Société de musique d'autrefois

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La Société de musique d'autrefois (SMA) était une société de concerts privée active principalement entre 1926 et 1975[1]. Elle est considérée comme une pionnière dans le mouvement de redécouverte et de diffusion de la musique ancienne. Son principe fondateur reposait sur l'interprétation d'une heure de musique ancienne sur des instruments d'époque. La SMA visait à pratiquer la musique en s'appuyant sur une conception historiquement informée.

Les origines de la Société de musique d'autrefois remontent à une initiative de 1919 du commandant Georges Le Cerf (1879-1933)[1]. Collectionneur d'instruments anciens, Le Cerf fonde cette année-là un petit orchestre destiné à faire revivre ces instruments à travers des concerts. Il structure progressivement cette initiative et organise des représentations régulières. En 1924, Georges Le Cerf s'associe à Geneviève Thibault et à Mme de la Lamberterie[1]. Dès 1926, Mlle Eugénie Droz et M. de Courville participent également. Le 18 décembre 1926, ils fondent la Société de musique ancienne. Cette association se rebaptise Société de musique d'autrefois dès son premier concert en 1927.

Principes fondateurs

Dans l'un des programmes de concert de la SMA on trou principes fondateurs de la Société de musique d'autrefois, tels qu'énoncés dans les sources, incluent :

  • Conserver aux œuvres des grands musiciens passés leur vie propre
  • Montrer que, des trésors cachés dans les archives de France, d'Italie, d'Allemagne, d'Espagne... nous ne connaissons qu'une faible partie.
  • Prouver que ce qui reste ignoré peut encore égaler ce que la paresse des traditions acceptées classe justement au rang des chefs-d'œuvre.
  • Pour donner à ces œuvres, que l'on peut dire nouvelles, leur présence réelle, tenter de les interpréter sur les instruments pour lesquels elles furent écrites.
  • Dans ce but, réunir, grâce au généreux concours du commandant Le Cerf, les instruments indispensables.
  • Créer une école permanente permettant à des artistes choisis et s'y intéressant d'apprendre et de perfectionner la technique des instruments anciens.
  • Publier des méthodes instrumentales anciennes pour fournir aux élèves des documents certains.
  • Contribuer par tous les moyens à la conservation et à la vie des instruments anciens que ne remplacent pas les instruments modernes, d'ailleurs parfaitement adaptés à l'art de leur époque ; dans cet ordre d'idées, entreprendre le dénombrement des orgues de facture ancienne, existant en France, susceptibles d'être conservées ou réparées; contribuer à leur réparation et même l'organiser.
  • Grouper pour cette œuvre multiple le concours de toutes les personnes s'intéressant à l'art musical et à l'histoire, de manière à augmenter le nombre des adhérents de la Société fondée en 1926.
  • Obtenir de souscripteurs généreux les dons spéciaux que nos statuts nous autorisent à recevoir, pour les affecter soit à des bourses d'études pour les exécutants qui se préparent à la technique des instruments anciens, soit à la formation d'artisans susceptibles de réparer ou d'entretenir ces instruments, soit à la création de fonds destinés à la  réparation des orgues.

Périodes d'activité

La Société de musique d'autrefois n'a pas eu une production constante de concerts au fil des années. Une interruption notable de 19 ans est observable entre 1933 et 1952[2]. Le décès du Commandant Georges Le Cerf en 1933 est considéré comme une raison plausible de cette interruption. Geneviève Thibault, cofondatrice, s'est retirée de la vie musicale et savante après son mariage en 1931 et a repris ses activités et l'organisation de concerts en juin 1953, après le décès de son époux[3]. Elle a repris l'animation de la SMA, donnant environ 90 concerts entre 1954 et 1975[2]. Au cours de son existence, la société a organisé environ 140 concerts.

Le rôle central des instruments anciens

La SMA a été fondée et soutenue par des collectionneurs d'instruments, notamment Georges Le Cerf et Geneviève Thibault. L'hypothèse a été avancée que la vocation de collectionneur de Geneviève Thibault se soit éveillée à la vue des collections du Commandant Le Cerf[1]. Dès sa création, la société s'est inscrite dans une démarche visant à « poursuivre la résurrection des instruments anciens en constituant des ensembles instrumentaux plus nombreux et plus disciplinés »[1]. L'accent était mis sur la volonté de remettre en jeu des instruments d'époque, considérés comme des témoins essentiels de la pratique musicale. L'histoire de la SMA est liée à celle des instruments historiques et des artisans qui ont œuvré à leur conservation et restauration. Geneviève Thibault a légué à sa mort sa collection d'instruments au Musée de la Musique de Paris[4],[5].

Concerts et lieux de production

Figures marquantes

Notes et références

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