Sonya Malaborza
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Sonya Malaborza est une écrivaine, traductrice littéraire, éditrice et chercheuse acadienne. Elle œuvre à la croisée de la création littéraire, de la traduction et de l’accompagnement éditorial, contribuant activement au développement des littératures francophones en contexte minoritaire, notamment en Acadie.
Originaire de Rexton, au Nouveau-Brunswick[1], Sonya Malaborza est formée en traduction et en sciences du langage[2]. Elle obtient un baccalauréat en traduction à l’Université de Moncton, puis une maîtrise ès arts en traduction à l’Université York (Collège Glendon)[3], où elle s’intéresse à la pratique de la traduction théâtrale en Acadie[4]. Elle poursuit des études doctorales en sciences du langage à l’Université de Moncton[5], portant sur la circulation des artistes acadiens dans les réseaux de diffusion francophones et les impacts de cette mobilité sur leurs pratiques et leurs représentations langagières[6].
Parallèlement à son parcours universitaire, elle suit des formations en écriture dramaturgique[7], notamment avec Jean Marc Dalpé et Louis-Dominique Lavigne.
Parcours professionnel
Sonya Malaborza occupe un rôle important dans le milieu éditorial[8] francophone canadien[9]. Depuis juillet 2024, elle est codirectrice générale et directrice de l’édition aux Éditions Prise de parole[10], à Sudbury en Ontario[11]. Elle y a auparavant travaillé comme conseillère littéraire[12], réviseure et éditrice pour les provinces de l’Atlantique[13].
Elle a assuré la coordination éditoriale et administrative de la revue acadienne de création littéraire Ancrages de 2017 à 2019[14], période durant laquelle elle a accompagné de nombreux auteurs et traducteurs[15]. À la suite de ce mandat, elle est demeurée membre du comité de rédaction jusqu’en 2023, contribuant notamment à la direction de plusieurs numéros de la revue[16].
Son travail se caractérise par une attention particulière aux voix émergentes[17], aux pratiques de traduction en contexte minoritaire et à la circulation des œuvres entre différentes communautés linguistiques[18].
Œuvre
Écriture
Sonya Malaborza est auteure de poésie, de textes dramatiques et d’essais.
Parmi ses œuvres notables :
- Prendre racine (2023)[19], publié aux Éditions Prise de parole[20]
- Chasser la noirceur (2026), livre d’artiste réalisé avec Nat Cann
- Divers textes[21] publiés dans des revues telles que Ancrages[22], Spirale[23] et Lettres québécoises
Elle coécrit également pour la scène, notamment Tu mio corpo 12[24], présenté dans différents contextes artistiques au Canada.
Traduction
Son travail de traduction couvre le théâtre, la poésie, le roman et l’essai[25]. Elle traduit des œuvres anglophones et hispanophones[26] vers le français, contribuant à la diffusion d’auteures et d'autrices au Canada francophone[27].
Elle est notamment reconnue pour :
Implication culturelle
Sonya Malaborza est une figure active[30] du milieu littéraire canadien[31]. Elle participe régulièrement à des festivals[32], tables rondes[33] et conférences[34], notamment au Festival Frye[35], ainsi qu’à des balados[36] et événements universitaires[37].
Elle agit également comme mentore en création et en traduction littéraire, notamment auprès de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).
Elle a siégé sur plusieurs conseils d’administration, dont ceux de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada (ATTLC)[38] et du Salon du livre du Grand Sudbury[39].
Distinctions
Son travail a été reconnu par plusieurs prix et distinctions :
- Finaliste, Prix Éloizes, artiste de l’année en littérature, pour Prendre racine (2026)[40]
- Finaliste, Prix Émile et Nicole Martel[41], pour Le projet Ariel[42] (2025)[43]
- Lauréate du Prix Antonine-Maillet Acadie-Vie (2024)[44] pour Prendre racine[45]
- Finaliste, Prix Éloizes, artiste de l’année en littérature, pour L’accoucheuse de Scots Bay (2022)[46]
- Finaliste, Prix littéraires du Gouverneur général (traduction)[47], pour L’accoucheuse de Scots Bay[48] (2021)