La fondation se fait à l'exemple d'autres sociétés en Europe, comme en 1731 la Dublin Society for improving Husbandry, Manufactures and other Useful Arts, en 1753 à Londres la Royal Society of Arts et à la suite la Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige à Bâle ou à Paris la Société d'encouragement pour l'industrie nationale.
Le nom de "Société patriotique" signifie principalement la promotion désintéressée de la communauté. Elle se veut fidèle à son objectif de charité issu du siècle des Lumières.
À l'initiative de la Société patriotique de 1765 et de ses membres, on introduit à Hambourg les premiers paratonnerres et la production de pomme de terre, la création de la première caisse d'épargne en Europe en 1778, de la Hamburger Öffentliche Bücherhallen, une bourse du travail pour les dockers. La Société fonde aussi une école de dessin technique qui deviendra l'université des sciences appliquées de Hambourg. En outre, avec le soutien de la Société patriotique, le musée des arts et métiers et le Hamburgmuseum sont fondés. En 1767, elle crée une école d'arts, précurseur de la Hochschule für bildende Künste Hamburg.
En coordination avec la Société patriotique, les intellectuels de Hambourg fondent en 1868 la Société des arts et des sciences dont le siège est le même que la Société patriotique. Son président est Hermann Baumeister. De nombreuses conférences importantes sur le développement de la ville de Hambourg ont lieu dans le cadre des réunions du club, comme une présentation de l'hôtel de ville de Hambourg par l'architecte Martin Haller. En 1922, après la fondation de l'Übersee-Club, la Société des arts et des sciences est dissoute.