme les asperges[8],[9].

En Turquie et Italie, après les avoir fait bouillir, elles sont servies avec de l'huile d’olive et du citron ou dans des omelettes. Elles sont aussi appréciées en Bosnie[9].

Fleurs

Dans le Midi de la France, infusées dans de l'eau-de-vie avec un sirop de sucre, elles servent à fabriquer une liqueur[9].

Racines

Une boisson espagnole (appelée zarzaparilla) était produite avec ses racines[9].

Fruits

Ses baies ne sont pas vraiment toxiques, mais ne sont généralement pas considérées comme consommables[réf. souhaitée].

Cependant, en Sicile, les baies très mûres ont servi[Quand ?] à faire des confiture[9].

Ornementation

On la trouve cultivée dans des parcs et jardins[réf. nécessaire] à des fins d'ornementation.

La salsepareille dans la culture

Littérature

Bande dessinée

  • Dans la série initiée par Peyo en 1958, Les Schtroumpfs, la salsepareille est le mets favori des héros éponymes. Ainsi dans l'album La Schtroumpfette (1967), le Schtroumpf gourmand répond au Grand Schtroumpf qui lui demande s'il fait bonne chère : « Mwoui, Grand Schtroumpf ! Miam ! Ch'est bon, cha, la chalchepareille toute fraîche ! »[10]

Cinéma

  • Dans le film Charlie Chan aux courses (Charlie Chan at the Race Track) de H. Bruce Humberstone (1936 ), c'est la boisson commandée par Charlie Chan au serveur sur le bateau.
  • dans le film de Ken Russell Les Diables (1971), elle est citée comme remède à la peste .
  • Dans le film L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man without a Star) de King Vidor (1955), c'est la boisson conseillée « pour ne pas le regretter le lendemain matin » (contrairement au whisky).
  • Dans le film Retour vers le futur 3 (1990), Doc Brown se fait offrir de la salsepareille par le barman du saloon après sa dispute avec Clara Clayton.
  • Dans le film The Big Lebowski des frères Coen (1998), elle est consommée à deux reprises par le narrateur de l'histoire (interprété par Sam Elliott).
  • Dans le film Seuls two (2008), Gervais analyse et prodigue des soins à base de salsepareille à Curtis.
  • Dans le film The Car (1977) d'Elliot Silverstein, le shérif Everett propose de commander une salsepareille plutôt qu'un gin-tonic pour Wade Parent.

Télévision

Jeux vidéo

La salsepareille du Québec

Au Québec, on nomme salsepareille une autre espèce de plante, que l’on trouve communément dans les sous-bois d'érables et de conifères : l'Aralia nudicaulis, de la famille des Araliacées, celle du lierre et du ginseng. Cette plante porte trois tiges sur un pied. La fleur, lorsqu'elle est présente, part du pied et les fruits deviennent bleu foncé en murissant. Son rhizome se développe à l'horizontale à fleur de terre. Cette plante est utilisée en décoction comme anti-stress, régulateur de la pression sanguine et stimulant général.

L'expression « salsepareille indigène » désigne le Houblon (Humulus lupulus).

Notes et références

Voir aussi

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