Société havraise d'études diverses
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| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaines d'activité |
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France), enseignement supérieur |
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| Président |
Jacques Simon (d) (depuis ) |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
La Société havraise d’études diverses (SHED) est une société savante fondée au Havre en 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe Ier alors que commence pour la cité une nouvelle ère de prospérité.
Quelques érudits du Havre conviennent, pendant l’été 1833[1], de créer une société académique. Une liste de seize membres fondateurs est dressée, où figurent magistrats, ingénieurs, médecins, négociants, essentiellement des libéraux. Le nom de Société havraise d'études diverses est choisi en même temps que les premiers statuts sont votés. Le président est Pierre Frissard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, qui vient de transformer le port du Havre en faisant creuser l’avant-port et reconstruire les principaux quais.
La première séance de travail a lieu le de la même année. Il est décidé de se réunir deux fois par mois pour entendre les communications prononcées par les membres sur leurs travaux. Une partie d’entre elles est publiée[2]. Exception faite de la politique et de la religion, tous les sujets peuvent être abordés : littérature, sciences, morale, instruction publique, industrie, agriculture, commerce, médecine, ou beaux-arts.
En 1860, la SHED institue des concours thématiques (géologie, archéologie, littérature…) et en récompense les lauréats. En novembre, elle met en place une série de cours publics, dont les quatre premiers traitent de cosmographie, de botanique, du droit naturel et du droit maritime.
À partir de 1861, les membres reçoivent des jetons de présence métalliques gravés aux effigies de célébrités locales, à l’instar de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen qui vient d’adopter Corneille, Fontenelle et Poussin. Le choix de Bernardin de Saint-Pierre et de Casimir Delavigne s’impose alors : ils sont, en ce milieu du XIXe siècle, les deux écrivains nés au Havre les plus célèbres et leurs statues jumelles marquent, depuis 1852, l’entrée du port.
Un plan d’enseignement commercial mis au point par la Société avait été appliqué au Havre dès 1850. S’en étant inspiré pour développer en France un nouvel enseignement secondaire, le ministre de l’Instruction publique Victor Duruy fait déclarer la Société havraise d'études diverses d'utilité publique en 1865.
En 1889, la Société décide de remettre, chaque année, une médaille de vermeil au Lycée de garçons comme prix de discours français et de mathématiques élémentaires et au Lycée de filles comme prix de littérature française : Raymond Queneau fut un des lauréats.