Sophie Macaire

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Naissance

Mississippi Springs, Mississippi
Nom de naissance
Sophie Laurence Marthe Macaire
Sophie Macaire
Biographie
Naissance

Mississippi Springs, Mississippi
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Sophie Laurence Marthe Macaire
Surnom
Sophie Cyrus, Sophie Cyrus-Macaire, Mlle Cyrus
Nationalité
Domiciles
Activité
Famille
Hippolyte Macaire, Jean Victor Warnod (oncles)
Père
Mère
Marie Éléonore Enselme Martin

Sophie Macaire, aussi appelée Sophie Cyrus, née le à Mississippi Springs, comté de Hinds, Mississippi, et morte le à Paris 16e, est une photographe française, active dans les années 1860 à Paris, et une artiste lyrique.

Elle est la fille de Louis Cyrus Macaire et la nièce d'Hippolyte Macaire et Jean Victor Warnod, tous trois photographes.

Jeunesse et famille

Sophie Laurence Marthe Macaire naît en 1841 dans l'État du Mississippi[1],[2],[Note 1]. Ses parents, Louis Cyrus Macaire et Marie Éléonore Enselme Martin, se sont mariés en 1836 à Paris[3],[4]. D'abord artiste peintre[Note 2] et installé 6 quai Pelletier à Paris, Louis Cyrus Macaire s'intéresse dès 1839 à la technique photographique qu'il cherche à améliorer[5],[6]. L'année suivante, il émigre aux États-Unis avec sa femme pour faire fortune[7]. Il est recensé à Madison, en Alabama[8], puis voyage en 1841 comme daguerréotypiste itinérant, à travers les États du Sud[9]. C'est ainsi que sa fille Sophie naît au Mississippi.

En 1843, Macaire s’établit à Montréal, où il propose ses services sous le nom du Dr L. M. Cyrus, « inventeur du procédé pour obtenir les portraits au daguerréotype avec toutes les couleurs naturelles »[10]. Il tient par ailleurs un hôtel « de première classe » sur la place Jacques-Cartier, qui sera incendié en 1849[11],[12]. Au début des années 1850, Macaire rentre en France et ouvre avec ses frères, Hippolyte Macaire et Jean Victor Macaire dit Warnod[Note 3], un atelier de daguerréotypie, au Havre, sur la jetée[14]. Après la mort d'Hippolyte, en 1852[15], Macaire et Warnod déploient ensemble leur activité à Paris, ouvrant un établissement photographique au 3 rue Laffitte, non loin du boulevard des Italiens[16].

Carrière

En 1855 et 1856, Sophie Macaire, élève de Mlle Raillard, remporte deux prix de solfège au Conservatoire de musique et de déclamation de Paris[17],[2].

En juin 1860, elle dépose un brevet pour une « encre photographique »[18],[19],[Note 4]. Déclarant être artiste lyrique, et résider habituellement au Havre et momentanément à l'hôtel de Normandie, rue d'Amsterdam, elle ouvre en décembre 1860, avec Rosalie Gabrielle Audois, employée de commerce, une société « pour la fabrication par un procédé breveté, et la vente de bains photographiques sous la dénomination d'Encres photographiques »[21]. Mais la société est déclarée nulle peu après.

En 1861, elle poursuit sa carrière de chanteuse d'opéra-comique au théâtre d'Avignon, sous le nom de Sophie Cyrus ou Cyrus-Macaire[22] : elle joue Rosine dans Le Barbier de Séville[23], Athénaïs de Solanges dans Les Mousquetaires de la reine[24], ou encore Eudoxie dans La Juive[25]. Elle rejoint ensuite le théâtre de Toulon[26],[27].

En 1863, domiciliée 45, rue Pigalle, Sophie Macaire s'associe cette fois avec Eugène Alphonse Perrette et un associé anonyme[Note 5], pour exploiter un atelier de photographie, au 53, rue de La Rochefoucauld, sous la raison sociale Macaire et Cie[28]. En avril 1864, un procès-verbal de défaut est dressé contre Perrette à la requête de Louis Cyrus Macaire, pour procéder à « l'adjudication de son fonds de photographie »[29]. Après ça, Sophie Macaire semble cesser définitivement son activité de photographe.

En 1867, elle intègre comme première chanteuse la toute nouvelle troupe du théâtre Rossini à Paris[30], qui fait faillite peu après. En 1868-1869, toujours « chanteuse légère »[31], elle se produit au Grand Opéra d'Oran[32],[33], avant d'intégrer pour quelques années la troupe du théâtre de l'Athénée[34],[35].

Son père Louis Cyrus Macaire meurt le en son domicile du 125, rue Montmartre[36], en raison d'un problème cardiaque[37]. Survenue pendant la Commune de Paris, sa mort n'est déclarée officiellement que quatre mois plus tard, par son frère Henri Félix[Note 6].

Sophie Macaire meurt en mars 1918, en son domicile parisien du 29, rue Mirabeau[1]. Sur son acte de décès, elle est dite « artiste lyrique ». Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux[38].

Photographies

(Liste non exhaustive)

  • Atelier Sophie Macaire. Nature morte publicitaire, vers 1864, épreuve sur papier albuminé, Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la Photographie (cote EO²)

Rôles à l'opéra

Publications

Brevets

  • Brevet d'invention de quinze ans pour une encre photographique, (INPI, cote 1BB45444)
  • Patent for an invention for a substitute for nitrate of silver particularly applicable to photographic purposes, [20] : version anglaise du même brevet, déposé au nom de Louis Cyrus Macaire au Royaume-Uni

Exposition

Notes et références

Liens externes

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