Sodebo Ultim 3

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Sodebo Ultim 3 est un voilier trimaran destiné à la course au large de la classe Ultime skippé par Thomas Coville. Il est issu d'un développement secret d'un ensemble d'architectes et designers, notamment le Design Team Sodebo, Bañuls Design et le cabinet VPLP, pour remplacer le vieillissant Sodebo Ultim' (renommé Actual leader en 2019-2020) et rejoindre la nouvelle génération de classe Ultime représentée par les trimarans SVR-Lazartigue, Banque populaire XI, le Maxi Edmond de Rothschild, ainsi qu'Actual Leader (ex Macif). Il est dédié à la fois à des courses avec d'autres Ultimes et à la chasse de records, avec comme objectif suprême le record du tour du monde à la voile en solitaire.

Autres nomsSodebo 5 (nom du projet interne)
ClasseUltime
Faits en bref Autres noms, Type ...
Sodebo Ultim 3
illustration de Sodebo Ultim 3
Sodebo Ultim 3 vu de côté amarré au port de la Trinité-sur-Mer le 22 août 2019.

Autres noms Sodebo 5 (nom du projet interne)
Type Trimaran
Classe Ultime
Fonction Course au large et Régate
Gréement Sloop
Histoire
Architecte Renaud Bañuls et VPLP
Chantier naval MultiplastVoir et modifier les données sur Wikidata
Fabrication Fibre de carbone
Design Design Team Sodebo (11 personnes), VPLP, Bañuls Design, Martin Fischer, GSEA Design, North Sails, Rivoyre Ingénierie, Steven Robert, Hervé Devaux[1]
Lancement 2 Mars 2019
Équipage
Équipage Conçu pour du solitaire, adaptable en double ou en équipage réduit (7 personnes)
Caractéristiques techniques
Longueur 32 m
Maître-bau 23 m
Tirant d'eau < 5 m (pas de chiffre officiel)
Tirant d'air 36 m
Déplacement Entre 13 et 16 tonnes (pas de chiffre officiel)
Appendice 3 safrans en T
2 foils en L
1 dérive de coque centrale avec plan porteur
Hauteur de mât 34 m
Voilure 447 m2 au près
697 m2 au portant.

Grand-voile (277 m2 (Max), 220 m2 (R1), 165 m2 (R2), 107 m2 (R3))
J0 (420 m2)
J1 (261 m2)
J2 (170 m2)
J3 (92 m2)
Vitesse > 40 nœuds en conditions réelles, ponctuellement 45 voire 50 nœuds
Carrière
Propriétaire Team Sodebo
Pavillon Pavillon national français France
Port d'attache Lorient
Coût ~10 millions 
Fermer

Il participe à l'Armen Race en où il a fini 1er devant Edmond de Rothschild et Actual Leader[2], puis à la Rolex Fastnet Race en , où il a fini 3e derrière Edmond de Rotschild et Macif[3], séparés de seulement 58 secondes.

Le , il est engagé dans le trophée Jules-Verne, avec un équipage de 7 hommes pour tenter de battre le record détenu par Francis Joyon sur le trimaran IDEC Sport depuis 2017. Ils abandonnent le à la suite d'une avarie de safran[4]. Les années suivantes sont marquées par de nombreuses tentatives infructueuses entre novembre et janvier menant à des casses répétées dans la première descente de l'Atlantique.

Le 25 janvier 2026, après 40 jours, 10 heures et 45 minutes de mer, l'équipage de Thomas Coville parvient à gagner le trophée Jules Verne, autre nom du record absolu de tour du monde à la voile, en réduisant le temps de 12 heures et 45 minutes[5].

Conception

La conception de Sodebo Ultim 3 a eu lieu à huis clos[6], et aucun croquis ni photo du bateau n'a fuité avant sa sortie du chantier naval, et ce afin de préserver la surprise sur l'agencement du cockpit.

Une autre particularité de sa conception a été son aspect ouvert et la gestion horizontale de celle-ci. Le Design Team Sodebo, VPLP (cockpit, coque, bras avants), Bañuls Design (architecture générale, appendices, prédictions), Martin Fischer (foils), GSEA Design (mât et études structurelles plateforme), North Sails (voiles et études aérodynamiques), Rivoyre Ingénierie (bôme et puits de foils), Steven Robert (études structurelles foils, safrans) et Hervé Devaux (conseil structure) ont tous été au cœur de la conception, apportant chacun sa spécialité et ses idées.

Selon Sodebo et Thomas Coville, c'était un réel projet humain qui bousculait les codes établis dans la conception de bateaux de course, et dont le but était de réellement prendre les meilleures idées venant de partout et de les compiler en un seul objet[7].

Comme presque tous les bateaux de course en solitaire de ces dernières années, il est entièrement conçu autour de son skipper[8], qui adapte l'ergonomie de celui-ci selon ses préférences et ses mesures, c'est le bateau qui est adapté au skipper et pas l'inverse, et cela permet un réel gain d'efficacité en mer.

La principale innovation : la position du cockpit

Le cockpit du bateau, en avant du mât.

La principale innovation du bateau réside dans la position du cockpit, qui se trouve à l'avant du mât, environ 7 mètres devant ce qui se faisait jusque là[8]. Il s'agit d'une première mondiale, et cela a quatre buts :

  • permettre une meilleure visibilité pour le skipper, qui ne sera gêné ni par le mât ni par la grand-voile, mais seulement par les voiles d'avant, qui n'occulteront que partiellement la vue.
  • abaisser drastiquement la hauteur de la bôme, qui se trouve désormais presque au niveau du pont. Ainsi, plusieurs mètres carrés de voile sont transférés sur la partie basse de la grand-voile, et cela permet de réduire la taille du mât d'un mètre afin de réduire grandement la traînée engendrée par le haut de celui-ci. De plus, la bôme étant nettement plus basse, l'espace entre celle-ci et le pont est réduit et permet d'utiliser plus efficacement le vent naturellement dévié vers la surface lisse du pont.
  • déplacer du poids du haut du mât au bas de la grand-voile afin d'abaisser le centre de gravité, ce qui renforce la performance et la stabilité du bateau.
  • déplacer le centre de gravité de 1,2 m vers l'avant[8], et surtout rapprocher le cockpit de celui-ci, ce qui diminue les secousses ressenties par le skipper. Les nuisances sont moindres, ce qui optimise la fatigue et la concentration du skipper, qui peut alors tenir plus longtemps et minimiser le risque donc atteindre des vitesses plus élevées pendant plus longtemps.

Par ailleurs, le cockpit est entièrement conçu autour du skipper, et tout est accessible facilement et rapidement afin d'optimiser au mieux les manœuvres et minimiser les déplacements de celui-ci. Thomas Coville parle d'« [un] habitacle complètement intégré et [qui] ressemble à un cockpit d'avion[8] ».

Comparaison entre les mâts d'Actual Leader (ex-Sodebo 2) et Sodebo 3.

Ce pari nécessite toutefois une période d'adaptation pour le skipper, qui verra son chariot de grand-voile loin derrière lui ; seules des mesures à long terme pourront montrer ou non un avantage par rapport aux autres.

Les foils et autres appendices

Comme tous les bateaux de sa catégorie, Sodebo Ultim 3 est équipé de foils. Ce sont des appendices hydrodynamiques situés sur chacun des flotteurs et qui sont ajustables. Ils font 4 mètres et peuvent se régler à la fois en hauteur et en incidence[9] (rake), respectivement pour la stabilité du bateau et pour l'optimisation de la portance[10].
Contrairement au bateau précédent qui avait des foils courbés sur toute leur longueur, ceux-ci ont une forme en L, avec une partie verticale structurelle (shaft[11]) et une partie horizontale qui génère la portance (tip).

Ils permettent au bateau de s'élever au-dessus des flots, jusqu'à plus de 1,5 m de hauteur. Ainsi, la coque ne touche plus l'eau et seuls les foils contribuent à la traînée hydrodynamique, ce qui permet de presque éliminer le principal frein du bateau, et de consacrer toute la puissance à la propulsion[12].

En complément de ceux-ci, les trois safrans et la dérive disposent de plans porteurs qui ajoutent de la surface de portance et permettent d'écarter ses zones d'application afin de stabiliser le bateau. Les deux foils et les safrans des flotteurs latéraux sont rétractables, afin de réduire la traînée créée lorsque ceux-ci sont au vent, donc inutiles pour lever le bateau, ainsi que les préserver d'éventuels chocs avec un OFNI ou un animal marin.

Le bateau dispose également d'une dérive sur le flotteur central, afin d'atténuer l'effet de dérive[10].

Autres caractéristiques

Les étraves sont dites inversées, c'est-à-dire que la partie la plus éloignée vers l'avant pointe vers le bas, comme une sorte de griffe, avec un poids minimal. Cela permet d'augmenter la longueur de flottaison, donc le potentiel de vitesse. Cependant, ceci rend les enfournages, c'est-à-dire les « plantages » dans l'eau, plus fréquents et dangereux. Le flotteur est donc très profilé dans une forme dite « en diamant », avec la partie haute de l'avant du flotteur assez étroite[13].

Les bras qui relient les flotteurs sont disposés en H, et non en X. Au lieu de revenir vers le milieu du bateau, ceux-ci sont simplement parallèles. Cela implique des forces plus importantes donc des bras renforcés et du poids en plus, mais permet d'en économiser en n'ajoutant pas de partie spécifique pour faire passer le chariot de grand-voile, contrairement à Banque Populaire IX par exemple. Ce compromis a été choisi pour limiter le poids sur le centre du bateau, où il y a déjà la cellule de vie, et le décaler vers les extrémités[14].

Le bateau est conçu autour de beaucoup d'électronique, avec un pilote automatique de dernière génération et de nombreux capteurs. Il y a en tout dans le bateau 330 m de fibre optique et km de câbles électriques[9]. Le skipper dispose de toutes les informations de vitesse, de vent, de houle, de foils, etc. sur un afficheur accessible visuellement de manière permanente, ainsi que de nombreux outils de cartographie et de routage avancés, ainsi que d'une liaison satellite avec son équipe à terre. Il y a en réalité 3 afficheurs : un à l'intérieur pour les phases de navigation musclées et les périodes de repos, et un de chaque côté dehors sur le bras avant pour les phases où le skipper navigue avec la tête dehors en visuel direct sur la mer devant lui.

Sa grand-voile fait au maximum 277 m2, et le bateau peut atteindre une voilure au portant de 697 m2 (277 m2 GV + 420 m2 J0), et 447 m2 au près (277 m2 GV + 170 m2 J2)[9].

C'est un bateau qui répond aux critères de la jauge Ultime 32/23 : il mesure 32 m de long et fait 23 m de large.

Son poids n'est pas communiqué, mais il ferait probablement dans les 13,5-14 tonnes, là où son concurrent le plus léger fait 14 tonnes et le plus lourd presque 16 tonnes. Il serait même probablement le plus léger de tous, car ses innovations sont pensées principalement pour perdre du poids.[réf. nécessaire]

Il dispose également de m2 d'espace de vie, ce qui est plus que sur l'ancien bateau (4,5 m2), ou que la moyenne des autres Ultimes (m2)[15], et plus qu'à peu près tous les bateaux de course en solitaire.

Le coût du projet est d'environ 10 millions d'euros, financé en partie par la vente du bateau précédent[16].

Sa vitesse maximale n'a pour le moment jamais été atteinte, mais on l'estime à probablement plus de 50 nœuds[8]. Celle-ci ne sera probablement jamais mesurée clairement, dans la mesure où cela implique un risque de casse important, et que la sécurité sera toujours privilégiée. Quoi qu'il en soit, le bateau a fréquemment dépassé les 40 voire 45 nœuds[17], qui sont les vitesses maximales atteintes par les concurrents[18] en conditions réelles.

Construction

Le , le Team Sodebo annonce la construction d'un nouveau trimaran. La construction commence en juillet de la même année.

Le bateau est dévoilé le . il est mâté, mis à l'eau le et effectue son transit vers La Trinité-sur-Mer. Le bateau est baptisé aux Sables-d'Olonne le par Mike Horn, le navigateur et explorateur sud-africain, qui en devient son parrain.

Il aura fallu 55 000 heures au total pour concevoir le bateau, et près de 110 000 heures en tout pour le construire. Les flotteurs sont directement moulés sur les moules qui ont servi à Banque Populaire IX, afin de réduire les coûts, cette forme de flotteurs ayant déjà prouvé son efficacité. Cependant, la technique de fabrication diffère, et Sodebo affirme qu'elle est plus solide (rappelons que Banque Populaire IX a eu des problèmes de casse de flotteurs)[19]. Le chantier Multiplast (Vannes) a construit la coque centrale, les flotteurs et le cockpit, tandis que le mât vient de Lorima (Lorient), le bras avant de CDK Technologies (Port-la-Forêt), le bras arrière et les foils de Persico Marine (Italie), la dérive de Gepetto (Lorient) et les safrans de Éole Composites (Treffléan)[9].

Historique de navigation

2019

Les 22 et ont lieu des tests, le premier avec uniquement la grand-voile, et l'autre avec toutes les voiles. Le , il prend le départ de l'Armen Race, qu'il gagne le lendemain[2]. Entre le et le , le bateau est remis en chantier pour résoudre les problèmes ergonomiques vus lors des premiers tests.

Le , Sodebo Ultim 3 prend le départ de la Rolex Fastnet Race, où il finira 3e derrière Edmond de Rothschild et Macif, et devant Actual Leader[3].

En , il participe à Brest Atlantiques[20],[21]. Le Team Sodebo est contraint d'abandonner lors de son escale au Cap le , en raison de dommages aux foils bâbord et tribord, compromettant la sécurité du bateau, ainsi que plus tard au décrochage de l'arrière du flotteur tribord. Ils décident de le convoyer en équipage.

Le bateau rentre en chantier à la mi-décembre, pour réparer les dégâts et utiliser les données acquises pendant plus de 8 mois pour optimiser l'ensemble.

2020

Le bateau sort de chantier le , pendant la pandémie de Covid-19. Le safran central ainsi que la dérive ont été revus et changés et l'ensemble de la plateforme a été optimisée et fiabilisée[22]. Les tests reprennent quelques jours plus tard. D'après Thomas Coville, le bateau est « plus innovant », « plus engagé techniquement », et le développement est désormais axé sur l'essence du trimaran à foil, à savoir stabiliser un vol et l'optimiser ainsi que rendre celui-ci faisable dans la plus large gamme de vitesses possible sans compromettre la sécurité[22]. Thomas Coville parle d'une version qui « n'a rien à voir avec celle de l'année 2019 »[22].

Le , à 2 h 55, il commence sa tentative de trophée Jules-Verne, avec 7 équipiers. Sodebo Ultim 3 fait une pointe à 48,9 nœuds, et couvre 889,9 milles en 24 h (37,1 nœuds de moyenne) le [23]. Ils engrangent jusqu'à 700 milles d'avance sur le record de Joyon.

Leur moyenne baisse légèrement à un moment où IDEC Sport avait aligné des journées extraordinaires et l'avance de Sodebo Ultim 3 fond jusqu'au au sud des Îles Kerguelen, jour où Thomas Coville annonce qu'une avarie de safran non réparable les contraint à renoncer à leur tentative[4].

2025

Le lundi , Sodebo Ultim 3 franchit la ligne de départ pour une nouvelle tentative. L'équipage est composé de Thomas Coville, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle, Benjamin Schwartz et Nicolas Troussel.

Le trimaran bat le record du tronçon Ouessant-équateur avec un temps de 4 j 4 h 2 min 25 s[24](3 355 milles, 33,3 nœuds, 800 milles/24h de moyenne sur les 4 premiers jours)[25],[26].

Après un grand détour le long de l'Amérique du Sud, l'équipage met le cap vers l'Afrique du Sud, le , Thomas Coville double le cap de Bonne Espérance en 10 jours 23 heures 56 minutes (8 629 milles, 32,7 nœuds, 785 milles/24h de moyenne sur les 11 premiers jours)[27],[28]. Le début de parcours du trophée Jules Verne est la seule partie du trajet où les marins peuvent choisir leur timing et donc leur fenêtre météo. Thomas Coville bat en 2025 les records sur les deux premiers segments du tour du monde. Ils ont à ce moment-là une avance près de deux jours sur le record de Joyon en 2016. Ceci correspond au moment où Joyon avait commencé sa chevauchée record neuf ans plus tôt, bénéficiant d'une séquence météo exceptionnelle sur le sud de l'Atlantique et l'océan Indien, avec à la clé une liste de temps de référence battus[source secondaire souhaitée].

Lors des dix premiers jours de leur tentative, Thomas Coville parcourt 8 052 milles (805,2m/24h, 33,6 nœuds de moyenne) approchant les 809m/24h pendant 10 jours de Joyon en 2016. Ce qui lui permet de battre le temps de référence au cap de Bonne-Espérance malgré une trajectoire moins optimale que lors du record de 2016 : Sodebo Ultim 3 a parcouru 8 052 milles soit 2 275 milles de plus que les dix premiers jours de Joyon en 2016 (5 777 milles, 578m/24h, 24 nœuds de moyenne). Ceci correspond au moment où Joyon avait commencé sa chevauchée record neuf ans plus tôt, bénéficiant d'une séquence météo exceptionnelle sur le sud de l'Atlantique et l'océan Indien, avec à la clé une liste considérable de temps de référence battus. Thomas Coville, s'il n'égale pas la performance de Joyon, signe un troisième temps de référence au passage du cap Leeuwin en 17 jours 1 heure 17 minutes. Son avance de près de deux jours à l'entrée dans l'océan Indien est réduite à six heures. Sur les dix-sept premiers jours de sa tentative, il a parcouru 13 077 milles (769m/24h, 32,1 nœuds) soit 1 540 milles de plus que Joyon (679m/24h, 28,3 nœuds). Alors que Joyon, en 2017, avait pu littéralement couper l'anticyclone de Sainte-Hélène avant d'entamer un long bord sur la même amure, surfant devant le front froid de la même dépression, avec des conditions de houle favorables, sur une route quasi idéale proche de l'orthodromie, couvrant un record de 8 090 milles marins en 10 jours (809m/24h, 33,7 nœuds sur 10 jours!), Coville a dû faire un large tour de l'anticyclone de Sainte-Hélène, longeant les côtes de l'Amérique du Sud jusqu'au sud de Cabo Frio.

2026

Sodebo Ultim 3 à l'arrivée en rade de Brest de Thomas Coville et son équipage le 25/01/2026.

Thomas Coville bat le record du trophée Jules-Verne en 40 jours 10 heures 45 minutes et 50 secondes le en battant tous les temps de passage intermédiaires à l'exception du temps à l'anti Méridien. À l'arrivée, il a parcouru 28 315 milles (700m/24h, 29,17 noeuds) soit 1903 milles de plus que Joyon (644m/24h, 26,85 nœuds). Sodebo Ultim 3 signe 23 journées à plus de 30 nœuds de moyenne (720m/24h) contre 12 journées lors du record précédent. Les relevés des vitesse max affichent 13 journées avec des pointes au-dessus de 45 nœuds, avec un record à 48,1 nœud le premier jour de la tentative. Le potentiel de vitesse supérieur du foiler de Classe Ultime lancé en 2019 (contre 2006 pour Idec Sport), lui a permis de compenser une trajectoire plus longue et une séquence météo moins optimale, avec une différence de 8,6 % sur la vitesse moyenne mais un progrès de seulement 1,3 % sur le temps.

Palmarès

Notes et références

Voir aussi

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