Sommet de Séoul sur l'IA 2024

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Le Sommet de Séoul sur l'IA s'est tenu en mai 2024 en Corée du Sud, co-organisé par les gouvernements sud-coréen et britannique pour d'aborder le sujet de l'avenir, de la sécurité et des conséquences de l'intelligence artificielle ainsi que les défis et les opportunités qui y sont liés[1], à ne pas confondre avec le Sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire (SSN) qui s'est tenu, lui, en mars 2012[2].

La Déclaration de Séoul, engagement international visant à promouvoir une gouvernance sûre, responsable et coordonnée de l’intelligence artificielle y a été adoptée[3].

Le Sommet de Séoul sur l'IA est la deuxième réunion de ce type, faisant suite au Sommet sur la sécurité de l'IA qui s'est tenu au Royaume-Uni en novembre 2023, et sera suivi par celui de Paris. Dans la Déclaration de Bletchley à Londres, les représentants des pays présents avaient convenu de donner la priorité à l'identification des risques liés à la sécurité de l'IA, qui avec l'émergence de LLM de plus en plus puissants, et la perspective d'ordinateurs quantiques et/ou biologiques suscitent une préoccupation commune, tout en reconnaissant l'importance que l'IA peut avoir pour l'humanité si elle est alignée et sécurisée[4].

Participants notables

Le sommet a réuni les dirigeants des pays du G7, dont les États-Unis, le Canada, la France et l'Allemagne, la Corée du Sud, Singapour et l'Australie, des représentants des Nations Unies, de l'Organisation de coopération et de développement économiques et de l'Union européenne[3].

Étaient aussi présents des représentants d'entreprises mondiales comme que le PDG de Tesla, Elon Musk, le président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, le créateur de ChatGPT d'OpenAI (Sam Altman), et divers représentants de Google, Microsoft, Meta et le principal opérateur de portail de Corée du Sud : Naver[3].

Sujets

Centre de sécurité de l'IA sud-coréen

Le ministre coréen des Sciences, Lee Jong-ho, et le président coréen Yoon Suk Yeol ont déclaré que la Corée du Sud prévoyait d'ouvrir un Institut de sécurité de l'IA en 2024[5] ; il a dit vouloir renforcer la coopération pour le développement de normes internationales[6].

Déclaration de Séoul pour une IA sûre, innovante et inclusive

La Déclaration de Séoul a été adoptée lors du sommet par les dirigeants représentant l'UE, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud et Singapour[7],[8].

Elle engage ses signataires à promouvoir la coopération internationale afin de contribuer à l'élaboration de cadres de gouvernance de l'IA interopérables entre les pays, notamment par l'intégration du Code de conduite international du Processus d'Hiroshima pour les organisations développant des systèmes d'IA avancés (ce processus est une initiative lancée en mai 2023 lors du G7 d’Hiroshima au Japon, réunissant les pays du G7 et l’Union européenne pour coordonner la gouvernance de l’intelligence artificielle, notamment en matière de sécurité, transparence et protection des droits, dans le contexte des progrès exponentiels des systèmes d’IA avancés).

La Déclaration de Séoul préconise lune IA centrée sur l'humain, construite et gérée en collaboration avec le secteur privé, le monde universitaire et la société civile[7].

Déclaration ministérielle de Séoul pour le renforcement de la sécurité de l'IA

Lors de la réunion ministérielle du sommet, une Déclaration ministérielle de Séoul a été publiée par certains ministres, conjointement : ils ont appelé à améliorer la sécurité de l'IA, l'innovation et l'inclusion des technologies d'IA. Elle a été signée par les ministres de l'Allemagne, de l'Australie, du Canada, du Chili, de la France, de l'Inde, de l'Indonésie, d'Israël, de l'Italie, du Japon, du Kenya, du Mexique, du Nigéria, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, des Philippines, du Rwanda, de Singapour, de l'Espagne, de la Suisse, de la Turquie, de l'Ukraine, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que par un représentant de l'Union européenne[9].

Elle vise à développer des puces à faible consommation d'énergie, compte tenu de l'expansion rapide du secteur de l'IA et de la forte consommation attendue[10].

Série de sommets mondiaux sur l'IA

Références

Voir aussi

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