Solanum tegore
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selon tropicos :
- Cyphomandra tegorea (Aubl.) Hemsl.
- Cyphomandra tegore (Aubl.) Sendtn. ex Walp.
- Pionandra tegore (Aubl.) Miers[1]
selon GBIF :
- Cyphomandra tegore (Aubl.) Hemsl., 1882
- Cyphomandra tegore (Aubl.) Sendtn.
- Cyphomandra tegore (Aubl.) Sendtn. ex Walp.
- Cyphomandra tegorea Hemsl.
- Cyphomandra tejore Sendtn.
- Cyphomandra tejore Sendtn. ex Walp.
- Pionandra tegore (Aubl.) Miers
- Solanum tagore J.F.Gmel.
- Solanum tejore Sendtn.
- Solanum tejore Sendtn. ex Walp.[2]
Solanum tegore est une espèce d'arbuste, appartenant à la famille des Solanaceae.
Il est connu en Guyane sous les noms de mavévé chien (Créole), uluwu kãsĩ (Wayãpi) et isuu aβeya (Palikur), où il est confondu avec Solanum endopogon[3], et au Suriname comme forestiki[4].
Comme tout l'ancien genre Cyphomandra, C. tegore a été intégré au genre Solanum[5].
Répartition
Description
Solanum tegore est un petit arbre haut de 1,5 à 5 m. Les branches sont modérément à densément pubérulentes et peu pileuses avec des poils longs de 1 à 2 mm.
Les feuilles sont simples, à limbes lobés ou non, chartacés à subcoriacés, acuminés à l'apex, peu pubérulents à pileux sur le dessus, densément pubérulents en dessous. Les pétioles sont densément pubérulents à peu pileux.
Les feuilles du tronc sont simples, pennées à 9 lobes (une feuille représentée), avec le limbe long de 34 cm pour 28 cm de large, divisé de 3/4 à 4/5 à la nervure centrale, les sinus aigus, la base cordée avec des lobes basaux longs d'environ 2 cm (environ 5 cm selon Aublet). Dans la couronne, les feuilles groupées par 3-4 par unité sympodiale, sont simples, non lobées, à limbe ovale, long de 4-15 cm pour 2-6 cm de large, avec un rapport longueur/largeur (1-)1,5-2,5:1, la base tronquée à cordée, ou avec des lobes basaux longs de 0-1,5 cm et des pétioles longs de 1-4 cm.
L'inflorescence non ramifiée comporte 15-50 fleurs longues de 2-12 cm. Le pédoncule est long de 0,5-1,5 cm avec un rachis de 1-10 cm et des pédicelles de 10-20 mm (15-20 mm au moment de la fructification), distants entre eux de 1 mm, articulés à la base, laissant des restes pédicellaires longs d'environ 1 mm. Pédoncule, rachis et pédicelles sont densément pubérulents à peu pileux.
Les boutons floraux sont lancéolés, aigus à l'apex. Le calice est subcoriacé à charnu, glanduleux-pubéreux, parfois peu pileux, avec des rayons de 1,5-2 mm, et des lobes arrondis, aigus ou apiculés, longs de 1 mm pour 1-1,5 mm de large.
La corolle est verte, brun verdâtre ou blanchâtre, membraneuse à subcoriacée, étoilée, avec des rayons d'environ 10 mm, un tube long de 0,5 mm, et des lobes étroitement triangulaires longs d'environ 10 mm pour 1,5-2 mm de large, glabres en dessous, souvent peu pubescents vers l'apex, glabres sur le dessus, à marge ciliée et à l'apex aigu.
La thèques de l'anthère est blanches ou jaunes, étroitement triangulaires, longue de 4,5-5 mm pour 1 mm de large, avec les pores dirigés distalement et adaxialement. Le connectif est pourpre ou jaune, étroitement triangulaire long de 5-6 mm pour 0,5-1 mm de large, légèrement plus court en dessous que les thèques à l'apex, les dépassant à la base de 1 mm, absent sur le dessus ou présent à la base.
L'ovaire est glanduleux-puberulent avec le style cylindrique, glabre, non dilaté distalement, long de 6 mm pour 0,3-0,5 mm de diamètre, dépassant de 1-2 mm au-delà des étamines. Le stigmate est tronqué, mesurant 0,3-0,5 mm de diamètre.
Le fruit est ovoïde ou globuleux à apex obtus, long de 1,5-3,5 cm pour 1,5-2,5 cm de diamètre, modérément glanduleux-pubérulent, devenant jaune à maturité (selon Aublet).
Les graines sont glabres, longues de 4 mm et autant de large[4],[6].
Écologie
Utilisation
En Guyane, les populations Créoles emploient Solanum tegore pour soigner les maladies de foie et la gale. Les Wayapi s'en servent pour soigner les enfants de "maladies d'origine magique", et les adultes pour lutter contre la fièvre. Les Palikur en font un shampooing contre la calvitie, un bain pour retarder le vieillissement de la peau, ainsi qu'un charme de séduction[3]. Cette plante était apparemment autrefois cultivée chez les Kali'na[8].
Chimie
Les espèces de ce sous-genre contiennent une coumarine, la scopolétine[9], ainsi que des glucoalcaloides comme le reste du genre Solanum[3].
