Sommet du Millénaire
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| Sommet du Millénaire | |
Différents chefs d’État regroupés à New York, la veille du début du sommet. | |
| Type | Sommet |
|---|---|
| Pays | |
| Localisation | New York |
| Organisateur | Nations unies |
| Cause | Passage au IIIe millénaire |
| Date | 6 au |
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Le sommet du Millénaire est un rassemblement de chefs d'État à l'occasion du passage au IIIe millénaire, tenu du 6 au à New York.
En 1998, l'ONU annonce la tenue d'un sommet international et interétatique à l'an 2000, pour le passage dans le IIIe millénaire. Cette annonce est suivie d'une large campagne d'informations afin d'engager la communauté internationale, et plus généralement, les États du monde[1].
Délégations
Le sommet rassemble environ cent cinquante chefs d'État et 189 délégations des pays membres de l'ONU[2]. Il est alors le plus grand rassemblement de chefs d'État jamais organisé[1]. La présidente de la Finlande, Tarja Halonen, et le président de la Namibie, Sam Nujoma, copréside le sommet[3].
Le , les différents représentants et délégués du monde entier se arrivent aux États-Unis pour participer au sommet.
Incident avec la Corée du Nord
Lors d'une escale à l'aéroport international de Francfort, les responsables d'American Airlines inspectent la délégation de Corée du Nord. Le personnel exige que les diplomates ainsi que leurs bagages soient fouillés. En réaction à ces demandes, le gouvernement nord-coréen retire sa délégation du sommet. En effet, en tant que diplomates, ces officiels ne devraient pas être soumis à ces contrôles. Plus tard dans la journée, le gouvernement américain déclare son profond « regret de ce malheureux incident » tandis que le gouvernement nord-coréen qualifie ce traitement de « provocant et insultant »[4].
Sommet

Le , le sommet s'ouvre avec un discours du secrétaire général des Nations unies, le ghanéen Kofi Annan. Il déclare alors que[5] :
« le sommet du millénaire marquera pour les dirigeants du monde entier un moment unique à saisir : celui de porter leur regard au-delà des préoccupations les plus pressantes et d'essayer de voir quelle serait l'ONU qu'ils souhaiteraient, et seraient disposés à soutenir, au siècle prochain »
Peu avant, il demande une minute de silence en mémoire de quatre employés de l'ONU tués au Timor occidental par des miliciens pro-indonésiens. Le président américain Bill Clinton et le nouveau président russe Vladimir Poutine prononcent ensuite un appel à la paix mondiale et au désarmement. Soixante-trois autres personnes prennent la parole durant la journée[6].

Au cours du sommet, Clinton rencontre séparément le Premier ministre israélien Ehud Barak et le dirigeant palestinien Yasser Arafat, les appelant à conclure un accord de paix. Aucun progrès concret n'est réalisé, mais les deux parties réaffirment leur volonté d'y parvenir[7],[8].

Le 7 septembre, plusieurs chefs d'État abordent les questions liées au maintien de la paix lors d'une réunion du Conseil de sécurité. Soixante-dix interventions sont programmées, dont celles du secrétaire général du Parti communiste chinois Jiang Zemin, du président sud-africain Thabo Mbeki, de la présidente sri-lankaise Chandrika Kumaratunga, du Premier ministre japonais Yoshiro Mori et du président sierra-léonais Ahmad Kabbah[6].
Le 8 septembre, dernier jour du sommet, soixante dirigeants mondiaux prononcent chacun un petit discours. Parmi eux figurent le président indonésien Abdurrahman Wahid, le président zimbabwéen Robert Mugabe, le président nigérian Olusegun Obasanjo et le Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee[6].