La Société romande pour l'étude et la protection des oiseaux a été fondée à Neuchâtel le 22 mai 1913, sur l'impulsion d'Hermann Russ, Alfred Richard et Alfred Mayor[1],[2]. Ce dernier devient le premier président de la société tandis que le conseiller d'État neuchâtelois Auguste Pettavel en est nommé président d'honneur[1],[3]. La société s'engage très tôt pour la création de la réserve du Fanel qui intervient peu après la fondation de l'association et qui est désormais protégée par la convention de Ramsar[2]. La création de la revue Nos Oiseaux intervient également en 1913[4].
Lors du 25e anniversaire en 1938, l'association demande que la réserve du Fanel soit transformée en Parc national, un projet qui ne verra toutefois jamais le jour[5],[6]. En 1963, à l'occasion des cinquante ans de la société, les musées d'histoire naturelle de Lausanne et de Neuchâtel organisent une exposition conjointe intitulée L'oiseau[7]. C'est également à l'occasion de cet anniversaire que Paul Géroudet, le rédacteur de la revue, est nommé docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel[8]. En 1987, la société publie un ouvrage de Paul Géroudet intitulé Les oiseaux du Lac Léman[9]. En 1988, Nos Oiseaux crée un fonds destiné à mener des projets ornithologiques hors de Suisse[2].
En 2011, BirdLife Suisse et la Société romande pour l'étude et la protection des oiseaux lancent une Formation romande en ornithologie[10]. En 2013, au moment du centenaire de la société, la société compte environ 2 000 membres[11]. À l'occasion de son centenaire, l'association lance un projet de réintroduction du Balbuzard pêcheur qui n'a plus niché en Suisse depuis 1911[12]. Les premières naissance ont lieu durant l'été 2020 et l'association espère de premières véritables nidifications en 2022 ou 2023[13].