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Sonia Olschanezky

résistante, membre officieux des SOE From Wikipedia, the free encyclopedia

Sonia Olschanezky (1923-1944), est une espionne qui fut recrutée en France comme courrier du réseau JUGGLER du service secret britannique Special Operations Executive, Section F, pendant la Seconde Guerre mondiale. Après l'arrestation de son chef Jean Worms, en , elle reprend pendant six mois la direction du réseau, avant d'être arrêtée, puis déportée au camp de concentration de Natzwiller-Struthof et exécutée.

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Activités
Espionne, agent du SOE, résistante, militant anti-naziVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Sonia Olschanesky
Biographie
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Décès
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Espionne, agent du SOE, résistante, militant anti-naziVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Jeunesse

Fille d'un couple de juifs dont le père est originaire d'Odessa et la mère d'une famille allemande, elle naît le à Chemnitz (Allemagne), dernière d'une fratrie de trois enfants. La famille, après un passage par Bucarest s'installe en France, à Paris en 1930 où son père ouvre un magasin de lingerie[1].

Seconde Guerre mondiale

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, elle commence à travailler comme fille au pair pour aider à subvenir aux besoins de sa famille. Elle rejoint dans le même temps la Résistance[2].

En 1942, elle est arrêtée et envoyée au camp de Drancy près de Paris où elle se porte volontaire pour s'occuper des orphelins attendant leur transport vers l'Allemagne. Sa mère réussit à lui faire passer de faux papiers qui lui permettent d'être libérée à l'automne, la faisant passer pour une ouvrière ayant des compétences utiles pour l'économie de guerre[1],[3].

Sa rencontre avec Jean Worms en 1943 marque un tournant dans ses actions de résistance. Ce dernier la nomme comme son courrier (ou agent de liaison) du nouveau réseau appelé JUGGLER, sous réseau du réseau Prosper-PHYSICIAN. Leur mission est de recueillir des informations pour le sabotage, en particulier en s'intéressant aux trains de troupes allemandes aux alentours de Châlons-sur-Marne. Après plusieurs missions dangereuses, elle prend pour nom de code « Tania »[1].

Lorsque le réseau Prosper-PHYSICIAN est trahi et ses membres arrêtés, les membres du réseau JUGGLER décident de se mettre au vert et cessent leurs activités. Le , son supérieur direct, Jean Worms, est arrêté au restaurant Chez Tutulle, 8 rue Troyon, dans le 17e arrondissement de Paris, où il avait ses habitudes[1],. Elle tente alors de maintenir le réseau, sans grande réussite[4].

En , elle apprend qu'un agent va atterrir en février pour lui faire quitter son poste. Quelques jours plus tard, elle reçoit une nouvelle transmission parlant d'une rencontre le . Sans méfiance, elle y va et est arrêtée par la Gestapo au lieu de rencontre[1]. Elle est alors envoyée au Centre pénitentiaire de Fresnes[1]. Le , avec sept autres espionnes britanniques du SOE, elle est transférée à la prison pour femmes de Karlsruhe[2],. Deux mois plus tard, le , avec trois autres femmes qui se trouvent être Andrée Borrel, Vera Leigh et Diana Rowden, elle est envoyée au Camp de concentration de Natzweiler-Struthof pour un « traitement spécial »[4]. Le soir même, elles sont emmenées une à une dans un baraque voisine où on leur injecte une dose mortelle de phénol avant de transporter leurs corps dans le four crématoire[1].

Ce n'est qu'en 1958 qu'elle fut identifiée par Elizabeth Nicolas comme la quatrième femme tuée à Natzweiler-Struhtof ce jour-là[1]. Ayant été recrutée en France, elle n'était pas inscrite sur les registres du SOE en Grande-Bretagne et elle n'apparaît donc pas sur la liste de la Commonwealth War Graves Commission des agents du SOE[5].

Reconnaissance

  • Au Mémorial de la déportation du camp de concentration de Natzweiler-Struthof où elle a été exécutée, et qui est maintenant en territoire français :
    • Une plaque, placée à l'intérieur du crématorium, inaugurée en 1975 par le Premier ministre Jacques Chirac, y est dédiée à Sonia Olschanezky et aux trois autres femmes agents du SOE exécutées en même temps qu'elle, Diana Rowden, Vera Leigh et Andrée Borrel.
    • Le Centre Européen du Résistant Déporté y a été inauguré le par le Président Jacques Chirac, accompagné par le ministre de la Défense, Mme Michèle Alliot-Marie, et par le Ministre Délégué aux Anciens Combattants, M. Hamlaoui Mekachera. Après avoir déposé une couronne « à la Mémoire des Martyrs et Héros de la Déportation », ils sont descendus jusqu'au crématorium.
  • Son nom ne figure pas au Mémorial de Valençay, dans l'Indre, qui honore les 104 agents de la Section F du SOE morts pour la France : le mémorial ne mentionne que les agents formés en Angleterre et officiers britanniques.
  • Une peinture à l'eau d'elle et ses trois compagnes, peinte par Brian Stonehouse, agent du SOE alors prisonnier à Natzweiler, est accroché au Special Forces Club de Londres[2].

Identités

  • État civil : Sonia Olschanezky
  • Nom de guerre : « Tania »
  • Fausse identité : Suzanne Ouvrard[6]

Famille

  • Son père : Eli Olschanezky, Juif russe, originaire d'Odessa. Venu faire des études d'ingénieur chimiste à Chemnitz, il s'y marie. Il crée par la suite une usine de fabrication de bas de soie en Roumanie. Il s'établit en 1930 à Paris où il trouve un emploi de représentant commercial pour une fabrique de bas.
  • Sa mère : Henriette, allemande[7], née le à Mayence, homologuée Force Française Combattante [8].
  • Ses frères :

Distinction

Annexes

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