Solaize

commune française de la métropole de Lyon From Wikipedia, the free encyclopedia

Solaize est une commune et petite ville française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Solaize
Solaize
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Circonscription départementale Circonscription départementale du Rhône
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Guy Barral
2020-2026
Code postal 69360
Code commune 69296
Démographie
Gentilé Solaizards[1]
Population
municipale
3 144 hab. (2023 en évolution de +7,6 % par rapport à 2017)
Densité 388 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 25″ nord, 4° 50′ 28″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 249 m
Superficie 8,1 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Métropolitaines Portes du Sud
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Solaize
Liens
Site web https://www.mairie-solaize.fr/
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    Ses habitants sont appelés les Solaizards[1] et Solaizardes.

    Géographie

    Situation

    À 14 km au sud de Lyon, la commune de Solaize compte cinq communes limitrophes :

    La commune est limitée à l'ouest par la vallée du Rhône, aménagée à partir des années 1962-1963 pour limiter les divagations du puissant fleuve lors de ses crues et organiser un réseau de moyens de communication très important :

    – les voies ferrées vers le sud-est et vers Saint-Étienne,
    – les voies du Triage de Sibelin,
    – l'autoroute A7,
    – le canal de dérivation, descendu ou remonté par des péniches de transport de produits lourds,
    – le Vieux Rhône.

    Site

    La ville est installée à l'extrémité N-E du plateau des « Grandes Terres » et culmine à 238m. Ici, les espaces agricoles bénéficient de fins débris glaciaires étalés en couches épaisses[2]. Au Sud, le plateau descend vers la vallée de l'Ozon, affluent du Rhône, et au N-O, sur le couloir rhodanien à 158m.

    Ce site a toujours représenté l'avantage d'être défensif, côté Rhône et d'offrir des terres riches pour la survie et même la richesse des populations.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[5] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 823 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Genis-Laval à 7 km à vol d'oiseau[9], est de 12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 782,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Solaize est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 123 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[15],[16].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (42,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (25,1 %), zones urbanisées (18,7 %), eaux continentales[Note 5] (6,6 %), forêts (6,3 %), terres arables (6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Ce nom évoque plus de 2500 ans d'occupation humaine : en effet, des bases pré-indo-européenne, « KAL » ont été remplacées par le mot « SAL », à l'époque romaine où la lettre K n'existait pas. Jules César a lui même utilisé le mot « SAL » pour désigner les escarpements[18].

    Les lettres placées différemment ont aussi donné le mot « ALS », devenu, en latin ALSONE, puis OZON, pour désigner le vallon[2].

    Il s'est ensuivi une série importante d'orthographe du nom de la commune, apparaissant dans les textes d'Archives : Celosia, Celusia, Celesio, Celuysia, Celitsia, Celoysi, Soleisi, Solveysie, Soleysie, Soulaise, Soleyse, Soleyze, Solaise en 1793, devenu SOLAIZE en 1977.

    Histoire

    L'occupation du sol de la commune remonte au Néolithique, l'époque des chasseurs et cueilleurs de l'âge du bronze final et surtout de l'âge du fer où la subsistance était fondée sur les premiers développements de l'élevage et de l'agriculture, impliquant une sédentarisation. Ces affirmations découlent des découvertes, au XIXe et au début du XXe siècle, de débris de poteries et de tuiles dans le quartier des Tuilières.

    De cette époque datait le quartier de Pinozétant, en dessous de St-André. Situé au nord de la commune, concentrique, aux parcelles délimitées plus tard par des moines, ce quartier a complètement disparu, lors des travaux d'installation de la raffinerie, avec la vente des terres cultivables, au nom de la modernité.

    À l'époque romaine, un raccourci, entre Vienna et Lugdunum nommé Compendium a été construit en empruntant, entre autres, le territoire de Solaize. Les troupes romaines l'utilisaient car il leur permettait de se déplacer sur la balme sans être vus de la vallée du Rhône et surtout d'économiser 7 milles de trajet, soit 10,36 km et d'éviter des marécages à l'est de Communay. Cette voie était jalonnée, comme toute route romaine, de bornes milliaires. Solaize possède d'ailleurs la 7ème, au départ de Vienne : elle est datée de 43 après J-C. Les indications qui y sont inscrites ont permis de dater la fondation de Lyon.

    La période du Moyen-Age a été marquée, à Solaize, par :

    • le début de la construction de l'église Saint-Sylvestre-Saint-Clair, attesté dès 902.
    • l'édification d'un vingtain, un espace fortifié par les chatelains de la famille Mitiffiot, pour se protéger de foudroyantes attaques des « tard-venus », pendant la guerre de Cent Ans menée par les Anglais entre 1337 et 1453. Le mot de vingtain est dû au fait que le mur ne devait pas dépasser vingt pieds de hauteur.
    • au XVIe siècle les dégâts des guerres de Religion, menées par le baron des Adrets entre 1560 et 1598, qui ont provoqué l'effondrement du clocher de l'église, situé alors à la croisée du transept.
    • L'achèvement du château de St-Agnin, par le seigneur Scipion de Polloud (du nom de sa seigneurie). Dans le patois des Solaizards ce château devint le château de St-Anin.

    Le XVIIème a vu s'installer dans le village 3 Ruages, tenus par des hommes en armes pour protéger chacun contre toute intrusion mais également pour prélever des taxes sur les marchandises transportées. Les ruages sont toujours matérialisés par des rétrécissements gênants pour la circulation.

    A la fin du XVIIIème, la Révolution Française a été vécue avec une grande intensité, l'église ayant même été transformée en temple de la Raison et on imita les festivités qui s'étaient déroulées à Paris mais aussi leurs violences : un prêtre réfractaire fut guillotiné.

    La période napoléonienne vit l'installation au village, en 1808 , d'un petit monastère dédié à St-Napoléon dans lequel de jeunes femmes aidaient les déshérités de Solaize. L'oncle de l'Empereur, fait cardinal de Lyon, incita aussi à élever des croix de mission, toujours en place, pour redonner du lustre au culte catholique, mis à mal par la Révolution.

    Les guerres nationales de la fin du XIXe et du XXe siècle ont emporté de nombreux Solaizards :

    • celle de 1870-1871 : 7 soldats
    • en 1914-1918 : 29 soldats
    • en 1939-1945 : 3 soldats[2]

    Personnalités liées à la commune

    Politique et administration

    Dès le XIe siècle, Solaize se trouvait dans la province du Dauphiné.

    En 1349, avec le « transport du Dauphiné », c'est-à-dire sa cession au royaume de France, ce territoire devint la propriété du fils aîné du roi et l'on donna à celui-ci le titre de « dauphin ». C'est alors que Solaise entra dans le royaume de France[19].

    En 1790, l'Assemblée constituante créa les départements. Le Dauphiné fut partagé en trois : la Drôme, les Hautes-Alpes, et l'Isère : c'est dans ce dernier que Solaise fut placée, ainsi que dans le canton de St-Symphorien d'Ozon.

    Le 29/12/1967, la commune rejoignit le département du Rhône (loi n°67 - 1205 du 29/12/1967) à la suite des difficultés d'intervention des pompiers, lors de la catastrophe survenue à la Raffinerie de Feyzin, le 04/01/1966[réf. nécessaire].

    En 1985, Solaize rejoignit le nouveau canton de Saint-Fons. Elle appartint alors à l'unité urbaine de Lyon qui forma alors une agglomération de 124 communes (la deuxième de France).

    Le 01/01/2015, le Grand Lyon disparut, laissant la place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon : 59 communes avec 1416545 Grands Lyonnais et Grandes Lyonnaises, dont les Solaizards.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des élus successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1789 1802 Pierre Mitiffiot    
    1802 1834 Genest de Pujol    
    1834 1843 Benoît Curty    
    1870 1871 Louis Perrin    
    1871 1904 Jean Auguste Curty    
    1904 1919 Ferdinand Mitiffiot de Belair    
    1919 1945 Antoine Morin    
    1945 1953 Louis Poulet    
    1953 1961 Etienne Duchamp    
    1961 Pierre Perroud    
    Pierre Voegel DVD Médecin
    en cours Guy Barral MoDem LREM Directeur des ressources humaines - Associé Sud Architectes
    19e vice-président de la Métropole de Lyon (2015 → 2020)

    Politique sportive Membre de la commission éducation, culture, patrimoine et sport

    Les données manquantes sont à compléter.
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    Population et société

    Démographie


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

    En 2023, la commune comptait 3 144 habitants[Note 6], en évolution de +7,6 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    792749876898738750817732779
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    770780694656628634696693730
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    770708751639660602580595674
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    8431 1191 4451 7832 0082 2562 5272 7992 916
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    3 0823 144-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Le groupe scolaire qui était installé, au XIXe et au début du XXe siècle, dans les locaux municipaux, est aujourd'hui inclus dans un grand triangle bordé par les rues du Rhône, du 8 mai 1945 et de Chantabeau.

    Il dépend de l'Académie de Lyon. La commune y gère l'école maternelle, l'école élémentaire et la cantine. Les deux écoles n'ont pas encore de nom.

    Manifestations culturelles et festivités

    • Association « Origines et Patrimoine » (depuis 1994)
    • Confrérie du Bleu de Solaize (depuis 1996)

    Associations culturelles, sportives et de Vie locale

    De nombreuses associations, aussi bien sportives que culturelles sont présentes dans la commune[24].

    Cadre de vie et environnement

    Même si le bâti paysan de pierre ou de torchis encore présent au XXe siècle est peu à peu grignoté par un habitat pavillonnaire avec plusieurs lotissements dont les plus anciens, « la Croix-Rouge » et « Bellecombe », occupés dès 1975-1976, Solaize conserve son aspect général de village[25].

    Il est tourné vers la place principale occupée par l’église St-Sylvestre et sa Mairie. Son écart principal, Charriolle, conserve son puits protégé par une guérite, ancien puits commun au quartier, et sa voie unique circulaire ainsi qu’une maison, ancien relais de chasse à l’épervier ou au faucon.

    Au pied de la balme qui domine la vallée du Rhône, après avoir traversé les voies ferrées et l’autoroute, le pont de Vernaison permet d’accéder à l'île de la Table-Ronde (la tabula rotunda des Romains), qui s’étire sur 3 kilomètres et forme par sa verdure le poumon vert du sud de l’agglomération lyonnaise. Les travaux d’aménagement de la Compagnie nationale du Rhône dans les années 1962-1965 ont provoqué des éboulements et entrainé un nouvel écosystème. Véritable forêt alluviale, l’île de la Table-Ronde est la principale coulée verte au sud de Lyon.

    Ancienne mosaïque de prairies inondables bordée de Ripisylve, elle offre aujourd’hui des caches et des lieux de reproduction à beaucoup d’espèces animales: ragondins, castors, grenouilles, crapauds et poissons qui attirent de nombreux martins-pêcheurs ou grands cormorans. L’espace est aussi protégé pour ses 24 variétés d’orchidées.

    Activités et économie

    • Activités agricoles : la commune possède une surface consacrée à l'agriculture, le poireau dont les graines de la variété « le Bleu de Solaize » mise au point en 1942[Note 7], ainsi que l'asperge blanche.
    • Activités tertiaires : la partie du village située vers le Rhône, dans ce qu'on nomme « de la chimie », comprend trois pôles de recherche : l'IFPEn (IFP Énergies nouvelles), un laboratoire du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et le CRES (le centre de recherche de l'entreprise Total).

    Lieux et monuments

    Borne milliaire romaine de Solaize, dédiée à l'empereur Claude en l'an 43 après J-C, indiquant qu'elle était placée à 7 000 pas (7 mille romains) de la ville de Vienne par la rive gauche du Rhône. La borne est classée monument historique depuis le 19 novembre 1910. Une copie se trouve au musée romain de Saint-Romain-en-Gal[26].

    Notes et références

    Voir aussi

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