Société des cinéromans

ancienne société française de production cinématographique From Wikipedia, the free encyclopedia

La Société des cinéromans est une ancienne société de production cinématographique française, fondée en 1919 par René Navarre avec la collaboration des romanciers Arthur Bernède et Gaston Leroux, et spécialisée dans le roman-feuilleton et le film à épisodes. Elle disparaît avec la fin du cinéma muet.

Fondation
Dissolution
1930
Faits en bref Fondation, Dissolution ...
Société des cinéromans
Histoire
Fondation
Dissolution
1930
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
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Histoire

En 1918, René Navarre, installé à Nice, entreprend le tournage d'une série de 16 films de 30 minutes sur des scénarios de Gaston Leroux. La série, intitulée La Nouvelle Aurore, relate les nouvelles aventures de Chéri-Bibi, interprété par Navarre, et qui sera éditée sous forme de fascicules par La Renaissance du livre dans la collection « Les Romans-cinémas »[1]. Leroux rédige également une adaptation en roman-feuilleton destinée à paraître dans le quotidien Le Matin, que dirige Jean Sapène[2]. Navarre, qui produit la série cinématographique, s'entend avec Leroux et Sapène pour que la sortie des épisodes coïncide avec la publication du feuilleton. Le succès est considérable et donne naissance en 1919 à la Société des cinéromans, afin de pérenniser le système, avec le soutien financier de Serge Sandberg.

René Navarre est nommé directeur de la société. Gaston Leroux écrit le scénario de trois des premières productions de la société, en même temps que leur adaptation en roman-feuilleton (Tue-la-mort, Le Sept de trèfle, et Rouletabille chez les Bohémiens). Le romancier Arthur Bernède, qui a déjà publié le roman-feuilleton Judex en même temps que son adaptation cinématographique, s'associe également à l'entreprise[3]. La collaboration avec la presse s'étend à trois autres journaux (Le Petit Parisien, Le Journal et L'Écho de Paris).

Malheureusement, la qualité des œuvres se dégrade en raison des cadences de production à soutenir[4], et Sandberg revend ses actions à Sapène en 1922[5]. Sapène engage alors Louis Nalpas (1884-1948), cousin d'Antonin Artaud[6] comme directeur artistique, et se rapproche de Pathé-Consortium pour assurer la distribution des films. La Société des cinéromans est ensuite progressivement intégrée au groupe Pathé[7].

Le principe du feuilleton publié simultanément à la sortie du film ne s'est pas maintenu longtemps après la disparition de la Société des cinéromans et l'avènement du cinéma parlant. Produit par Les Films Osso, Méphisto (1931) semble en être le dernier exemple. En 1932, Jean Marguet écrivait :

« Au temps des cinés-romans à plusieurs épisodes, ce genre de films connut une grande vogue. Mais qui, aujourd'hui, se souvient de l'Espionne aux yeux verts ou de Belphégor ? L'an dernier, nous eûmes Méphisto, en épisodes, mais dès la parution du film les producteurs s'empressèrent, peut-être avec juste raison, d'abandonner la tentative et réduisirent « les épisodes » au point d'en faire un film un peu long, mais possible à passer en une seule soirée[8]. »

Filmographie

Affiche pour L'Aiglonne d'Arthur Bernède, signée Ottorino Andreini, avec Cyprian Gilles (1921).

Productions

Distribution

Notes et références

Liens externes

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