Sodastream (entreprise)
fabricant de machines à soda destinées aux particuliers
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SodaStream (en forme longue SodaStream International Ltd.) est une multinationale spécialisée dans la fabrication d'appareils de gazéification de boissons. Sous cette marque commerciale, elle commercialise également ses produits, servant à fabriquer des sodas et de l'eau gazeuse par ajout de dioxyde de carbone. Son siège est basé à Kfar Saba en Israël.
| SodaStream | |
| Création | 1903 |
|---|---|
| Dates clés | 2018 rachat par PepsiCo |
| Forme juridique | Filiale |
| Siège social | Kfar Saba |
| Actionnaires | PepsiCo (depuis ) |
| Activité | Industrie des boissons (en) |
| Produits | Soda maker (en) |
| Société mère | PepsiCo rachat par PepsiCo |
| Site web | sodastream.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
En , l'entreprise est rachetée par PepsiCo pour la somme de 3,2 milliards de dollars. Elle fait l'objet de plusieurs campagnes de boycott.
Historique
Origines et création

Le premier appareil à gazéifier l'eau a été créé en 1903 par Guy Hugh Gilbey à Londres, sous le nom d’« appareil pour aérer les liquides » (en anglais, Apparatus for aerating liquids). Ses produits sont vendus à des familles aisées, dont la famille royale[1][source insuffisante]. Les premiers sirops concentrés (à diluer) apparaissent dans les années 1920. La première machine à carbonater l'eau à destination des ménages est produite en 1955. Initialement vendue au Royaume-Uni uniquement, elle fut par la suite étendue à d'autres pays comme l'Australie et l'Allemagne[réf. souhaitée].
Rachat par la direction, croissance au Royaume-Uni et acquisition de Cadbury Schweppes : 1970 – 1980
Les machines SodaStream connaissent une forte popularité au Royaume-Uni durant les années 1970 et 1980, période à laquelle elles sont aujourd'hui souvent associées dans l'imaginaire collectif. Leur slogan, « Get busy with the fizzy » (« Occupez-vous avec les bulles », en français), introduit en 1979 sous forme de jingle publicitaire, acquiert une notoriété telle qu'il est intégré au logo de la marque. Ce slogan reste en usage pendant dix-sept ans, avant d'être abandonné en 1996[2][source insuffisante][3][source insuffisante].
En 1971, International Distillers & Vintners, société issue en 1962 de la fusion de W & A Gilbey et de Justerini & Brooks, cède SodaStream à l'entreprise de biens de consommation Reckitt & Colman[4]. En 1974, cette dernière revend l'entreprise à Roger Booth, alors dirigeant de SodaStream[5].
En 1975, SodaStream s'associe au fabricant d'appareils électroménagers Kenwood : celui-ci assure la commercialisation et la distribution des produits SodaStream sous sa propre marque, tandis que SodaStream fournit les cylindres de CO2 et les concentrés. En 1979, SodaStream met fin à cet accord, ce qui conduit Kenwood et sa société mère Thorn à développer leur propre machine concurrente, la Cascade[6].
Entre 1975 et le début des années 1980, la société, contrôlée par des investisseurs institutionnels menés par Anglia Television et la Scottish American Investment Company, enregistre une croissance régulière de ses bénéfices. En 1983, SodaStream détient 90 % du marché britannique et ses produits équipent un foyer sur dix[5]. En 1984, son usine de Peterborough emploie plus de 500 personnes et contribue significativement à la croissance de la ville, désignée « New Town » en 1967[7].
En 1985, Cadbury Schweppes acquiert SodaStream pour 26,2 millions de livres sterling. L'entreprise avait subi des pertes l'année précédente, en raison des coûts liés aux tests de commercialisation aux États-Unis et en Allemagne de l'Ouest, ainsi que des difficultés rencontrées lors du lancement d'une nouvelle machine au Royaume-Uni[8].
L'ère de Soda-Club : 1998-2010
En 1998, SodaStream est rachetée pour un montant de 15,5 millions de livres sterling[9] par Soda-Club, une entreprise israélienne fondée en 1991 par le Britannique Peter Wiseburgh. Cette société, qui a développé son propre appareil de carbonatation, assure la distribution exclusive des produits SodaStream en Israël entre 1978 et 1991. La marque reste officiellement lancée en 1991[10]. En 1992, SodaStream exporte déjà en Afrique du Sud, en 1993 en Suisse et en 1994 en Allemagne[réf. souhaitée].
Au cours de cette période, SodaStream commence à s'implanter sur le marché américain, le chiffre d'affaires passant d'un niveau quasi nul en 2003 à 7 millions de dollars en 2008[11].
En 2007, le fonds d'investissement israélien Fortissimo Capital acquiert une participation majoritaire dans SodaStream pour un montant de 14 millions de dollars et nomme Daniel Birnbaum, alors dirigeant de Soda-Club, au poste de directeur général. Crédité pour avoir relancé l'entreprise, celui-ci demeure en fonction jusqu'en 2019[12],[13].
Introduction en bourse au NASDAQ : 2010
Elle entre en bourse au NASDAQ en [14].
L’opération constitue alors la huitième introduction en bourse la plus importante pour une entreprise israélienne sur ce marché[15] et figure parmi les plus performantes de l’année. À cette occasion, le directeur général Daniel Birnbaum est invité à sonner la cloche de clôture le [16].
En 2018, SodaStream distribue ses produits auprès de 80 000 magasins de détail dans 45 pays du monde[17].
Acquisition par PepsiCo
Le , la firme américaine PepsiCo convient d'acquérir SodaStream pour 3,2 milliards de dollars en [18],[19].
Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie de PepsiCo visant à diversifier son offre vers des produits perçus comme plus sains, ainsi que dans une initiative plus large orientée vers des boissons présentées comme écologiques et économiques[11].
Produits

L'appareil SodaStream fabrique des boissons gazeuses par ajout de dioxyde de carbone, stocké sous pression dans un cylindre propriétaire. Outre la machine et la cartouche de gaz, l'ensemble est muni d'une ou plusieurs bouteilles réutilisables, mais ayant une date limite d'utilisation indiquée sur les bouteilles : il faut donc les remplacer en conséquence.
La société se concentre sur le marketing écologique pour vendre ses produits, car ils ne sont pas forcément moins cher que l'eau gazeuse en bouteille[20]. Son principal argument de vente reste le respect de l'environnement avec la non-prolifération des bouteilles en plastique et l'utilisation d'eau du robinet[10]. Le produit gagne en popularité dans le monde entier, y compris aux États-Unis , où il apparait comme une nouveauté après son lancement ; il est promu par des personnalités publiques telles que Susan Sarandon ou Tori Spelling en raison de sa contribution à la qualité de l'environnement[21].
Parallèlement, la société participe à des projets de développement durable et de lutte contre la prolifération des déchets plastiques de bouteilles et de canettes en métal dans plusieurs pays du monde[22].
En 2013, SodaStream et Samsung lancent un réfrigérateur Samsung équipé d'un distributeur d'eau pétillante SodaStream intégré, disponible aux États-Unis[23].
En Grande-Bretagne où l’appareil a été inventé, SodaStream est considéré comme un produit « nostalgique » associé aux années 1970 et 1980[24].
En 2020, face à l'épidémie de coronavirus et au besoin constant de respirateurs pour les patients, SodaStream développe une machine qui facilite la respiration et l'expérimente avec des patients qui ont des difficultés à respirer, pas nécessairement en raison d'une infection par le coronavirus. L'entreprise a indiqué que si l'utilisation de la machine se généralise, elle commencera la production de masse[25].
En 2020, à la suite de son acquisition par PepsiCo, SodaStream s'associe à la marque Bubly afin de lancer les « Bubly Drops », une gamme de six sirops fruités pour les boissons Sodastream[26]. L'année suivante, l'entreprise introduit plusieurs arômes issus de grandes marques de PepsiCo, notamment Pepsi, Pepsi Max et 7 Up[27] ; d'autres références sont ensuite commercialisées, dont Mountain Dew en 2024[28] et Pepsi Wild Cherry en 2025[29].
En 2022, SodaStream lance trois modèles de machines : la Terra, la Duo et l'Art. Ceux-ci utilisent le système « Quick Connect », qui permet de fixer les cylindres de CO2 par simple enclenchement. La Duo est compatible à la fois avec des bouteilles en plastique réutilisables et des bouteilles en verre, tandis que l'Art se distingue par l'intégration d'un levier permettant de régler le niveau de gazéification[30],[31]. En 2023, l'entreprise commercialise les modèles E Terra et E Duo, versions électriques des machines Terra et Duo[32]. En 2024, elle présente le modèle Enso, caractérisé par un design minimaliste en acier inoxydable conçu par Naoto Fukasawa[33].
Campagnes publicitaires
SodaStream lance en 2019 une campagne à l'occasion du Jour de la Terre. La campagne « Proud to be Green » (« Fier d'être vert », en français) propose des réductions aux personnes portant le nom « Green » ou résidant dans des localités contenant ce mot[34]. En 2022, l'entreprise conduit une campagne en partenariat avec une organisation non gouvernementale dédiée à la protection des tortues marines, accompagnée de publicités mettant en scène David Hasselhoff[35].
En , SodaStream lance également une campagne pour le Mois des fiertés, comprenant une publicité animée mettant en scène Laverne Cox sous les traits d'une super-héroïne. À cette occasion, l'entreprise propose un kit personnalisable intitulé « Rainbow Story » (« Histoire d'arc-en-ciel », en français) et reverse 10 % des bénéfices à l'organisation ILGA World[36].
Sites de production

La Cour de justice de l'Union européenne juge en 2010 que la machine à bulle de SodaStream ne peut être qualifiée de « Made in Israel », l'excluant ainsi des accords de coopération douanière entre Israël (à l'intérieur des frontières de 1967) et l'Union européenne[37]. Elle décide que des droits de douane doivent être perçus sur les importations de produits Soda Club fabriqués en Cisjordanie[38].
Sur les produits SodaStream est apposée une étiquette marquée « Fabriqué avec fierté en Israël par les travailleurs juifs et musulmans »[39].
La principale unité de production, d'abord située à Ma'aleh Adumim en Cisjordanie depuis les années 1990, est ensuite transférée à Léhavim (en) dans le sud du pays.
Boycott
À partir de 2014, SodaStream est la cible d'une campagne de boycott sur plusieurs années de la part de plusieurs magasins ou associations dénonçant l'occupation de territoires en Palestine de la part d'Israël, notamment Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), campagne qui s'applique au boycott d'Israël dans son ensemble. D'autres marques diverses, comme Eden Springs, Uzi, Airbnb ou Jaffa sont également visées[39].
Il est reproché à l'entreprise d'avoir sa principale usine située dans la zone industrielle de la colonie israélienne de Ma'aleh Adumim, une banlieue de Jérusalem[40]. Pourtant, la marque promeut la diversité des peuples et des sexes dans l'embauche de ses ouvriers[10]. De plus, tous les produits SodaStream ne sont pas fabriqués à Maale Adumim ; notamment, ceux vendus dans certains pays européens sont fabriqués en Chine[41]. En 2013, l’usine SodaStream de la zone industrielle de Mishor Adumim (en) en Cisjordanie, emploie 1 300 travailleurs dont 350 sont des Juifs israéliens, 450 sont des Arabes israéliens et 500 sont des Palestiniens de Cisjordanie[42].
En , le tribunal de Paris statue que l'Association France-Palestine Solidarité (AFPS), l'un des groupes militant pour le retrait de SodaStream des magasins, devait indemniser SodaStream à hauteur de 6 500 € pour avoir faussement affirmé que les produits étaient vendus « illégalement et frauduleusement » en raison de l'utilisation du label « Made in Israel » alors qu'ils étaient en partie fabriqués en Cisjordanie[43].
Malgré les multiples pressions, la société Sodastream annonce en 2014 qu'elle entend conserver le site de production près de Ma'ale Adummim, même s'il devait à terme passer sous le contrôle d'un État palestinien auquel elle serait alors heureuse de payer des impôts[44],[45].

En , SodaStream ferme son usine de Mishor Adumim et la remplace par une usine de la zone industrielle d'Idan Negev à Rahat en Israël (région du Néguev), quand ses sirops sont produits dans une usine d'Ashkelon. Cinq cents travailleurs palestiniens sont alors licenciés. La nouvelle usine baptisée « Island of Peace » emploie comme toujours des personnes aux origines variées, indifféremment des juifs érythréens, des musulmans ou des femmes des villages bédouins ; elle compte quatre salles de prières islamiques et une synagogue[39].