Abandonnée par ses parents peu de temps après sa naissance, elle est adoptée par Eugene Leigh, entraîneur de chevaux de course qui possède des écuries à Maisons-Laffitte près de Paris, France.
Elle veut devenir jockey, mais après avoir quitté l’école, elle devient dessinatrice de mode.
En 1927, elle s’associe avec deux amis pour monter une maison de haute couture connue sous le nom de Rose Valoie, place Vendôme à Paris
Résistance française
En 1940, après la chute de Paris, elle va à Lyon rejoindre son fiancé. Elle s’implique dans un réseau d’évasion de la Résistance intérieure française, qui guide les soldats alliés tombés derrière les lignes ennemies.
En 1942, elle utilise la route d’évasion pour traverser les Pyrénées et atteindre l’Espagne, avec l’espoir de parvenir en Angleterre. Mais elle est emprisonnée plusieurs mois au camp d’internement de Miranda de Ebro près de Bilbao. Finalement, aidée par un officiel de l’Ambassade britannique, elle est relâchée et termine son périple jusqu’à Londres, via Gibraltar.
En 1943, Vera Leigh a comme mission d'assurer la fonction de courrier du réseau INVENTOR que Sydney Jones vient reconstituer dans la région parisienne.
En mai, elle est amenée en France par Lysander, dans la nuit du 14 au [1].
Après avoir reçu de nouvelles instructions dans une maison sûre à Neuilly-sur-Seine, Vera Leigh loue un appartement à Paris et porte des messages de la part de Sydney Jones dans la ville et à l’extérieur, jusque dans les Ardennes.
Un jour, à la gare Saint-Lazare, elle rencontre par hasard le mari de sa sœur, qui dirige une maison sûre d’un réseau d’évasion. En encourant beaucoup de risque, elle s’implique dans cette opération, en escortant les aviateurs alliés dans les rues de Paris pour qu’ils rejoignent leurs contacts suivants. Elle noue des relations avec d’autres agents, y compris Julienne Aisner.
Sa plaque du souvenir, rééditée pour remplacer «ignoblement assassinée par les Allemands» par «morte pour son pays», est montée sur le mur intérieur de l’église Anglicane de la Sainte-Trinité à Maisons-Laffitte. Dans la même commune, le maire Jacques Myard a inauguré une place Vera Leigh, le 22 octobre 2021[4].
Le Centre européen du résistant déporté y a été inauguré le par le président Jacques Chirac, accompagné par le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, et par le Ministre Délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera. Après avoir déposé une couronne «à la Mémoire des martyrs et héros de la Déportation», ils sont descendus jusqu'au crématorium.
Notes, sources et liens externes
Notes
↑ Opération INVENTOR, organisée par Henri Déricourt; doublé de Lysander; terrain GRIPPE; personnes amenées: Julienne Aisner, courrier du réseau FARRIER d'Henri Déricourt, Sydney Jones « Élie », chef du réseau INVENTOR, Marcel Clech « Bastien », opérateur radio du réseau, et Vera Leigh, ainsi que 14 colis (paquets et valises); personnes remmenées en Angleterre: Francis Suttill, France Antelme (?), Madame Gouin (?). [Source Verity, p.266]
↑ Mas (H.), café-limonadier, 1, avenue des Ternes (17e). Source: Annuaire Didot-Bottin commerce-industrie, 1937, Paris, p. 1803.
↑ La présence de Sonia Olschanezky dans le groupe est à vérifier: Siedentopf (2008) la mentionne, mais Odette Sansom, qui faisait partie du groupe, ne la mentionne pas dans son récit rapporté dans Tickell (1950).
Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN978-2-84734-329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France.