Société post-travail
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En futurologie, en science politique et en science-fiction, une société post-travail est une société dans laquelle la nature du travail a été radicalement transformée et le travail traditionnel est devenu obsolète en raison du progrès technologique[1]. Elle se distingue toutefois de la vision de la décroissance, qui a une vision plus technophobe et pense la société post-travail avant tout à travers une réduction de l'activité économique.
Certains théoriciens du post-travail imaginent l'automatisation complète de tous les emplois, ou du moins la prise en charge de toutes les tâches monotones, basées sur des règles, prévisibles et répétitives (et donc indignes des humains) dans le futur par des machines intelligentes finalement moins chères, plus rapides, plus efficaces, plus fiables et plus précises[2],[3]. De plus, ces machines peuvent travailler dans des conditions plus difficiles que les humains et sans s'arrêter[4], ce qui devrait conduire à une croissance économique rapide, et à des taux élevés et croissants de chômage technologique[5]. Dans l’ensemble, cette évolution entraînerait une augmentation considérable de la prospérité si les richesses sont redistribuées[6],[7]. D'autres théoriciens, proche du courant de pensée de la décroissance, ont une vision technophobe de la société post-travail, et la présentent plutôt comme une société où l'humain est émancipé du travail moderne par une émancipation du capitalisme[8]. Ainsi, c'est plutôt une critique de la technique, de la raison économique et de l'impact écologique du travail qui pose la nécessité d'une transformation du travail[8].