Sonate en fa d'Auric

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La Sonate en fa est une sonate pour piano écrite par le compositeur français Georges Auric en 1931.

George Auric compose sa Sonate en fa en 1930 et l'achève en 1931[1]. Pour le musicologue Alain Poirier, cela représentait une façon pour le compositeur de renouer avec l'esthétique romantique du piano[1]. Il cherche alors à composer quelque chose « de différent, de plus tendu, d'expressif et de dramatique » et rompt alors avec les préceptes de Jean Cocteau d'un retour à la simplicité[1]. La Sonate en fa est une œuvre de grande envergure, en rupture avec ses œuvres précédentes, au style foisonnant et à l'écriture polyphonique sûre[1]. De forme traditionnelle, en quatre mouvements, elle utilise cependant un langage tonal enrichis qui la pousse parfois à une grande instabilité[1]. De plus, l'œuvre repose sur une succession de cinq sons qui apparaissent dès le mouvement initial et reviennent, plus par référence que par idée de cycle, dans les deux derniers mouvements[1]. L'œuvre est créée par Jacques Février en 1932[1].

Structure

L'œuvre comprend quatre mouvements :

  1. Animé
  2. Très vif
  3. Très Lent
  4. Vif et violent

Analyse

Animé

Le premier mouvement est d'une forme sonate classique[1]. On retrouve une certaine nostalgie dans la recherche d'un piano brillant et coloré, apportant des contrastes puissants[1]. Cependant l'opposition est plus stylistique que thématique, le second thème étant noté « beaucoup plus lent »[1].

Très vif

Le deuxième mouvement fait office de Scherzo, dans une tonalité de la mineur très modulant, et dont le trio central, noté « Lent » est en fa mineur[1]. On y retrouve cette recherche de contraste qui se trouvait déjà dans le mouvement précédant[1].

Très Lent

Ce troisième mouvement est le plus éloigné des archétypes formels présents dans cette sonate[1]. On y trouve ainsi un long récitatif qui traverse tout le mouvement[1]. C'est aussi le plus instable tonalement et le plus dramatique des quatre mouvements[1].

Vif et violent

Le quatrième et dernier mouvement reprend l'idée de virtuosité déjà appliquée dans les deux premiers mouvements, qui débute en fa mineur et progresse vers fa majeur[1]. La forme est là aussi celle de la forme sonate[1].

Réception

L'œuvre n'est pas très bien accueillie par la critique et pousse le compositeur à se tourner vers la musique de film[1]. Georges Auric ne renouera avec la puissance dramatique de cette sonate que vingt ans plus tard, dans Phèdre[1].

Références

Bibliographie

Liens externes

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