Sophie Lemire
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Sophie Lemire, née Brinisholtz (Versailles, - morte le à Paris[1]), est une artiste peintre française.
Elle expose au Salon de Paris de 1810 à 1819.
Bien que la plupart des dictionnaires biographiques d'artistes, et les bases de données à leur suite, font naître Sophie Lemire à Versailles en 1785[2], les registres paroissiaux locaux indiquent qu'elle naît dans cette ville le sous le nom de Marie Antoinette Sophie Brinisholtz[3], fille de Jean-Baptiste Brinisholtz, garde suisse des appartements du roi[4].
Elle devient l'élève, puis l'épouse, du peintre d'histoire Antoine Sauvage dit Lemire Jeune[2]. Par ce mariage, elle entre dans une famille d'artistes originaire de Lunéville qui compte aussi le sculpteur Charles-Gabriel Sauvage dit Lemire père (1741-1827) et le peintre Charles Sauvage dit Lemire Aîné, respectivement père et frère aîné d'Antoine.
De 1810 à 1819, Sophie Lemire expose régulièrement au Salon de Paris, et au cours des années suivantes à ceux de Douai et de Lille. Certains de ses tableaux connaissent un vif succès et sont reproduits à de multiples reprises dans les Annales du Musée et de l'École moderne des beaux-arts de Charles-Paul Landon ou les almanachs[5].
Elle obtient une médaille de seconde classe au Salon de Paris en 1812 et trois médailles d'argent aux Salons de Douai en 1819, 1821 et 1825[6].
Œuvres
Œuvres exposées aux Salons

- Salon de Paris de 1810
- Glycère (ou Glycère au tombeau de sa mère), inspiré d'une œuvre de Salomon Gessner[7].
- Salon de Paris de 1812
- Mme de la Vallière, retirée aux Carmélites, donnant des instructions de piété à Mlle de Blois, sa fille[8], médaille de seconde classe[6].
- Salon de Paris de 1814
- Rodolphe de Hapsbourg et Anne de Hohemberg, sa femme, au berceau de leur fils aîné expirant[9] ;
- Madame de la Vallière[10]. Tableau déjà exposé en 1812.
- Salon de Paris de 1819
- Isemburge, reine de France, adoptant les enfans [sic] d'Agnès de Méranie (d'après les Anecdotes de la cour de Philippe-Auguste par Marguerite de Lussan[11]).
- Salon de Douai de 1819
- Une scène d'intérieur. Une jeune mère est auprès du lit de son premier né, atteint d'une maladie mortelle[12].
- Salon de Douai de 1821
- Sophie Lemire reçoit une médaille d'argent et une mention honorable pour une œuvre qui n'apparaît pas dans le livret[13].
- Salon de Douai de 1825 (-)
- La Duchesse de la Vallière (à genoux devant le portrait de sa mère), d'après le roman La Duchesse de La Vallière de Félicité de Genlis[14], médaille d'argent.
- Salon de Lille de 1825
- La Duchesse de la Vallière[15]. Tableau déjà exposé au Salon de Douai ;
- La Reine Jugelburge [sic, erreur pour Isemburge], femme de Philippe-Auguste, adoptant les enfans [sic] d'Agnès de Méranie[16]. Tableau déjà exposé au Salon de Paris de 1819 sous le no 745 ;
- Scène d'intérieur[17] (titre alternatif postérieur : Un enfant malade). Tableau déjà exposé au Salon de Douai de 1819 sous le no 230.
Autres œuvres
- Portrait de Charles-Pierre Chapsal, huile sur toile, 55,3 × 46,5 cm, Versailles, musée de l'Histoire de France, MV 6055[18],[19].
- Portrait d'un homme tenant un livre rouge, 1817, huile sur toile, 64,5 × 53 cm. Présenté aux enchères par Chorley's (en) le , estimation 800-1 200 £[20],[21], invendu[22]. Localisation actuelle inconnue.
- Portrait d'un homme au manteau vert, huile sur toile, 55,7 × 45,9 cm. Présenté aux enchères par Bonhams les (estimé 3 000-5 000 £, invendu)[23] et (vendu 2 500 £)[24]. Localisation actuelle inconnue.
- Portraits réalisés par Sophie Lemire
- Portrait d'un homme au livre rouge (1817). Localisation inconnue.
- Portrait d'un homme au manteau vert. Localisation inconnue.