Socialisme de guerre
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Le terme « socialisme de guerre » (Kriegssozialismus en allemand[1]) désigne l'économie de guerre allemande durant la Première Guerre mondiale.
Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le SPD se trouva dans une situation délicate car, bien qu'il se considérait comme un parti internationaliste, il vota en faveur des crédits de guerre et, conformément aux paroles de l'empereur Guillaume II (« Je ne reconnais plus les partis, je ne reconnais que les Allemands ! »), rejoignit les rangs des partis soutenant l'effort de guerre du Reich dans le cadre de la Burgfriedenspolitik (équivalent allemand de l'Union sacrée pour la France).
Durant cette période, les syndicats décidèrent de mettre fin à la lutte avec le patronat allemand car considérant les ouvriers comme faisant partis de l'unité allemande. Parallèlement, le libre marché fut fortement restreint par l'économie de guerre qui substituait la planification étatique et les réglementations visant à accroître la production d'armements à la concurrence. Les cartels et les Organisations corporatistes (Ständische Organisation) étendirent considérablement leur influence et la souveraineté du consommateur (Verbrauchersouveränität) fut abolie par le rationnement.
Les représentants du socialisme de guerre comprenaient Johann Plenge et Rudolf Kjellén ainsi que le Groupe Lensch-Cunow-Haenisch.
Le terme de « socialisme de guerre » fut cependant critiqué certains l'interprétant bien plus comme un « capitalisme de guerre » tandis que d'autres mettait l'accent sur le fait que le socialisme socialisme de guerre visait la restriction (illustrée par les tickets de rationnement) alors que le but du socialisme est la pleine satisfaction et entière des besoins matériels. D'autres mettait également en avant que le socialisme de guerre impliquait la coercition et la discipline, tandis que l'organisation du socialisme implique la protection sociale pour chaque individu.