Sofagate
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Le « sofagate » est un incident de protocole diplomatique survenu lors de la visite de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen Charles Michel en Turquie le .
Alors que Michel et von der Leyen s'apprêtaient à rencontrer le chef de l'État turc Recep Tayyip Erdoğan, seules deux chaises avaient été préparées pour les trois dirigeants dans la salle du palais présidentiel où la rencontre avait lieu. Michel s'est alors assis sur la seconde chaise à côté de celle occupée par le président Erdoğan, tandis que von der Leyen, n'ayant plus de chaise à sa disposition, s'est vu contrainte de s'asseoir sur un canapé dans la même pièce, en face du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu.
De nombreux commentateurs ont décrit l'incident comme ayant un caractère sexiste, Michel en tant qu'homme prenant d'office une position prééminente par rapport à von der Leyen, bien que les deux aient le titre de président. Plus tard, Çavuşoğlu a réagi, affirmant que la disposition des sièges avait été décidée conformément aux demandes de la partie européenne.
Ursula von der Leyen est la première femme présidente de la Commission européenne. Le fait qu'une femme ait succédé à Jean-Claude Juncker a été bien accueilli par ce dernier comme par d'autres personnalités politiques de l'Union européenne. La Turquie a quitté la convention d'Istanbul qui protège contre la violence à l'égard des femmes en mars 2021, un choix qui a été fortement critiqué par de nombreuses personnalités politiques européennes[1].
Incident
Alors que le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devaient rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdoğan le 6 avril 2021, il n'y avait que deux chaises préparées pour eux trois dans la salle où ils ont été reçus. Charles Michel s'empressa de s'asseoir sur la chaise à côté d'Erdoğan, laissant von der Leyen apparemment surprise[2]. On lui a alors proposé de prendre place sur un canapé dans la même pièce, en face du ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Çavuşoğlu. Les représentants de l'Union européenne envoyés pour inspecter les lieux avant la réunion n'avaient pas été autorisés à examiner cette salle de réunion[3]. L'équipe de l'Union européenne a pu réaliser un ajustement de la disposition des sièges dans la salle à manger afin que les trois mandataires soient assis sur des chaises de la même hauteur. Charles Michel a également suggéré que von der Leyen devrait être incluse dans la photo officielle de la réunion qui initialement n'était pas prévue. Cette controverse résulte des fonctions communes aux présidents du Conseil européen et de la Commission européenne. Si cette dernière assure la représentation extérieure de l'Union, le président du Conseil européen dispose d'une prééminence dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Dans le cadre de cette rencontre avec les officiels turcs, le président du Conseil européen assurait la représentation extérieure.